9 février 2011

Gran Turismo 5

Après cinq ans de développement, Gran Turismo 5 - le simulateur de course - était sorti pour Noël, à la grande déception des fans. Vieillot, rigide, trop attendu tout a été prétexte à descendre ce titre. Si vous êtes ici, c'est probablement que vous attendez mon verdict.

Mon expérience des jeux de bagnole est plus que limitée : je déteste ça. Le dernier en date était Mafia II, (dont le charme ravageur a pris sur moi) et les deux précédents Micro-Machines sur PlayStation (une) et Rage Racer sur la démo-one de cette même console. Effectivement ça ne nous rajeunit pas.

Voyons un peu à quoi ressemble la bête : graphiquement, c'est incomparable. L'impression de vitesse est très bien rendue, les modélisations de circuits magnifiques - je pense particulièrement à l'Eigernordwand qui vous fera visiter les Alpes - les voitures sont toutes belles, bien rendues élégantes. Non, vraiment ce jeu est une claque visuelle; à tel point que les replays ne sont probablement pas discernables des programmes EuroSport.

Côté auditif, les chants des moteurs sont très convaincants. Bon, j'ai jamais mis les pieds dans une Lamborghini Countach et ne peux donc pas jurer que le bruit est correct, mais aucun ne détonne et chaque voiture a le sien. Pour la musique, je vais citer Président Evil (individu que vous croiserez parfois sur ces pages) "c'est du rock en jeans et en casquette". En effet on ne peut pas dire que c'est du tout grand art, mais le tout possède une bonne unité stylistique est écoutable et le nombre de pistes est assez vaste pour ne pas avoir envie de faire une partie de freezby. Et puis les musiques collent assez bien à l'univers automobile.

Chapitre conduite : ce jeu est exigeant. Très exigeant. C'est probablement ce qui l'a desservi, car le Kévin moyen voulant bourriner dans une Pagani Zonda va très vite apprendre la définition des expressions"bac à sable" et "rempart de pneus". Contrairement à Hot Pursuit, ce jeu est un simulateur, il demande de maîtriser son véhicule et ne permet pas de faire le plein à la nitroglycérine pour aller plus vite. Mon conseil est donc le suivant : faites-vous la main sur des voitures à faible puissance et montez progressivement sous peine d'être dégouté. Pour ma part, j'aime bien l'idée. Il faut peut-être signaler qu'il y a un unique point ou le jeu est tolérant : la voiture ne prend jamais de dégâts significatifs (j'étais d'ailleurs étonné de ne pas voir un écran "you are dead").

Rayon modes de jeu; le multijoueur permet de faire de l'écran splitté, c'est BIEN. Ce qui est dommage c'est que ce mode est très limité comparé au monojoueur. À l'inverse ce dernier n'a pas été bâclé. De nombreuses courses aux critères variables (voitures de collection, traction avant, moins de 1200kg, voitures françaises, etc) mettront vos talents à rude épreuve et rapporteront de l'argent pour acheter de nouveaux bolides. La liste de ceux-ci semble sans fin : plus de 1'000 véhicules dont la Citroën C4, la Volvo C30, la Bugatti Veyron et même le Kubelwagen. C'est véritablement le point que je trouve génial : toutes les gammes de voitures sont représentées, sportives de frimeur, 4 portes chic, Nascar, minibus familial, voitures de rallye, voitures de course des années 60 et même kartings. Et chaque voiture réagit différemment, proposant sans cesse de nouveaux défis.

Le mode monojoueur propose aussi de tuner ses voitures. C'est d'ailleurs un peu simpliste, on achète invariablement les mêmes améliorations les plus efficaces. Il aurait peut être été plus judicieux de mettre très nettement plus de possibilités, mais aux disponibilités plus variables et aux effets plus nuancés. Et puis - bon je suis pas mécano  mais quand même - il me semble qu'il existe plusieurs modèles de freins et que les pétouillons qui gonflent le moteur cherchent aussi à renforcer cet aspect de la voiture.

Je regrette d'ailleurs qu'ils n'aient pas fait un mode multi-monojoueur. Me regardez pas comme ça, je veux dire un mode où l'on achète des voitures, on les gonfle aux stéroïdes et on part en course chacun au volant d'un des bolides acquis de haute lutte. Je veux dire, tout ça en écran splitté.

Au chapitre des défauts je vais répéter ce que tout le monde dit : les courses tournent vite à la boucherie. Soit votre voiture est bonne et vous leur mettez la patate, soit elle n’avance pas et vous l'avez dans l'os. Bon, il y a quand même bien des courses où on part dans un mano à mano avec le premier jusqu'à franchir la ligne 0.5 sec avant lui.

Je qualifierai donc Grand Turismo 5 de bonne surprise. Malgré ma répulsion pour le genre, je le trouve très frais et agréable. Et addictif.
MJ

4 commentaires:

  1. Je suis très flatté d'être "cité" dans ton article, mais -rendons à Cesar ce qui est à Cesar- ce n'est pas de moi. Ça vient de là:
    http://www.the-asw.com/2006/10/08/le-chevalier-la-princesse-le-dragon-et-le-metal/
    Sinon pour les jeux de voiture en général je rejoins ton avis. Je n'ai pas testé Gran Turismo 5 en particulier mais je trouve que le genre se prète mieux aux consoles qu'aux PCs...

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  2. Oui, les classifications du métal, mythique.

    Pour tout dire console et PC, j'ai testé les deux (mafia sur PC et GT sur console) et c'est vrai que c'est très différent.
    Après, le G13 ajoute un certain confort dont la version PC serait de prime abord dépourvue.

    (attention, je prépare un appât)
    Je constate que tu dis "PC" et pas "Mac et PC"

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  3. Double post (si la modération me voyait, je serais banni sur le champ !) pour dire que si je te cite c'est bien par ce que c'est toi qui as déclaré la chose en entendait cette Soundtrack.

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  4. (attention, je mords à l'appât)
    Oui seulement PC parce que de toute façon les macs se classent au-dessus de tout...

    ça s'est fait!

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