19 février 2011

TRON Legacy

Tremblez, micromaniaques : TRON est de retour dans nos cinémas.

Je veux dire, je suis allé regarder TRON, au ciné et en 3D.

C'est un film particulièrement ardu à critiquer pour être honnête : suite d'une légende il en tire à la fois une renommée et doit se montrer à la hauteur de son ainé. 

L'univers a été travaillé pour clind'oeuiler les connaisseurs tout en restant accessible au néophyte. Je pense que c'est raisonnablement réussi. Le scénario pour sa part est totalement entendu et simpliste, mais personne n'a regardé ce film pour son scénario, si ?

Visuellement, on va pouvoir commencer à discuter, car c'est une véritable claque. Cet univers sombre, ponctué de bandes lumineuses, ce côté aseptique de casque de plexiglas, c'est vraiment du beau spectacle. Les costumes sont intéressants, sortant des seules combinaisons pour toucher aux capes aux cols relevés, aux queues de pies. Je regrette personnellement que certaines scènes montrent le côté plastoc (légèrement brillant et plissé) des tenues, on aurait pu faire l'effort pour les gros plans de remplacer ces costumes par des skin, renforçant le côté informatique de l'univers visuel. D'ailleurs tant qu'on y est, il aurait été possible de faire un autre look à ces U inversé volants. À l'instar de Alice, le film est plat dans les scènes réelles et utilise la 3D lorsque le monde fantastique intervient. La 3D est même un ajout fondamental à TRON : les courses de motos de lumières se font désormais sur plusieurs étages avec des sauts, des rampes, etc. Tout est fait pour que ça dépote. Certaines scènes sont également délicieuses visuellement sans être véritablement impressionnantes : la discothèque avec ses mercenaires arborant des cicatrices de pixels, ses individus excentriques et la régie son occupée par Daft Punk est délicieuse. 

Tiens puisqu'on parle Daft Punk, vous n'êtes pas sans avoir que la soundtrack a été composée par leurs soins. Nous avons droit à des morceaux anthologiques - dans leur genre - tels End of Line ou Derezzed. Le côté Disney (et blockbuster en général) est également palpable dans les moments réels du film. Là par contre ça ne casse pas des briques. Les doublages de la VF sont satisfaisants, mais le rôle principal étant doublé par Adrien Antoine, on a l'impression que Jake Sully est parmi nous. Surtout que plusieurs répliques sont partagées par les deux personnages, avec la même intonation.

En conclusion : du gros spectacle. Rien de plus, rien de moins. Vous aimez ça ? Courrez. Non ? Passez votre chemin. Simple, efficace, décomplexé.
MJ

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