3 juin 2011

Inception

Je n'avais pas encore vu ce film daté de juillet 2010 et c'est donc maintenant que ma critique va tomber. Il y a beaucoup à dire sur Inception. Premièrement, qu'on a eu droit à un joli tapage autour et il faut bien admettre que c'était globalement mérité.

Rappelant sensiblement Matrix, il partage avec ce dernier un goût prononcé pour les effets spéciaux, les gros budgets, les scénarios tarabiscottés, les acteurs-minets, les grosses baston diverses. Personnellement, il me rappel également les Ocean's 11, 12, 13 : il s'agit finalement que d'une équipe aux compétences diverses projetant de faire le casse du siècle. 

Je regrette presque le côté musical. Hans Zimmer m'avait habitué à mieux, on reste un peu dans les registres Batman avec une mélodie composée de crac-boom de caissons de basse. Pendant le film, ça dérange pas, mais contrairement à un Pirates de Caraïbes, on va pas spécialement chercher à écouter la sondtrack pendant un jeu de rôle.

Heureux hasard, on parle de rôlisme*. Il se trouve que ce film m'a fait un drôle d'effet car il plagie presque entièrement un concept que j'avais créé il y a bien des années pour un jeu de rôle perso, un de ceux qui n'a eu droit qu'à une unique partie. L'idée était qu'une catégorie de gens - dont font partie les persos - peuvent faire une imagination, un espace entièrement créé par leur esprit, et y faire entrer des individus. La vitesse du cerveau étant très élevée, cet espace était plus rapide que la réalité suivant la concentration, l'idéal pour pouvoir longuement méditer sur un problème en moins d'une seconde réelle. Autre chose amusante, la possibilité de recréer à l'identique l'environnement d'un individu et de l'y plonger sans qu'il s'en doute. S'ajoutait la notion de tricherie dans les imaginations des autres. Bref, globalement tout y était. Manquait juste la notion de sommeil, bel ajout pour un film, nettement moins intéressant pour les joueurs. J'avais par contre envisagé la possibilité de résoudre des problèmes très pragmatiques en se concentrant. Exemple ? Un PJ se faisant tirer dessus pouvait imaginer exactement la situation à partir de l'image qu'il avait devant les yeux, extrapoler la balistique de la balle et trouver une solution pour lui échapper, notamment en relâchant ses muscles pour s'affaisser sous la trajectoire. Opération naturellement à usage unique, la vitesse de déplacement de l'individu étant totalement inchangée.

Conclusion, ça fait plaisir de voir A) un bon film. B) que j'ai parfois des idées assez bonnes pour que d'autres les aient aussi.
MJ



* On appelle ça une habile transition. Mais si.

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