23 avril 2011

CARGO

J'ai décrété il y a quelques jours déjà que l'été est maintenant bien trop chaud et qu'on peut gentiment passer à l'automne et enfin à l'hiver. Oui, j'aime l'hiver, j'aime le froid, j'aime la neige. 

Pardon ? Ah, vous vous en fichez éperdument et vous ne comprenez pas le rapport avec le titre. J'y viens.

CARGO est un filme de Science-Fiction suisse. Pour ceux qui assimilent le cinéma suisse à quelques films d'auteur et un dessin animé qui ne sortira finalement pas faute de budget, accrochez-vous, car CARGO est une petite merveille.

C'est donc hier soir que j'ai pu visionner l'objet et j'en ai tiré une satisfaction incroyable. Les ambiances sont extrêmement lourdes, plusieurs décors - réels ou en image de synthèse - magnifiques vous plongent dans cet univers claustrophobe. Les publicités sont invariablement pour des entreprises suisses, preuve que notre industrie sait se mettre sous une bannière quand elle en voit une. Et puis, qui n'a pas rêvé d'avoir une héroïne chouquette en pull-over avec un bonnet de laine et une écharpe dans un vaisseau ou il neige*. 

Ladite Laura Portmann - docteur - embarque sur un vaisseau cargo pour pouvoir payer son voyage vers Rhéa, l'unique planète habitable dans un univers ou l'homme a rendu la terre inhabitable à force de pollution et habite désormais dans quelques stations spatiales surpeuplées; c'est un futur proche ou les déplacements dans l'espace se font avec des scaphandres semblables aux actuels et où les trajets des vaisseaux prennent des années. Durant le voyage, alors que menace le terrorisme des luddites il devient évident que le cargo abrite quelque chose.

Ce film est une fable écologique revisitée qui prend place un sacré bout en avant d'Avatar du point de vue de la réflexion. (Attention, ça spoil) montrant que la colonisation de mondes de rechange n'est qu'un mirage, CARGO ne place ses espoirs que sur la petite Terre, dont il faut prendre soin.

J'ai véritablement adoré ce film qui est une merveille de Science-Fiction qui nourrira mon imagination scénaristique pendant un moment. Ah, j'allais oublier un petit détail : l'unique langue disponible est l'allemand. En l'achetant, je n'avais pas imaginé une seconde qu'il n'était pas doublé, je n'avais pas non plus imaginé qu'un film suisse pouvait être un film suisse-allemand. Eh bien ça dérange pas.

Si on voulait critiquer quelque chose, il y a le fait que la soute se pressurise miraculeusement alors qu'on voit que le chargement se fait dans l'espace. C'est une jolie incohérence, mais bon, le reste est très excellent : va pour cette fois.
MJ



* Ah ? Je suis le seul ?

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