17 novembre 2011

LesTrois Mousquetaires

Dimanche dernier, je suis allé voir les Trois Mousquetaires, en VF et en 3D (houuuu)*. C'était un peu la dernière qui sonne, étant donné qu'il s'agissait de l'avant-dernière séance de la région. Avantage, hormis 4 clampins, nous étions seuls dans la salle. C'est un peu triste, mais au moins, ça sent pas la pizza et il n'y a pas de rires maléfiques.

J'ai un peu entendu tout et n'importe quoi sur ce titre. J'ai lu des critiques incendiaires - entre autres naturellement. Annonçons tout de suite la couleur : moi, j'ai trouvé excellent.

Il est probable que pour apprécier, il faille une certaine culture. Eh non, mesdames et messieurs, la culture ne s'arrête pas à Alexandre Dumas. Le film commence alors que nos trois mousquetaires sont à Venise. Entre les barques, les canaux et le marbre, ils filent différents personnages pour leur voler les clefs d'accès à la salle des plans de Léonardo Da Vinci. Si vous persistez à ne pas voir la référence, jouez à Assassin's Creed, cela vous fera le plus grand bien.

De la même manière, les présentations des personnages - avec une affichette explicative - outre le fait qu'elles sont très agréables pour intégrer rapidement qui est qui, fait très vidéoludique (ici par contre les possibilités seraient multiples, citons Borderland comme exemple). La situation est expliquée sur une carte avec des figurines, façon Empire, Total War. Bref, cette oeuvre est empreinte d'une classe très sympathique doublée d'un cachet très geek. 

Le choix des acteurs est très sympa. On appréciera Ray Steevenson, et Milady Jovovich. On ira même jusqu'à tolérer Orlando Bloom. Louis XIII est délicieux de niaiserie, c'est simple mais drôle. J'ai par contre plus de mal avec notre jeune ami D'Artagnan, qui joue tellement bien l’effronté héroïque qu'il en est chiant.

Côté costumes et décors, c'est superbe. Le design est particulièrement léché. J'avoue qu'on a un peu secoué ma fibre sensible avec les navires-dirigeables de Da Vinci, s'envoyant des bordées bien nourries. Le pire est qu'ils ne sont pas trop anachroniques - à peine un siècle et demi trop tôt pour la montgolfière. Quant à l'armement, du ribaudequin au lance-flamme, aucun problème. Je suis davantage perplexe par la présence de Versailles. Mais des concessions doivent parfois êtres faites au panache. De la même manière, le fait que la totalité de l'armée de France soit constituée de la garde du cardinal lui fait accéder à une classe absolument folle.

Bref, c'est un film très plaisant, qui fait preuve de beaucoup de qualité en terme de prestance et d'imagination. Vous voulez chercher plus loin ? Ne faites donc pas votre difficile !
MJ




* Je sais qu'il y a des détracteurs frénétiques de la VF et/ou de la 3D, mais moi, j'aime bien ça. Notez que ça ne m'empêche pas d'aimer aussi la 2D et/ou la VO.

4 novembre 2011

Metropolis

Il y a des choses qu'il faut faire. Pour sa culture, pour avoir des références. L'une d'elle c'est voir Metropolis, le chef d’œuvre de Fritz Lang. C'est fait, et bien fait.

Il faut dire qu'il me titillait depuis quelques semaines lorsque j'ai aperçu la version remastérisée en Bluray Disc, une version longue soigneusement compilée à partir de plusieurs bandes retrouvées ça et là, sachant qu'il manque un bon quart de l'original même dans ce disque.

Il y aurait myriade de choses à dire sur une telle bande. Je vais commencer par un avertissement : il est muet et noire-blanc. Si vous n'êtes pas rebuté, c'est toute une époque qui s'ouvre à vous.

Pour avoir visité le Deutsches Museum le week-end dernier, je ne peux que trouver à Metropolis toute cette part d'ingénérie Allemande qui a visiblement tant fasciné qu'effrayé une époque. 

J'ai aussi compris pourquoi le NSDAP a cherché à embaucher Lang pour sa propagande : Metropolis est méchamment anticommuniste. Avec son axiome "Entre le cerveau et la main, le médiateur doit être le coeur", on n'échappe pas au respect du patron et de l'ingénieur.

Enfin, s'il me fallait une illustration de la société de l'Impérium dans 40k, j'ai maintenant toutes les références qu'il faut. Oui, c'est du détail et c'est assez orienté.

Je ne vous rabâcherai pas tout un discours sur l'expressionnisme allemand. Ce n'est pas mon métier.
MJ