28 février 2011

L'option Excalibur

Ma dernière victime - acquise chez Payot - est l'option Excalibur, écrit par David Weber (Auteur de Honor Harrigton, c'est écrit en gros sur la couverture. Il faut croire que c'est un argument de vente, mine de rien.), c'est édité depuis un mois par l'Atalante sous la forme d'un Groboukin, et c'est bien dommage. De Weber, je n'ai trouvé que les quatre premiers Honor qui soient en poche, format aussi bon marché que transportable (d'ailleurs si quelqu'un me trouve un avantage aux non-poches, je suis preneur). 

Bref. L'option Excalibur nous emmène au XIVe, en pleine Guerre de Cent Ans quand une armée d'invasion Anglaise disparaît corps et bien dans un tempête avant d'avoir touché la Normandie. Disparue ? Et comment : un vaisseau spatial arrache les infortunés aux éléments pour le compte d'une guilde galactique en quête de mercenaires.

Vous avez rêvé de trouver les mots oriflamme et ordinateur sur une même page autre que celle du dictionnaire ? Cet ouvrage offre un (d)étonnant cocktail de science-fiction et de récit historique-fiction. À ce titre, son originalité lui offre une incroyable lisibilité et une fraicheur bienvenue dans ce monde de brutes qu'est la science-fiction contemporaine. 
Naturellement cet ouvrage présente certains défauts : Weber possède un goût du kitch incroyable en matière d'extraterrestres. Tout y passe, fourrure violette, nombre impair d'yeux ou de bras, crapauds géants. Franchement, je trouve cela un peu exagéré d'un côté et peu original de l'autre. On en réchappe, mais cet aspect n'est pas celui qui donne à l'option Excalibur sont cachet.

Plus ardu à estimer : la vraisemblance historique. Autant je pense avoir une idée assez honnête de ce qu'est un moyen-âge bien rendu, autant j'abandonne quant à savoir si un baron anglais du XIVe se comporterait de telle ou telle manière dans un vaisseau spatial. Si quelqu'un relève le défi, qu'il me fasse signe. 

Conclusion : ouvrage très sympa et très spécial à la fois. On y ressent la patte de Weber, on sent aussi qu'il a monstrueusement sabré dans son texte pour en faire un unique opus, ce qui me semble contraire à ses habitudes. Je vais donc recommander cet ouvrage aux intrépides.
MJ

6 commentaires:

  1. Tiens, je ne le connaissais pas, celui-là. C'est vrai que, surtout ces derniers temps, Weber semble incapable de faire concis.

    Du même auteur et dans un style similaire, il y a "Heirs of the Empire", dernier volume de la trilogie Dahak

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  2. Eh bien, faudra que je jette un œil. Et que je me procure un meuble supplémentaire.

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  3. Oh, pas de panique, c'est juste trois livres de poche.

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  4. De poche ? Tu viens de prononcer un mot magique.

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  5. remake de "the hide crusade" de "poul anderson "chez "Doubleday New York" en 1960, paru en "présence du futur" en 1990 sous le titre "les croisés du cosmos"
    recopié presque mot pour mot
    et pas une fois la source originale n'est citée !!!
    lamentable

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  6. Que je n'ai pas lu.
    Il me semble au demeurant que "recopié mot pour mot" est légèrement abusif après avoir trouvé un résumé.
    J'ai au contraire trouvé une revue de presse sur l'Atalante qui fait un comparatif des deux, avançant que l'Option Excalibur va un bout plus loin, offrant une réflexion économique et sociale.
    Doit-on râler sur Aliens par ce qu'il est inspiré de étoiles, garde-à-vous! ? Je pense que non, bien que cet avis n'engage que moi.

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