6 janvier 2011

Dune n'est pas un nanar,

Ce n'est pas un film facile, c'est différent.

J'avais connu l'univers de Dune via Dune 2000 de feu la Westwood Studio et plus tard via une mémorable partie de jeu de rôle. Je savais qu'il existait les livres puis le film, mais n'avais pas cherché plus loin. Or, lorsque j'ai croisé le DVD intitulé Dune, je n'ai pas résisté.

Force est de reconnaître que le film a mal vieilli sur certains points, un héros qui ferait passer Luke pour un vieux de la vieille, certains effets spéciaux très inégaux, des costumes ou décors parfois carton-pâte, on a de temps en temps une impression de nanar. 

C'est dommage, mais c'est aussi très injuste, car sur bien des points ce film est un petit bijou. Les ambiances verniennes teintées de tsarisme, le très riche univers emprunté, une panoplie d'acteurs bigrement bons (mais doublés au lance-pierre. Il faudra que je visionne tout ça en VO d'urgence.), une dimension épique. Je trouve presque dommage que nous n'ayons pas affaire à une trilogie, il y aurait eu matière. Et puis, bon, les musiques de Toto.

Franchement, si ce film manque à votre culture, visionnez-le, mais soyez indulgent il le mérite. 

Atréides, en route !
MJ

8 commentaires:

  1. J'apprécie beaucoup tes analyses de films. J'y retrouve bien souvent mon opinion générale sur le film (sauf pour "I, robot" je dois avouer) et l'analyse de fond y est pertinente.

    Par contre il y a une petite erreur qui me gêne par sa récurrence. On écrit bien un film et pas un filme, c'est dommage parce que ça nuit à l'article alors qu'il mérite une lecture sérieuse et attentive... sans vouloir pinailler.

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  2. Autant pour moi, merci de la remarque. Billet édité.

    J'ai une forte tendance à écrire filme et je lutte, je lutte. Donc au début ça va et quand je me laisse aller vers la fin, boom.

    Puis-je te demander les points de divergence de nos visions pour I, Robots ? Simple intérêt.

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  3. En fait et ben, comment dire... j'ai trouvé I, Robot absolument ignoble. Je l'ai vu que deux fois en entier et rien à faire, il ne me convint pas. Pourtant j'adore Will Smith dans plusieurs films mais là ça tiens plus du film lui-même que de l'acteur principal.

    Quand on met une étiquette "Asimov" sur quelque chose, il faut que ça ait un minimum l'esprit Asimov! C'est à dire l'esprit de SF écrite entre 1930 et 1940. Tandis que là non, pas du tout! On retrouve dans le film des gadgets électroniques à gogo qui sont tirés tout droits de notre quotidien des années 2000. Les concepts qu'Asimov utilise dans ces nouvelles se retrouvent mélangés, biaisé ou insérés n'importe comment. De façon tout à fait contraire aux nouvelles...

    Mais par contre ils ne se gênent pas pour reprendre le nom du docteur Susan Calvin... sans lui donner les traits de caractères qui lui sont attribués dans les nouvelles. Bah oui, pourquoi dépeindre un personnage froid et cynique quand on peut le faire sexy et jeune (le film se passe en 2035, elle est censée avoir 53 ans)? C'est bien Hollywood ça.

    Et c'est quoi ces robots de combats? Et ce super-ordinateur voulant dominer le monde? Pas du Asimov en tout cas, mais par contre je vois de méchants côtés Matrix dans les scènes d'actions et dans la trame de fond (monde dominé par les machines). Et ça me met en rogne.

    En définitive, le film ne se rapproche en rien des nouvelles d'Asimov qui ont un côté philosophique. Tu parles dans ton article de décors convaincants et d'action défoulatoire. C'est sûr que c'est bien fait, en même temps ils avaient un budget de 120 millions. S'ils avaient un peu économisé sur les effets spéciaux ils auraient peut-être eu assez d'argent pour s'acheter les livres?

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  4. Attention, le message suivant contient des /!\SPOILS /!\

    Je comprends assez tes critiques et vais tenter de les contrer en partie :
    - Le film précise "librement inspiré des œuvres d'Asimov", donc je ne crois pas qu'on nous mente sur la marchandise. Ça n'excuse pas tout, c'est vrai.
    - Chaque univers de science-fiction est ancré dans son époque de rédaction. Qu'on mette légèrement à jour celui d'Asimov sur certains points n'est pas pour me choquer. En outre, les électronneries ne manquent pas dans l'œuvre originale : beemer-grossisseur d'image, indicateur thermique de proximité et j'en passe.
    - La robopsychologue Calvin, je baisse les bras. Tu as raison, c'est nul.
    - Concernant le super-ordinateur par contre je ne suis pas entièrement de ton avis. Tu te souviens de "Conflit évitable" ? Cycle des robots 1 chapitre 9. Les machines sabotent les résultats de certaines entreprises pour en destituer les directeurs aux opinions anti-robots en vertu de la première loi selon la logique suivante; la pire chose qui pourrait arriver à l'humanité serait qu'elle se débarrasse des robots. Par contre, je te donne raison sur un point : aller à l'encontre de la première loi pour obéir à cette même première loi (tuer un homme pour en sauver deux autres par exemple) devrait être très nocif au cerveau positronique, or ce n'est pas le cas ici. (J'ai l'impression d'être un perso de "Les Geek")

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  5. Effectivement on se croirait dans la bd Les geeks ^^. Dans "Conflit évitable" si je me souviens bien, les machines déduisent une 4ème loi implicite de la robotique (aussi appelée loi 0). I.e. que la protection d'un grand nombre d'individus peut se faire au détriment de certains. C'est vrai que le scénario n'est pas sans rapport sur ce point mais quand-même, on nous sert une armée de robots façon Terminator alors que dans l'oeuvre d'Asimov le message extrêmement clair est qu'un robot n'est pas une arme... Et en ce sens le film a beau prétendre être "librement inspiré" de l'oeuvre d'Asimov on ne peut voir ici qu'une monstrueuse faute de fond. On change un concept fondamental et ça, c'est de l'hérésie.

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  6. Oui, oui, je concède qu'il y a des différences notables.
    Ceci dit, les N5 de I, Robots n'agissent pas de leur propre initiative, c'est bien la Machine (je sais plus comment ils l'appellent) qui les contrôle pour ces actions. Bon, là aussi il n'est nulle part mentionné (à ma connaissance) dans les œuvres originales que les robots peuvent être pilotés.

    Peut-être que la différence entre Asimov et I, Robots tiens en fait en trois mots : Complexe de Frankenstein.

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  7. Peut-être. Je reste quand-même sur ma position, le film I, Robot est une hérésie. Serais-tu un hérétique MJ? ^^

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  8. Note bien, je ne suis pas le réalisateur de ce film. Je ne fais que défendre ses bon côtés, il en possède.

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