31 décembre 2011

Les enfants de Dune

Les fans d'Herbert ont reçu en 2003 une mini série TV, pas grand-chose, 4h et quelques réparties en 3 épisodes, voyons donc ce qu'il y a dire des Enfants de Dune, par Harrison.

Premièrement, contrairement au titre, la série comprend les événements du Messie de Dune et - justement - des Enfants de Dune. Elle fait suite à la série Dune mais en fidèle adaptation des romans, elle pourra suivre tant le film de Lynch que l'oeuvre originale.

Commençons par les forces, car elles sont nombreuses et grandes : les acteurs indéniablement, pour peu connus qu'ils soient, apportent la plus grande partie. les jeux sont subtils et permettent aux intrigues de se développer dans une certaine impartialité du spectateur. Hormis Wensicia Corrino (la méchante) et les jumeaux Atréides (les gentils), tous les personnages sont ambigus et c'est délicieux. Je regrette un petit peu le visage de Paul, qui fait très Ken tout de même. Mais cela relève du pinaillage.

Les environnements sont enchanteurs, mêlant les ruelles étriquées d'un style arabisant avec les bâtiments d'acier à facette faits en images de synthèses. Ces dernières sont relativement fignolettes. Ne vous attendez pas à Gollum ou Jake Sully, mais c'est très correct compte tenu du budget, ça fait même un peu jeu vidéo par moment.

Je suis aussi très étonné de la richesse du scénario. Il parvient à caser pratiquement tous les éléments des romans dans un temps finalement très restreint. Nous en arrivons d'ailleurs ma principale critique : ceci est une série, pourquoi trois épisodes ? Il ne pouvait pas y en avoir une dizaine ?

Autre critique importante : Dune est en pleine croissance de sa végétation, pourquoi ne voit-on pas quelques scènes de désert verdissant ? Il eut été bon d'avoir un écho visuel à ce qu'on répète sans cesse. Enfin, il aurait été bien aussi que les Ornithoptères restent fidèles à l’œuvre originale : qu'ils battent des ailes.

Au final, je vous recommande vivement cette œuvre très agréable, pas sans rapport avec Rome, qui lui empruntera quelques acteurs et les intrigues tortueuses.
MJ

2 commentaires:

  1. Bonjour,
    je suis en complet désaccord avec vous.
    Cette série est lamentable.

    D'abord un Paul d'une taille insuffisante, dans le livre il est décrit comme un homme supérieur en tout points dont la taille.
    Il est quand même issus de milliers d'année de programmation génétique.

    Chani ne correspond en rien aux description du livre. Tant dans sa personnalité que son physique. Elle est gorgée d'eau, presque grasse, de la douceur d'un dessert ecoeurant.

    Alia, rien ne traduit son coté borderline, avec ou sans possession du baron. On dirait une adolescente attardée, bien faible affectivement.
    Dans l’œuvre, est l'une des personnalités les plus fortes, elle est impitoyable, elle n'est jamais légère.

    La mise en scene est l'écriture des personnage est lamentable.
    On est loin de la cérémonialisme des personnages.
    Paul ne ressemble en rien au personnage accablé par toute la misère du monde, littéralement, le poids de son djihad, les millions de morts qu'il a engendré.

    Il est complétement étranger au complot qui se trame autour de lui, alors qu'il en est parti intégrante. Dans le livre, Il est le 5eme conspirateur.
    Complot survolé, très dommage car c'est l'un des deux centres de gravité de la trame du messie de dune.

    Notons que bien qu'introduit un peu tôt, la lâcheté dont il fait preuve quant au sentier d'or est quand même soulevée.

    La B.O est lamentable.

    Les deux seuls personnages relativement réussis sont le nain et le ghola. Bien que pour ce dernier, on peut regretter que son personnage ne soit pas assez développé et que la scène de l'assassinat avorté soit ratée.
    Si vous avez lu toute l'oeuvre, vous comprendrez qu'il est le personnage le plus important de tous. Même si a ce niveau du cycle, cela ne soit pas encore traduit.

    Cette série, de mon point de vue, n'a pas grand chose pour elle.

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  2. Je passe sur les fremens bien blancs a la peau si douce... Des bene gesserit bien lisses. Ce sont les aléas d'une adaptation.
    il faut savoir coller aux gouts du publique

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