17 janvier 2011

Deux Soeurs pour un Roi & Le Cid

Voilà quelques semaines déjà que j'ai visionné deux films qui m'ont été prêtés par M.-L. lequel passes régulièrement sur le Paravent et a dû trouver mes goûts cinématographiques calamiteux. Le moins que je puisse faire est donc un billet pour ces deux titres.

Deux sœurs pour un roi, sorti en 2008 sous le titre original The other Boleyn girl nous raconte les frasques d'Henri VIII. Pour plus d'info sur le scénar lisez un livre d'histoire. Il faut par contre souligner le côté magnifique du film, des filtres sont appliqués sur chaque scène pour y faire ressortir une teinte bien précise. Plus que l'incomparable esthétisme, il y a quelque chose de très difficile à expliquer : le tout dégage par son aspect visuel comme une sorte de guide émotionnel. C'est con, mais c'est un peu ainsi que je l'ai ressenti. 

Contrairement à l'innommable série où les acteurs ont dû être choisis pour leur côté juvénile et/ou porcin, le casting a eu la décence de trouver des actrices au minois* expliquant une passion possible. L'acteur principal y incarne le monarque en montrant force et charisme, bref c'est du tout bon.

Critique possible : je regrette les ellipses dont on ne nous avertit pas très explicitement et qui nous font manquer des moments au demeurant intéressants. Corollaire on aurait pu faire plusieurs films, mais j'aurais alors râlé pour la forme, car ça aurait obligé à acheter plusieurs Blueray Discs. Bon, j'avoue, ce film met mon esprit critique dans une situation d'aveu de faiblesse. 

J'enchaîne donc avec le Cid, sorti en 1961 qui, donc, sera nettement plus simple à critiquer. On nous retrace l'histoire romancée de Rodrigo Diaz, el Cid Campéador. Bon, je vous réchauffe le résumé en un alexandrin "Qu'il est joli garçon, l'assassin de papa", l'intrigue met en avant la loyauté, tournée et retournée sous plusieurs aspects. C'est une belle œuvre, tournée en Espagne - non, pas en Roumanie, Nouvelle-Zélande ou en Californie. Les paysages sont de toute beauté, les costumes bien choisis, une œuvre attachante. Note à ceux qui se posent la question, ce n'est pas une adaptation de Corneille.

Bon, critique ? Allez en un mot : Hollywood. Les acteurs ont un jeu qui date ... ah ben des années 60 justement. Il faut aimer, moi ça me coupe l'ambiance. Autre problème : c'est un très bon film de cape et d'épée, ce qui pour le 11e siècle fait un peu mal au cœur. Je m'explique : les acteurs lorsqu'ils se battent ont une fâcheuse tendance à manier une épée à double tranchant avec laquelle ils titillent légèrement la garde de l'autre des minutes durant, on est assez loin de l'escrime médiévale quand même. Les grandes batailles ne sont pas nettement plus abouties. Soit, je suis conscient de demander l'impossible à une œuvre qui fête son demi-siècle.

Bilan final, j'avais regardé les films dans un ordre imposé par mes préavis et si j'ai trouvé deux soeurs pour un roi conforme à mes attentes, c'est-à-dire excellent, le Cid - dont je n'attendais rien - m'a fait une très bonne impression. Je peux donc recommander l'un et l'autre à toute personne intéressée par l'Histoire quel que soit son niveau de connaissance préalable.
MJ

* J'ai failli faire le pire lapsus de toute ma vie sur ce mot. Si vous n'avez pas compris, c'est très bien ainsi.

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