29 mai 2011

Mystères de l'UNIL, round 2 and 3

Eh bien, voilà que je n'ai pas même su trouver le temps de rédiger la deuxième partie des Mystères de l'UNIL samedi, me voilà donc contraint de faire les deux en une fois, je vais néanmoins séparer les deux journées en autant de chapitres.

Round 2

Samedi fut une journée parfaite, très reposante et agréable : le public était parfaitement dimensionné assez pour rendre la manifestation crédible, mais assez peu nombreux pour éviter toute congestion aux stands et dans les (vastes) couloirs. Peut-être que mon esprit de clocher parle légèrement, mais j'ai trouvé que, comparativement au festival de la robotique, la gestion de l'espace était plus convenable. 

L'équipe était une véritable merveille, grâce aussi aux effectifs pléthoriques embauchés par l'UNIL, permettant au staff d'être à la fois reposé, avenant pour la clientèle. Permettant à chacun d'avoir le temps d'interagir avec l'équipe du stand et celles des autres ateliers.

Parmi les activités, deux petits trains faisaient la visite du campus, avec guitares et voix caverneuses qui m'on fait déclamer "J'ai dépensé sans compter". 

Puisqu'on est dans la dépense et la convivialité, notre illustre établissement n'a pas hésité à organiser une raclette pour tout le staff (et quelques piques assiettes bienvenus), l'occasion aussi de côtoyer les équipes de nos cafétérias.

Round 3

Dimanche, c'est sensiblement différent : le dimanche, les gens sortent et le festival fut davantage victime de son succès. Victime et demi puisque les stands semblaient avoir des capacités d'accueil tout à fait suffisantes. La différence se situait donc dans la tranche du superflu. 

J'ai eu aussi la surprise de reconnaître un blogueur à sa simple présence sur mon stand. 

Le niveau du public était très variable d'un individu à l'autre, chose parfaitement normale. Mais il en résultait parfois une certaine difficulté à calibrer le niveau pour les adultes isolés (puisque dans le cas contraire, nous avions un mot d'ordre bien naturel : c'est aux enfants que nous nous adressons). Ce fut aussi l'occasion d'échanger des points de vue très diversifiés avec des individus d'horizons différents. Décroissants, sceptiques, enthousiastes et technocrates, tous ont répondu à l'appel de notre stand et au moins un représentant de chaque espèce susmentionnée a débattu avec nous de tout est de rien. Discuter avec des individus d'avis variés peut en énerver certains, comme je le disais au Round 1, pour moi c'est un vrai bonheur.

Moralité de l'histoire, je ressors fourbu de la manifestation, salaire bien naturel de trois jours debout à expliquer diverses choses, mais radieux. Je suis vraiment satisfait des choses mises en place pour cette manifestation et je crois que tout le monde a joué le jeu jusqu'au bout. 
MJ

27 mai 2011

Mystères de l'UNIL, round 1

Première journée aux mystères de l'UNIL, pour moi qui participe pour la première fois à l'événement; en étant dans le staff de plus.

J'avoue parler en juge et partie, toutefois n'étant qu'un simple employé - vous me connaissez - je n'hésiterai pas à traiter d'incompétent tout individu méritant ce titre*.

Et bien il n'en est rien. J'ai vu l'université de Lausanne être transformée par les équipes d'UniBat et de CampusPlus pour devenir quelque chose de ma foi assez joli. Des rideaux noirs, des projecteurs Leds, d'énormes temples de Kula tout est fait pour rendre nos auditoires sexy au public. 

Si j'ai parfois une faible peur qu'on nous prenne pour des guignols, elle est généralement dissipée par l'enthousiasme du Staff et généralement l'excellent niveau de discussion de toutes les personnes croisées. Jusqu'ici nous avons eu les visites des classes - 7 à 9 je crois - des environs. Puisque je n'avais pas eu beaucoup d'occasions de travailler avec des jeunes, leur niveau m'a beaucoup surpris. Dans de nombreux groupes, on trouve des véritables locomotives dont les questions sont incroyablement à propos et les remarques très pertinentes. Mes collègues étaient également fort étonnées d'avoir des écoliers connaissant le lithium ou les filières de production électrique. En en parlant à un individu passant par là, il m'a posé la question "quels enfants laisserons-nous à notre monde ?". Pour quelqu'un qui comme moi aime les échanges d'idées, d'opinions et de paradigmes, cette manifestation est une bouffée d'air.

Moralité, l'ambiance est là, le niveau de réflexion de chacun est là, venez nous trouver, c'est gratuit.
MJ


* et quelques autres avec.

21 mai 2011

Strip' Dark Heresy

L'eau à coulé sous les ponts depuis notre première partie de Dark Heresy. Les séances se suivent maintenant et ne se ressemblent pas vraiment. Là n'est cependant pas le sujet : si nous privilégions l'ambiance sordide et lugubre de mise dans le quarante et unième millénaire, cela n'empêche pas les âneries. Moins fréquentes que dans les autres jeux, mais bien présentes.
Voici donc les perles strippées de l'équipe. Pour être honnêtes, elles viennent toutes de la même personne qui se dénoncera si elle le souhaite. La collecte et transcription est effectuée par moi-même, modestement, et l'outil est le sempiternel stripgenerator

On notera que le dernier est un hors série pour diverses raisons idéologiques.
MJ







14 mai 2011

Les Sims Medieval se font paraventer

Quand LeParavent piétine sur place, c'est généralement que je croule sous le labeur. C'est aussi souvent dans ces moments-là que je teste lentement un jeu, petit quart d'heure par ci, petit quart d'heure par là.

Aujourd'hui, comme promis plus tôt, ce sont les Sims Medieval qui sont sous les projecteurs. Ce qui tombe bien, car c'est le titre parfait pour papillonner quand on a du temps pour rien.

Premier constat, c'est plutôt joli et ça possède une soundtrack très bonne (faudra que je me la procure tiens). Je suis très sensible aux musiques des jeux, car elles posent une ambiance, ou au contraire envoient le titre par le fond.

Deuxième constat, c'est facile. Très facile. Il faut trouver un apprenti forgeron ? Figurez-vous qu'un passant a une grosse bulle dorée sur la tête qui signifie "c'est moi la quête". Quand vous interagissez, au milieu des "amitié", "amour", "méchant" etc se trouve l'option "Parler de l’apprentissage comme forgeron". Vous savez quoi ? si vous choisissez cette option vous gagnez de l'XP et vous passer à l'objectif suivant. En fait, on nous prend tellement par les deux mains et les pieds avec que la seule fois ou j'ai pas trouvé du premier coup je me suis dis "Elle est difficile cette quête !", ce n'est que quelques secondes plus tard que je me suis repris; il est on ne peut plus normal de pas avoir la réponse sous les yeux non ?

Le gameplay est amusant. On gère un ou plusieurs héros (exit la petite famille modèle, place aux héros : souverains, moines, taverniers ou sorciers) qui doivent accomplir une quête tout en gérant leur quotidien, les deux apportant XP et bonus divers. Les 8 jauges* sont avantageusement remplacées par deux jauges importantes (sommeil et faim) et le reste (amusement, hygiène, petit popo ou confort) est remplacé par des conditions (Je suis blessé  (-30), j'ai mangé un excellent repas (+20) et je suis propre (+15), soit un bonus d'humeur de +5, par exemple). Des traits de personnalité viennent apporter un plus aux interactions : les crados seront ravis de puer, les orphelins pourront crier leur désespoir face à la mer** et les nympho peuvent complimenter les chevilles.

Tiens, en parlant de sautopafie, le jeu est passablement grivois das son genre. Pas explicite naturellement, mais tout de même, une quête commence par "ouuuh! j'ai les reins en feu moi!", on trouve des répliques en "Ah! ça soulage, merci bien. ... Au fait, tu t'appelles comment ?"

On remarquera par contre que l'IA n'est pas très maligne. Vous pouvez embrasser n'importe qui devant le nez de votre femme qui se contentera d'échanger des ragots avec la voisine (et même pas sur votre dos). De même, les gens ont tendance à utiliser tout objet qu'ils trouvent chez vous, j'espère que je vous dérange pas trop à dormir dans ma chambre pendant que vous y prenez un bain.

Côté regrets toujours; la perte de toute diversité architecturale. Les bâtiments sont très bien modélisés et différents les uns des autres, mais on aurait aimé A) pouvoir construire ses propres hospices, châteaux et ports. B) avoir des royaumes différents.

Car le jeu est fait d'une campagne, succession de royaumes avec des objectifs toujours différents (avoir autant de héros lvl 10 que possible, construire autant de bâtiments que possible ou encore rallier le plus de pays possible à l'Empire.) mais invariablement on recommence sur la même carte, avec les mêmes quêtes et les mêmes bâtiments. Le premier est génial, le second sent le déjà vu et les suivants ... je n'ai pas testé.

Enfin, on n'admirera pas la caméra, qui avait tendance à aller à toute vitesse n'importe où, à se planter dans les coins et à ne pas faire de transition bien rapide. Heureusement, ils ont fait une mise à jour. Maintenant, elle va toujours n'importe où, mais très lentement. Quelle plaie.

Nous arrivons à la conclusion : un titre frais. Pas franchement révolutionnaire, mais original pour un "Les Sims". Je n'hésiterai pas à le recommander aux joueurs occasionnels, mais si vous voulez du défi ou de l'ambiance, vous resterez insatisfait.
MJ

* ou 10 je sais plus.

** car au Moyen Âge, les baleines mangeuses de Sims étaient une menace permanente, sic.

9 mai 2011

LGE Genève

Mais que fait la Police ?
Vous savez qu'on peut se faire kidnapper par ses propres amis en pleine rue sans que la maréchaussée ne lève le petit doigt ? Dans quel monde vit-on.


Je remercie donc ici, on ne peut plus officiellement, les neuf comploteurs, qui m'ont offert une journée mémorable ! C'était du tout grand art et un véritable plaisir de voir chacun d'entre vous.

Commentaires bienvenus* !

Votre MJ



* Pour ceux qui n'étaient pas venus depuis un moment, les commentaires sont désormais ouverts à tous. Ce qui n'empêche pas de s'inscrire. :D

8 mai 2011

Garçon ! Il y a un Superpattt dans ma salade !

Une jolie journée avec, entre autres, le festival de la robotique à l'EPFL. Petit compte-rendu de la manifestation.

Afin d'attirer de plus en plus de monde, l'EPFL à pris le parti de distribuer gratuitement des petits robots Superpattt dont le vibreur permet un déplacement plutôt rapide et mignon. Ledit objet est finalement une belle représentation de la manifestation, très axée enfants et faisant souvent des malgammes entre robots, automates, drones et machines. 

De nombreux ateliers pour petits (démonter les perceuses, assembler une petite voiture etc), pleins de stands de nourriture (qui semblaient alimenter les voyages d'études des écoles alentour, c'est bien), une floppée d'étudiants en T-shirt jaunes pour répondre aux questions figuraient dans les points (très) positifs. 

Hélas, j'ai également trouvé qu'il y avait passablement de mais. Outre l'amalgame susmentionné, il faut signaler un espace très restreint et donc beaucoup de bousculades, très peu d'ateliers adultes*, beaucoup de journalistes, chaque stand étant rendu inaccessible par une caméra et un perchiste** et j'ai trouvé, bien peu de roboticiens.

J'étais parti avec la ferme intention d'attraper des individus bardés de diplômes et leur demander leur avis de roboticiens sur l'œuvre d'Asimov. Je rentre à la maison avec la certitude que mon avis fait loi puisque je n'ai pas trouvé quelqu'un qui connaisse le nom de Isaac Asimov !

En conclusion je dirais que pour une prochaine année, le festival aurait intérêt à :
1) mettre tous les stands dans des salles et laisser les corridors à la circulation et aux pancartes accrocheuses balisant les portes.
2) instaurer une signalisation des encadrants supérieurs. Les étudiants en jaune renseignant sur l'emplacement des toilettes et les petits détails sur les stands et les encadrants - disons en orange - servant de contacte pour la presse, les questions plus fournies, etc.

Une chouette journée donc, très fraîche et laissant comme souvenir un insecte mécanique qui ne manque pas d'intriguer le chat.
MJ


* Vous y avez pensé tout seuls !

** Oui, ainsi nous verrons à la TSR tout ce qu'on a raté à cause de leurs équipes, un mal pour un bien.

1 mai 2011

Projet de stockage en couches profondes; question de responsabilité

Nous avons encore 15 jours pour voter sur trois sujets dont le Préavis du Canton pour le projet de stockage de déchets nucléaires en couches géologiques profondes.

Et c'est un sujet qui m'a fait rire, car plus que jamais les débats virent au n'importe quoi. D'aucuns essaient d'en faire un débat sur le nucléaire. Et bien vous savez quoi ? Qu'on soit pro ou anti n'est pas la question.

Les réacteurs nucléaires génèrent des produits de fission; qu'il s'agisse de centrales électro-nucléaires, de réacteurs de recherche comme le Crocus ou des propulseurs des navires de guerre que nous ne possédons pas en Suisse. C'est une réalité, tangible et mesurable. 

La question ici n'est pas de savoir si nous voulons produire ces déchets, mais ce que nous allons en faire. Car - soyons lucides - même une sortie du nucléaire ne fera pas disparaitre ces matières nocives. Bien au contraire le démantèlement d'une centrale nous laisse sur les bras de nombreux matériaux à traiter.

La question qui vous est posée est la suivante : voulez-vous que nos spécialistes traitent le problème ou préférez-vous simplement le refiler à des gouvernements en mal de devises qui n'ont pas les moyens de traiter efficacement le problème et procéderont à un simple largage au large de leurs eaux territoriales ou à un enfouissement sommaire dans le désert.

C'est une question de responsabilité et non d'idéologie qui vous est posée.

D'un point de vue technique, ce projet est dans les cartables depuis des années et des années. Physiciens, environnementalistes et géologues travaillent de concert pour offrir ces solutions, le blocage n'est désormais que politique.

MJ