28 février 2011

L'option Excalibur

Ma dernière victime - acquise chez Payot - est l'option Excalibur, écrit par David Weber (Auteur de Honor Harrigton, c'est écrit en gros sur la couverture. Il faut croire que c'est un argument de vente, mine de rien.), c'est édité depuis un mois par l'Atalante sous la forme d'un Groboukin, et c'est bien dommage. De Weber, je n'ai trouvé que les quatre premiers Honor qui soient en poche, format aussi bon marché que transportable (d'ailleurs si quelqu'un me trouve un avantage aux non-poches, je suis preneur). 

Bref. L'option Excalibur nous emmène au XIVe, en pleine Guerre de Cent Ans quand une armée d'invasion Anglaise disparaît corps et bien dans un tempête avant d'avoir touché la Normandie. Disparue ? Et comment : un vaisseau spatial arrache les infortunés aux éléments pour le compte d'une guilde galactique en quête de mercenaires.

Vous avez rêvé de trouver les mots oriflamme et ordinateur sur une même page autre que celle du dictionnaire ? Cet ouvrage offre un (d)étonnant cocktail de science-fiction et de récit historique-fiction. À ce titre, son originalité lui offre une incroyable lisibilité et une fraicheur bienvenue dans ce monde de brutes qu'est la science-fiction contemporaine. 
Naturellement cet ouvrage présente certains défauts : Weber possède un goût du kitch incroyable en matière d'extraterrestres. Tout y passe, fourrure violette, nombre impair d'yeux ou de bras, crapauds géants. Franchement, je trouve cela un peu exagéré d'un côté et peu original de l'autre. On en réchappe, mais cet aspect n'est pas celui qui donne à l'option Excalibur sont cachet.

Plus ardu à estimer : la vraisemblance historique. Autant je pense avoir une idée assez honnête de ce qu'est un moyen-âge bien rendu, autant j'abandonne quant à savoir si un baron anglais du XIVe se comporterait de telle ou telle manière dans un vaisseau spatial. Si quelqu'un relève le défi, qu'il me fasse signe. 

Conclusion : ouvrage très sympa et très spécial à la fois. On y ressent la patte de Weber, on sent aussi qu'il a monstrueusement sabré dans son texte pour en faire un unique opus, ce qui me semble contraire à ses habitudes. Je vais donc recommander cet ouvrage aux intrépides.
MJ

23 février 2011

Strip' Pandora 2142

Après les Strip' Tigrou I à V, voici venir les Strip' Pandora 2142. Pour rappel, il s'agissait d'un jeu de rôle sur l'univers de Cameron dont tous les détails sont ici.

Crédits : les dialogues sont de mes joueurs - bien que je ne puisse certifier qu'ils proviennent initialement du personnage représenté. La mise en scène est de moi-même, modestement et l'outil est comme toujours Stripgenerator. Je laisse mes joueurs inscrits sur ces pages s'identifier s'ils le souhaitent.
MJ






22 février 2011

Battlefield bad company 2

Après avoir entendu mille louanges sur Balltefield Bad Company 2, je devais le tester tout de même. Puisque je suis arrivé à la fin de la campagne et ai plusieurs parties multi dans les pattes, je vous rends mon verdict. Véritable anomalie de la série Battlefield, Bad Company 2 reprend globalement les mêmes mécanismes, avec plusieurs modifications majeures.

La première est l'ajout d'une campagne monojoueur. D'une excellente campagne monojoueur devrais-je dire. On y incarne Marlow, l'un des quatre fous dangereux de la Bad Company. Ce n'est d'ailleurs pas tout à fait sans rappeler A-Team. Cette campagne a beau être très courte, elle n'en demeure pas moins très jouissive. On m'avait averti que Janick (Alias, Maudit par la Dame de Fer) y était incarné et j'avais peur de le louper. Mais après une réplique comme "Le truc sergent, c'est que je suis pas vraiment immunisé au feu", Sweetwater est effectivement le gus'. Le personnage du pilote est aussi assez mythique "Merde, on a un pacifiste, hippie, coco, gauchiste comme pilote !".

Seconde modification : le jeu écope d'une ambiance. Vous m'avez bien entendu : un Battlefield avec une ambiance. La vision est affectée par les explosions, non plus par un simple flash, mais par des tremblements sourds qui peuvent affecter le tireur assez loin de la zone de blast. Ça pète de partout, les IA tirent fort bien et n'en loupent pas une pour vous trouer le lard, hélas ils restent assez statique et sont des proies faciles pour un sniper. 

Troisième modification, le décor est (presque) entièrement destructible. C'est ce qui m'a attiré sur ce titre. Un lance-roquette à la fenêtre vous dérange ? Faites sauter tout l'immeuble ! Une barrière en travers de la route ? Foncez dessus avec un tank. J'espère que ce principe va être gardé pour les FPS à venir, car le coup de la barrière blanche "petite maison dans la prairie" qui bloque le passage d'un blindé lourd (vécu dans Battlefield II) c'est carrément ridicule. Ajoutez que le moteur supporte très bien les particules et vous avez un environnement très très convivial pour vider vos chargeurs.

Là où par contre j'affiche une grosse déception, c'est sur le multijoueur. Et c'est bien dommage, car c'est une grosse part du soft. Un système de promotion très long vous cantonne au rôle de piétaille des centaines de parties durant. Si vous connaissez plus rédhibitoire, faites moi signe. Autre problème : les maps feraient passer un mouchoir de poche pour une patinoire. Conçues compactes pour favoriser les dog-fight (et soulager votre machine, car le titre est assez gourmand), on perd dans la foulée toute notion de tactique au profit de l'affrontement brutal entre microgroupes. 

Je termine par le pire, peu dépendant de Battlefield : Punkbuster. "Punkbuster kiked you cause you're from Swizerland", merci, sympa. "You have been banned cause you cheat", tu as vu mon ratio tué/mort ? Tu l'as vu ? Il est vraiment temps de remplacer cette bouse par un vrai logiciel de protection intégré dans le jeu, il sévit sur de nombreux titres depuis bien trop longtemps. Si ses faux positifs garantissaient au moins son efficacité, mais après avoir vu un ennemi sur BF2 être écrasé par un hum-vee avant d'être haché à la mitrailleuse de tourelle et se manger deux chargeurs dans la tête au fusil d'assaut, j'ai de séreux doutes.

Ma conclusion sera donc très mitigée : je trouve que c'est un bon jeu qui ne vaut pas son prix. Il possède cependant le grand mérite de poser les jalons de l'avenir de certains jeux vidéos. 
MJ

19 février 2011

TRON Legacy

Tremblez, micromaniaques : TRON est de retour dans nos cinémas.

Je veux dire, je suis allé regarder TRON, au ciné et en 3D.

C'est un film particulièrement ardu à critiquer pour être honnête : suite d'une légende il en tire à la fois une renommée et doit se montrer à la hauteur de son ainé. 

L'univers a été travaillé pour clind'oeuiler les connaisseurs tout en restant accessible au néophyte. Je pense que c'est raisonnablement réussi. Le scénario pour sa part est totalement entendu et simpliste, mais personne n'a regardé ce film pour son scénario, si ?

Visuellement, on va pouvoir commencer à discuter, car c'est une véritable claque. Cet univers sombre, ponctué de bandes lumineuses, ce côté aseptique de casque de plexiglas, c'est vraiment du beau spectacle. Les costumes sont intéressants, sortant des seules combinaisons pour toucher aux capes aux cols relevés, aux queues de pies. Je regrette personnellement que certaines scènes montrent le côté plastoc (légèrement brillant et plissé) des tenues, on aurait pu faire l'effort pour les gros plans de remplacer ces costumes par des skin, renforçant le côté informatique de l'univers visuel. D'ailleurs tant qu'on y est, il aurait été possible de faire un autre look à ces U inversé volants. À l'instar de Alice, le film est plat dans les scènes réelles et utilise la 3D lorsque le monde fantastique intervient. La 3D est même un ajout fondamental à TRON : les courses de motos de lumières se font désormais sur plusieurs étages avec des sauts, des rampes, etc. Tout est fait pour que ça dépote. Certaines scènes sont également délicieuses visuellement sans être véritablement impressionnantes : la discothèque avec ses mercenaires arborant des cicatrices de pixels, ses individus excentriques et la régie son occupée par Daft Punk est délicieuse. 

Tiens puisqu'on parle Daft Punk, vous n'êtes pas sans avoir que la soundtrack a été composée par leurs soins. Nous avons droit à des morceaux anthologiques - dans leur genre - tels End of Line ou Derezzed. Le côté Disney (et blockbuster en général) est également palpable dans les moments réels du film. Là par contre ça ne casse pas des briques. Les doublages de la VF sont satisfaisants, mais le rôle principal étant doublé par Adrien Antoine, on a l'impression que Jake Sully est parmi nous. Surtout que plusieurs répliques sont partagées par les deux personnages, avec la même intonation.

En conclusion : du gros spectacle. Rien de plus, rien de moins. Vous aimez ça ? Courrez. Non ? Passez votre chemin. Simple, efficace, décomplexé.
MJ

18 février 2011

Il est revenu !

Je voulais vous parler de TRON Legacy, ce sera pour demain, car je dois ajouter un élément au sujet du casque sans fil.
Un défaut possible en fait : il ne faut pas perdre le petit machin-chose USB qui fait la connexion avec l'ordi.

Vous n'imaginez pas ma joie qu'il me soit revenu.

Ceci dit, je travaille sur un moyen de ne pas le perdre à nouveau : peut-être un câble d'acier inoxydable qui relierait le casque sans fil à son connecteur. À méditer.
MJ

17 février 2011

Un message de la FNAC de Lausanne

Chaque fois que je repense au message adressé aux clients empruntant les toilettes de la FNAC, je ricane un peu :

(de mémoire) : Cher(e)s utilisat(rices)eurs, merci de jeter vos tampons et serviettes hygiéniques dans la poubelle et non dans la cuvette. 

Je vous épargne mon avis..
MJ

15 février 2011

Essai sur les règles en GN

J'ai toujours aimé le concept de règles et puisque j'ai un nombre respectable de GNs organisés à mon actif, il a été naturel que j'écrive quelque chose à ce sujet. Le texte en question remonte à plus d'une année en arrière, mais ma vision des choses n'a pas changé d'un iota. 

Note, je tiens particulièrement à ce texte et la Loi est de mon côté : vous pouvez le lire tant que vous voulez, mais l'auteur, c'est moi. Dans la limite du possible, je préfère donc que vous redirigiez vos amis sur cette page au lieu de copier ce texte. Quant à toute notion pécuniaire, vous pouvez immédiatement oublier. Voilà pour le chapitre légal.

Le texte lui-même est disponible ici, en théorie ad-eternum. Je suis très ouvert à toute discussion sur le sujet; publiquement sur ces pages, par E-mail pour plus d'intimité ou par tout vecteur qui vous convient. 
MJ

14 février 2011

Suppléments très-très no-no ficiels pour Tigres Volants

Voilà quelque temps (deux campagnes et demie) que j'ai écrit quelques suppléments pour Tigres Volants. Sur le principe du machinchose pour les nuls, ils traitent de divers aspects de cet univers. Puisque Castor (que vous croiserez parfois sur ces pages) a eu la grande gentillesse de me fournir quelques octets de mémoire pour y uplader mes PDFs rôlistiques, je profite pour mettre tout ce matériel à disposition de mes lecteurs. Leur objectif premier était de servir de base commune à ma tablée, sur les thèmes importants dans le cadre de nos aventures, il s'agit généralement d'un premier jet très utilitaire. Il n'est pas impossible cependant qu'ils trouvent un usage pour d'autres maîtres de jeux, au pire pour s'en démarquer ou que l'Auteur (celui qui prends une majuscule) puisse ricaner un bon coup. 

Au menu :
L'informatique
Vaisseaux et batailles spatiales
Les guerres planétaires

Pardon ? Naturellement que j'en disserte volontiers.
MJ

13 février 2011

Zigouiller ses joueurs

Le sadisme est une seconde nature chez un maître de jeu, du moins doit-il le faire croire. Car en réalité la mort du PJ est une chose que nous évitons à tout prix, pour une sorte de cohérence dramatique et pour favoriser le plaisir de jeu.

Eh bien, savez-vous que j'en suis revenu ? À vrai dire chercher à tuer ses PJs me semble être grandement bénéfique. Déjà je me suis débarrassé de mes insomnies. 

Pourquoi diable contredis-je une tradition ayant fait ses preuves ? C'est essentiellement une question de défi. Ma tablée n'est pas du style à se laisser aider par le Destin, je n'ai donc pas à contrer de tendance attentiste. Cependant j'aime mettre en place une difficulté réaliste, des combats rapides et mortels. C'est probablement également une question de système : Tigres Volants offre des Bonnes Nouvelles et Warhammer des points de fortune/de destin, ainsi pas de pitié, ces outils permettent aux infortunés joueurs de palier aux pires crasses. 

L'avantage qui en résulte est un défi tactique. Mes modifications de règles (à base de Von Krieglitz mod pour Warhammer et le SOT 5 étoiles pour Tigres Volants, coming soon) vont généralement dans le sens d'un défi tactique plus prononcé. Mes joueurs peuvent donc proclamer fièrement que s'ils ont vaincu, c'est en grande partie grâce à leurs cerveaux. Il faut dire également que les combats sont souvent ceux qu'ils choisissent. Comme leurs adversaires peuvent être retors, l'apprentissage est rapide : la violence peut résoudre très vite une situation, mais nuit gravement à la santé. Bref, vous voulez de la castagne, vous allez en avoir. À la limite, c'est une question de champ d'attente : si les joueurs partent dans les bas quartiers désosser une bande de truands, ce n’est pas pour que ces derniers retiennent leurs coups. Pire, s'ils prennent d'assaut un endroit réputé fort dangereux, c'est pas pour ne pas rencontrer de fosses à pique ou mines antipersonnelles.

Honnêtement j'ai toujours plus ou moins pratiqué cette philosophie (hormis peut être à mes débuts), mais  ce n'est que dernièrement que j'ai formalisé ma pensée, surtout face aux pertes encaissées lors des deux dernières parties, j'en ricane encore.
MJ

9 février 2011

Gran Turismo 5

Après cinq ans de développement, Gran Turismo 5 - le simulateur de course - était sorti pour Noël, à la grande déception des fans. Vieillot, rigide, trop attendu tout a été prétexte à descendre ce titre. Si vous êtes ici, c'est probablement que vous attendez mon verdict.

Mon expérience des jeux de bagnole est plus que limitée : je déteste ça. Le dernier en date était Mafia II, (dont le charme ravageur a pris sur moi) et les deux précédents Micro-Machines sur PlayStation (une) et Rage Racer sur la démo-one de cette même console. Effectivement ça ne nous rajeunit pas.

Voyons un peu à quoi ressemble la bête : graphiquement, c'est incomparable. L'impression de vitesse est très bien rendue, les modélisations de circuits magnifiques - je pense particulièrement à l'Eigernordwand qui vous fera visiter les Alpes - les voitures sont toutes belles, bien rendues élégantes. Non, vraiment ce jeu est une claque visuelle; à tel point que les replays ne sont probablement pas discernables des programmes EuroSport.

Côté auditif, les chants des moteurs sont très convaincants. Bon, j'ai jamais mis les pieds dans une Lamborghini Countach et ne peux donc pas jurer que le bruit est correct, mais aucun ne détonne et chaque voiture a le sien. Pour la musique, je vais citer Président Evil (individu que vous croiserez parfois sur ces pages) "c'est du rock en jeans et en casquette". En effet on ne peut pas dire que c'est du tout grand art, mais le tout possède une bonne unité stylistique est écoutable et le nombre de pistes est assez vaste pour ne pas avoir envie de faire une partie de freezby. Et puis les musiques collent assez bien à l'univers automobile.

Chapitre conduite : ce jeu est exigeant. Très exigeant. C'est probablement ce qui l'a desservi, car le Kévin moyen voulant bourriner dans une Pagani Zonda va très vite apprendre la définition des expressions"bac à sable" et "rempart de pneus". Contrairement à Hot Pursuit, ce jeu est un simulateur, il demande de maîtriser son véhicule et ne permet pas de faire le plein à la nitroglycérine pour aller plus vite. Mon conseil est donc le suivant : faites-vous la main sur des voitures à faible puissance et montez progressivement sous peine d'être dégouté. Pour ma part, j'aime bien l'idée. Il faut peut-être signaler qu'il y a un unique point ou le jeu est tolérant : la voiture ne prend jamais de dégâts significatifs (j'étais d'ailleurs étonné de ne pas voir un écran "you are dead").

Rayon modes de jeu; le multijoueur permet de faire de l'écran splitté, c'est BIEN. Ce qui est dommage c'est que ce mode est très limité comparé au monojoueur. À l'inverse ce dernier n'a pas été bâclé. De nombreuses courses aux critères variables (voitures de collection, traction avant, moins de 1200kg, voitures françaises, etc) mettront vos talents à rude épreuve et rapporteront de l'argent pour acheter de nouveaux bolides. La liste de ceux-ci semble sans fin : plus de 1'000 véhicules dont la Citroën C4, la Volvo C30, la Bugatti Veyron et même le Kubelwagen. C'est véritablement le point que je trouve génial : toutes les gammes de voitures sont représentées, sportives de frimeur, 4 portes chic, Nascar, minibus familial, voitures de rallye, voitures de course des années 60 et même kartings. Et chaque voiture réagit différemment, proposant sans cesse de nouveaux défis.

Le mode monojoueur propose aussi de tuner ses voitures. C'est d'ailleurs un peu simpliste, on achète invariablement les mêmes améliorations les plus efficaces. Il aurait peut être été plus judicieux de mettre très nettement plus de possibilités, mais aux disponibilités plus variables et aux effets plus nuancés. Et puis - bon je suis pas mécano  mais quand même - il me semble qu'il existe plusieurs modèles de freins et que les pétouillons qui gonflent le moteur cherchent aussi à renforcer cet aspect de la voiture.

Je regrette d'ailleurs qu'ils n'aient pas fait un mode multi-monojoueur. Me regardez pas comme ça, je veux dire un mode où l'on achète des voitures, on les gonfle aux stéroïdes et on part en course chacun au volant d'un des bolides acquis de haute lutte. Je veux dire, tout ça en écran splitté.

Au chapitre des défauts je vais répéter ce que tout le monde dit : les courses tournent vite à la boucherie. Soit votre voiture est bonne et vous leur mettez la patate, soit elle n’avance pas et vous l'avez dans l'os. Bon, il y a quand même bien des courses où on part dans un mano à mano avec le premier jusqu'à franchir la ligne 0.5 sec avant lui.

Je qualifierai donc Grand Turismo 5 de bonne surprise. Malgré ma répulsion pour le genre, je le trouve très frais et agréable. Et addictif.
MJ

8 février 2011

Avatar director's cut : pour pigeon

Cameron n'a pas résisté à plagier l'arnaque du Seigneur des Anneaux. Ne me dites pas que vous n'avez pas les deux versions des DVD de LOTR ? Avatar fait tout pareil, après avoir vendu le Blueray Disc il y a quelques mois, ils nous sortent une version longue pour pigeon.

En vérité je vous le dis : Rouuuuuu.

Je me suis procuré cet incontournable et en suis absolument enchanté. C'est toujours du grand spectacle, prévoyez un écran HD pour en profiter pleinement, mais ce qui m'a halluciné, c'est l'apport au scénario. Il faut préciser qu'en plus d'une vingtaine de minutes supplémentaires il y a un temps très impressionnant de scènes non montées qui sont ici en bonus. C'est là que Avatar prend vraiment toute une dimension : les intrigues s'approfondissent, les personnages gagnent une réelle psychologie. Naturellement ces scènes sont parfois très simples : images de synthèses d'une qualité de jeu Micro-application, des hélicoptères sans verrières, des fonds verts, des plantes d'aquarium géantes. Et puis aucun moyen de visionner une version chronologique du film (donc où les scènes non montées sont simplement au milieu du film comme si de rien était).

Il n'empêche qu'elles sont phénoménales. En fait je me pose une unique question : qu'attendent-ils pour monter ces scènes et remettre le film au cinéma en 3D ? Le public est acquis, les fans iraient le voir à nouveau plusieurs fois et les individus critiques sur l'intrigue pourraient aller se cacher.
MJ

7 février 2011

Qui est le rôliste parfait ?

Certains viennent ici pour trouver leur nom dans la liste, d'autres ont parié que l'article ferait un unique mot ("Moi") et viennent obtenir la preuve pour empocher les gains.

Vous avez tous perdu ! Je vais m'atteler à chercher le profil du rôliste parfait. J'avoue que j'y avais déjà réfléchi et ai donc déjà la réponse. Tout ceci n'est que le fruit de nombreuses discussions avec bien des rôlistes m'ayant côtoyé. 

Qu'est-ce qu'un bon rôliste ? C'est ignoble comme question, il s'agit de classer des individus sur une échelle sans aucun score. Ce n'est pas à qui aura fait le plus de Strike ou mettra le plus de fois la baballe dans le panier. Il y a bien certains jeux qui ont des niveaux de personnages, mais manque de pot ni Tigres Volants ni Warhammer ne sont construits ainsi. Quand bien même. Nous avons tous en tête la vidéo des rôlistes québécois et ils ne nous apparaissent pas comme le modèle du rôlisme. 

Je me suis intéressé à un autre aspect, l'ancienneté. Comment se mesure t'elle ? Année de pratique - quid des joueurs occasionnels de longue date ? -, nombre de parties - sont elles équivalentes ? - et surtout est-il honnête de dire à vos joueurs récents "Toi, t'es le Noob, on en reparle dans dix ans". L'augmentation est-elle automatique et linéaire ? Non, définitivement, il existe des nouveaux excellents et des anciens qui ne le sont pas. Point de corrélation.

Un exploit rôlistique peut être de bien jouer son personnage - qui est finalement la seule chose qu'on vous demande. Un joueur taciturne qui joue un personnage taciturne est-il excellent ? Est-il médiocre ? Peut-être le bon rôliste est-il celui qui sait faire des rôles riches et variés. Mais une fois encore, celui qui se cantonne dans certains schémas ne peut-il apporter une sacrée part de plaisir à la table ? De plus, quel meujeu n'a pas prévu un scénar en sachant exactement qu'à tel moment untel va faire telle chose, car c'est untel, on le connaît, il est toujours comme ça.  Définitivement on fait fausse route.

J'ai parlé de plaisir à table. On avait presque oublié le mot "jeu" à force de chercher sous "rôle". Le bon joueur doit apporter sa part de plaisir et de convivialité à table. Hélas, on ne fait que tourner en rond - qui est le rôliste qui apporte le plus de plaisir à table ?

Eh bien je vais vous le dire, moi, qui est le rôliste parfait. C'est celui qui est enthousiaste. Celui qui toujours est partant et motivé. Celui que tous les projets fascinent. Celui qui laissera le maître de jeu lui insuffler la magie de ce monde parallèle. Cet individu-là aura plaisir à être présent, il vivra la chose avec intensité et sa bonne humeur alimentera celle des autres. Un individu les pieds contre le mur ne pourra éprouver autant de plaisir ni en insuffler aux autres. Tout est - je crois - question du regard porté. Le jeu de rôle pourrait n'être finalement qu'un télescope dans lequel chaque lentille améliore la lumière qui la traverse. 

Cette constatation est probablement en partie valable dans toutes les activités. Il en est beaucoup cependant qui demandent une habileté particulière pour y être considéré, c'est triste quand on y pense. Là, aucune ségrégation, c'est top, non ?
MJ

4 février 2011

Warhammer 40'000 : le Stormraven

Billet surtout dédié aux collectionneurs de figurines 40k (dont je ne fais pas vraiment partie) ou aux connaisseurs de l'univers.

Voilà une bonne semaine que Games Workshop a sorti une nouvelle figurine pour les Spaces Marines. Le Stormraven (en rouge ci-dessus), une navette de largage de troupes, rapide blindée, avec des armes partout.

Je suis le seul à trouver ce modèle moche et absurde ? Bon, les Spaces Marines n'ont jamais été de belles figurines. Mais là, on touche à l'incohérent. Ces quatre petits propulseurs rachitiques ne disposant même pas de prise d'air sont censés soulever un machin blindé et armé comme un Landraider capable de transporter une escouade Terminator et un Dreadnought ? Dans mes souvenirs, ce type de vaisseau existe déjà, il fait huit fois cette taille et s'appelle de Thunderhawk (en vert ci-contre). Pas très esthétique, il est au moins impressionnant et globalement crédible.

Je trouve dommage que Games Workshop fasse tant la part belle à des machins de Kévin au lieu de sortir de belles figurines qui offriraient un jeu tactique (par opposition à "j'ai plein d'armes et j'explose ta gueule"), je pense par exemple aux Arvus et Aquila. Bon, la sortie de la Vakyrie était déjà une très belle chose.

Bon dans l'ensemble, le blog de Games Workshop est un truc souvent ignominieusement Keviesque : on publie les photos de untel, qui a fabriqué un tank de la mort grâce à 16 kits de baneblade (et a dépensé 1500fr chez nous), c'est vraiment un joueur d'exception. ... Ah ça.
MJ

1 février 2011

Pandora 2142

un scénario pour Pandora 2142.


Vendredi dernier, en lieu et place de la suite de notre campagne a eu lieu à ma table un jeu qui trainait dans mon imagination depuis des lustres : Pandora 2142. Sept joueurs y ont pris part, soit autant que les premiers Temps Héroiques où je découvrais - en masterisant - le jeu de rôle. Chaque fois que j'y pense, ça fait un peu plus un bail. Cet article sert à la fois de compte rendu pour le public, de matériel pour reproduire cette partie chez vous et de lieu d'expression pour mes chers joueurs et tout intéressé (lesquels trouveront le PDF contenant le scénar en fin d'article).

Cette partie était construite comme je ne le fais plus depuis longtemps : une enquête autour d'un scénario qui avance progressivement. Je soupçonne qu'elle possède exactement les défauts que je me suis escrimé à gommer ces dernières années : les PJs ont intérêt à ne pas faire fausse route, car les indices dépendent d'eux et le scénario continue d'avancer plus ou moins avec ou sans eux. Aucun PNJ compagnon pour glisser des suggestions ou rouler des yeux fous en cas de mauvaise idée. Bilan, les PJ ont compris grosso-modo 50% de l'intrigue.

Par contre, la profusion de PJs aux caractères, ambitions, spécialités et intérêts divergents a apporté une plus-value incroyable. Certains PJ ont pu déclarer que d'autres étaient des imbéciles (au hasard la moitié des scientifiques contre deux des militaires), d'autres se sont trouvés des complicités contre-nature de courte durée (le marine et le comptable), certains  ont eu le loisir de se montrer assez égoïstes  (le comptable et l'ouvrier). Bref, l'animation fut excellente. Les joueurs étaient d'expansivité et d'ancienneté différente le bilan fut excellent et chacun a su trouver sa place pour apporter ses pierres à l'édifice. Pandora 2142 fut de mon point de vue un véritable succès et ce semble également être celui des joueurs qui ont déjà feed-backé.

Parlons peut-être du jeu lui-même. Je l'ai construit spécifiquement pour y retrouver un goût d'antan. Le monde est restreint (le site Enfer et ses environs, jusqu'au Hometree), les règles sont très simples, offrant uniquement une macrogestion à base de D6, très loin de mes systèmes fétiche (qui offrent généralement des possibilités très tactiques), l'univers est inspiré de nombreux de films donc très imagé et simple d'approche. Le double objectif était d'intégrer facilement les nouveaux et de dépayser fortement les anciens. Je crois que ce fut une double réussite dont je resterai fier pendant un certain temps.

La plus grande bizarrerie était probablement, le mail d'inscription (en annexe ci-dessous) qui permettait de déterminer les centres d'intérêt et les connaissances de chacun - l'idéal étant de pouvoir donner dans les BGs des références ou des informations volontairement incompréhensibles pour certains, mais révélatrices pour d'autres.

Avant les annexes, je termine par les remerciements : merci aux recruteurs - ie mon équipe campagnarde, merci aux propriétaires du bâtiment - ie une grosse partie des joueurs présents, et merci à tous les joueurs. Offre non cumulable.
MJ


Vous trouverez le PDF entier (avec les SPOIL et tout) en cliquant ici.

Et ci-dessous le mail d'invitation, sans les fioritures :

Pandora 2142 ne demande aucune préparation particulière et se veut tout public. Basé sur l'univers d'Avatar il ne demande pas même d'avoir visionné ce film.
Le seul éventuel matériel dont vous pourrez avoir besoin sera un set de dix dés à 6 faces et naturellement une certaine quantité de nourriture et boisson.

Dans le but de déterminer vos connaissances filmographiques, je vais vous demander pour chacun des titres ci-dessous de noter :
0 : vous n'avez pas vu le film
1 : vous n'avez pas vu le film, mais estimez le connaitre assez bien
2 : vous avez vu le film
3 : vous avez vu le film et estimez le connaître très bien


Avatar                                     (2009)

2001, l'Odyssée de l'Espace     (1968)
Abyss                                      (1989)
Blade Runner                           (1982)
Clones                                     (2009)
District 9                                  (2009)
Dune                                        (1984)
I, Robots                                 (2004)
Independance Day                   (1996)
La Cité des Enfants Perdus      (1995)
Le Cinquième Élément             (1997)
Minority Report                       (2002)
Saga Alien                               (1979+)
Saga Battlestar Galactica         (1978+)
Saga Firefly                             (2002+)
Saga Mad Max                       (1979+)
Saga Predator                         (1987+)
Saga Star Trek                        (1969+)
Saga Star Wars                       (1977 +)
Saga Stargate                          (1994+)
Saga Starship Trooper              (1997)
Tron                                        (1982)


Enfin, quelques questions auxquelles vous pourrez répondre numériquement (entre 0 et 3) ou textuellement suivant votre préférence.

De manière générale, êtes-vous un fan de science-fiction ?
Appréciez-vous de jouer un personnage
- violent ?
- à la recherche de réponses ?
- versé dans les sciences ?
- à la moralité plus que douteuse ?
- connaissant déjà la planète ?