27 janvier 2011

La Poutine

C'est sur le blog à part que j'avais entendu parler d'un plat québécois typique, la poutine (ci-contre). Des frittes, une sauce à la bière, du cheddar et des morceaux de merguez.

Eh bien, figurez vous que c'est par hasard que j'en ai trouvé sur la carte des brasseurs, à Lausanne. Elle fut excellente et je la recommande à toute personne voulant prouver qu'il est un homme. 

Un peu plus récemment, je me suis dit que ça devait pouvoir se faire à la maison, mais le net était pessimiste : personne ne sait faire la sauce, le cheddar ne se trouve pas, etc. Amis helvètes, tout ceci est faux ! Notre beau pays recèle tous les ingrédients pour faire une Poutine grand luxe. Le Cheddar se trouve à la coupe à la Coop (et peut être à la Migros, je ne sais pas) de même qu'une sauce barbecue Heinz qui, cuite à la casserole avec une demi-bouteille de Bière brune (de la Boxer par exemple), un peu de maïzena et du vinaigre balsamique vous permettra de reproduire à domicile une asphyxie alimentaire grand spectacle.

Bon appétit !
MJ

26 janvier 2011

Age of Empires Online

Attention, ceci risque d'être un coup de gueule.

Pour commencer, je vous propose de lire un excellent  interview de monsieur Luehmann mené par l'équipe de JeuxVidéo.com

Bon, que vous ayez vu ou pas, c'est parti : c'est quoi cette folie furieuse des RPG online ? Tant qu'on massacrait d'autres licences, ça me faisait sourire, mais là je déclare à la bande de malades à la tête de ce projet "Merde, vous êtes des andouilles".

Franchement, les Age of Empires sont liés à des concepts très précis, qui ont modelé tous les produits vidéoludiques que nous avons connus jusqu'ici. Ils ont à peu de choses près inventé la stratégie en temps réel puis ont posé un jalon visible depuis la lune avec le second. Le troisième s'il fut moins spectaculairement connu n'en reste pas moins une licence d'une extrême qualité proposant des campagnes longues et variées, des musiques romantiques à souhait, des défis tactiques et un équilibre multijoueur vraiment rondement mené. Tous ces titres étaient magnifiques et AoEII (qui fut l'un des premiers jeux installés sur mon PC actuel) possède encore tout son charme graphique, prouvant que la 3D ne fait pas tout. Je vais pas m'attarder sur le superbe Age of Mythologie, un outsider qui a gagné sa place auprès de sa belle-famille. 

Mais là, LÀ ! Bon, vous avez vu les images que j'ai volontairement mises en illustration malgré leur laideur ? J'ai croisé des jeux flash mieux faits.

Mais bon, les développeurs ont trouvé tout seul les avantages du cartoon : pas cher, vieillit pas (faudra voir dans 10 ans), tourne sur des ordis pourris (et sans perdre son temps à optimiser le titre, non mais). Et puis bon, aller looter des améliorations par terre, franchement.

J'imagine un peu la scène comme suit : 

"Chef, chef, regardez ce que j'ai trouvé !
- C'est ... une éprouvette de sperme de World of Warcraft ? Nous allons inséminer Age of Empires avec et son rejeton mutant fera de nous aussi des millionnaires ! Mouahahahaha"

Bon, on passe à la phase suivante de la descente en flè, pardon, de la critique ? 
C'est un jeu gratuit ! C'est vrai, vous pouvez jouer gratuitement, comme ça, cadeau. Vous pouvez jouer sans limites de niveau chacune des deux civilisations du jeu. Comme les autres, vous avez le droit de looter les récompenses de niveau "non-ordinaire". Comme les autres vous pourrez rejoindre des parties. Après, si vraiment vous jugez nécessaire de débloquer toutes les autres civilisations, de looter des items rares et épiques ou encore de faire bénéficier à vos troupes de plus d'amélioration à la fois, ou encore de créer des parties, ou même de faire une campagne, on va pas vous empêcher de payer quelques euros à chaque fois. Mais bon, avouez que ce sera vraiment votre faute. On ne prévoit pas de faire un prix fixe pour le jeu complet, c'est qu'on ne voudrait pas que vous dépensiez trop.

Bref, la conclusion de l'interviewé : "Age IV n'est pas dans nos esprits". Eh bien, vu le changement de direction (Ensemble Studio devenu Robot Entertainment), encore heureux, je suis pas pressé de voir le massacre !
MJ

22 janvier 2011

Une nouvelle campagne a débuté

Avec la fin de la campagne de l'Héritage (SPOIL INSIDE), mes joueurs et moi-même en avons entamé une nouvelle qui est pour moi l'occasion de tester un concept poussé dans son dernier retranchement. Ce billet risque de ne pas être très construit, mais peut-être trouvera-t-il un écho chez des rôlistes à la recherche de nouveauté.

Nous avons terminé trois campagnes Tigres Volants assez touffues pratiquement sans interruption et avons donc décidés de retrouver Warhammer. Après beaucoup de discussions et un jet de dé, il a été décidé de prendre comme cadre les Principautés Frontalières, nous avons donc trois personnages, trois mages pour être exact, perdus sur une surface plutôt vaste et livrés à eux même sans un rond en poche (Haha!). 

Passons au point intéressant. Vous vous souvenez du concept de roue libre ?  Cette campagne est dédiée à 100% à ce système avant-gardiste et très en phase avec le concept même de la région. Selon les modalités du supplément Royaumes renégats, j'ai créé un terrain de 12'000 Km carrés avec ses villes, villages, rivières et autres, le tout assez généraliste pour ne pas être autre chose qu'un contexte. Les persos ont donc l'entier de l'intrigue qui se créé via leurs actions.

Je donne ici mon premier rapport sur cette méthode, c'est stressant pour le maître de jeu et probablement déroutant pour des joueurs néophytes, mais extrêmement enrichissant.

Intrigués par la toponymie locale, les joueurs ont entamé des recherches sur les légendes locales, le reste de l'aventure fut de nombreuses discussions avec les principaux clercs du petit coin de la région qu'ils occupent, découvrant ainsi des rivalités cultuelles, les tendances fanatiques régionales, leurs tentatives pour trouver de l'argent ont transformé un point "ville" sur la carte en une plate forme commerciale où la pègre semble aller plus bon train qu'il n'y paraît. Le premier village qu'ils ont croisé est passé d'un point à une communauté de mineurs vivants dans une ferme, pratiquant le braconnage et rendant visite aux oratoires locaux. 
Outre le fait de ne pas avoir à écrire à l'avance 30 pages de scénar, cette manière de jouer me pousse dans mes derniers retranchements et me forcent à me dépasser. Quand d'autres écrivent des morceaux épars d'histoire et qu'il vous est demandé d'en faire un tout cohérent, y arriver est une sensation grisante.

Je suppose par contre que cette manière de jouer ne sera pas aussi prenante pour tout groupe. Mes joueurs ont visiblement confiance en mes capacités de construction en temps réel d'intrigue et peuvent donc infléchir l'aventure selon leurs intérêts. Je crois qu'ainsi l'éternelle crainte du PJ - ne pas aller dans la bonne direction - peut ainsi être convertie en plaisir de jeu. Il est naturellement indispensable de montrer des pistes possibles aux PJs, rappeler qu'ils sont les vrais maîtres de leur destin.

Je dois par contre constater une chose : sur un scénar standard les joueurs travaillent de concert pour arriver à un endroit précis, un X sur la carte en somme. Ici il faut d'une part qu'ils aient une cohésion assez forte pour ne pas partir chacun de son côté, car rien autrement ne les retiens (par chance mes PJs ont très à cœur de rester ensemble) et d'autre part un PJ peut aisément diriger l'intrigue dans le thème qu'il veut en prenant les choses en main, les autres joueurs le suivant pour résoudre une intrigue qu'ils voient comme logique. Ce n'est naturellement une critique ni d'un comportement ni de l'autre, mais je crains que sur un groupe moins en osmose que celui de ma table cela ne finisse par créer des tensions. 

En conclusion, j'invite tout intéressé au débat, l'émulation est toujours bonne à prendre.
MJ

20 janvier 2011

"Pour une protection face à la violence des armes"

Ma connexion internet réparée, je vais surfer - réagir plutôt - sur la vague des recommandations politiques au sujet de la prochaine votation suisse, après avoir lu des articles d'Alias ou de FredH.


Je m'assume donc j'annonce la couleur : votez NON !

Pourquoi ? C'est parti. On parle des mensonges des opposants, parlons de ceux du comité d'initiative : "Pour une protection face à la violence des armes" est un titre méchamment mensonger, car la relation cause à effet n'est certainement pas garantie. En Suisse le nombre de meurtres par balle par habitant est à un niveau très bas, toujours trop - on est d'accord - mais comparativement très bas. Reste à savoir s'il est lié aux armes d'ordonnances. Je n'ai pas trouvé de statistiques sérieuses sur le sujet, mais j'ai des doutes. Le sujet est donc fortement lié à l'émotivité de la population, mais son objectif est celui de la GSSA, qui ne cache au moins pas son ambition à long terme.

Je ne blâme donc pas cette initiative sous prétexte qu'elle n'interdit pas le port d'armes aux criminels, cela serait d'une absurdité sans nom. Cependant, son objectif n'est probablement pas si simple que celui annoncé et sur l'objectif - très noble - de la protection de la vie, elle mobilise des fonds qui aurait peu être plus profitable aux services hospitaliers par exemple.

Le point important concerne les suicides par balles, très médiatisées et dans des proportions normales en comparaison internationales. Peut-être faut-il faire un rappel : des individus psychologiquement instables ne sont pas acceptés au recrutement. Je ne dis pas qu'il n'est pas possible de devenir dépressif pendant son école de recrue, mais dans pareil cas on peut jouer à full métal jacket (kaboom dans les toilettes de la caserne) ou - comme tout le monde - profiter de l'ICN (le train à grande vitesse), lequel est actuellement le principal moyen de suicide. Je me demande bien pourquoi le GSSA ne prône pas l'installation de parois de verre sur les quais de gare.

Je termine par le chapitre tradition. (Ça y est, il y vient.) Certains tiennent aux traditions militaires, d'autres à celles d'accueil, certains encore aux horlogères ou bancaires. Pourquoi juger ? Cependant celle de l'arme d'ordonnance à la maison a peut-être un effet très bénéfique. Pourquoi avons-nous si peu de meurtres par balle ? Je pense que le respect de l'arme est un élément capital. Le citoyen apprend ce qu'est une arme, les dangers qui y sont liés, les consignes de sécurité, mais également sa symbolique. Nous sommes très loin du concept américain d'armement privé avec lequel on compare à tort le cas suisse. 

Cette initiative m'apparaît donc comme une arnaque. Au contraire je trouve que le système genevois - des arsenaux gratuits à la disposition des conscrits - est un entre-deux très convenable et un indicateur des tendances à long terme. 
MJ

17 janvier 2011

Deux Soeurs pour un Roi & Le Cid

Voilà quelques semaines déjà que j'ai visionné deux films qui m'ont été prêtés par M.-L. lequel passes régulièrement sur le Paravent et a dû trouver mes goûts cinématographiques calamiteux. Le moins que je puisse faire est donc un billet pour ces deux titres.

Deux sœurs pour un roi, sorti en 2008 sous le titre original The other Boleyn girl nous raconte les frasques d'Henri VIII. Pour plus d'info sur le scénar lisez un livre d'histoire. Il faut par contre souligner le côté magnifique du film, des filtres sont appliqués sur chaque scène pour y faire ressortir une teinte bien précise. Plus que l'incomparable esthétisme, il y a quelque chose de très difficile à expliquer : le tout dégage par son aspect visuel comme une sorte de guide émotionnel. C'est con, mais c'est un peu ainsi que je l'ai ressenti. 

Contrairement à l'innommable série où les acteurs ont dû être choisis pour leur côté juvénile et/ou porcin, le casting a eu la décence de trouver des actrices au minois* expliquant une passion possible. L'acteur principal y incarne le monarque en montrant force et charisme, bref c'est du tout bon.

Critique possible : je regrette les ellipses dont on ne nous avertit pas très explicitement et qui nous font manquer des moments au demeurant intéressants. Corollaire on aurait pu faire plusieurs films, mais j'aurais alors râlé pour la forme, car ça aurait obligé à acheter plusieurs Blueray Discs. Bon, j'avoue, ce film met mon esprit critique dans une situation d'aveu de faiblesse. 

J'enchaîne donc avec le Cid, sorti en 1961 qui, donc, sera nettement plus simple à critiquer. On nous retrace l'histoire romancée de Rodrigo Diaz, el Cid Campéador. Bon, je vous réchauffe le résumé en un alexandrin "Qu'il est joli garçon, l'assassin de papa", l'intrigue met en avant la loyauté, tournée et retournée sous plusieurs aspects. C'est une belle œuvre, tournée en Espagne - non, pas en Roumanie, Nouvelle-Zélande ou en Californie. Les paysages sont de toute beauté, les costumes bien choisis, une œuvre attachante. Note à ceux qui se posent la question, ce n'est pas une adaptation de Corneille.

Bon, critique ? Allez en un mot : Hollywood. Les acteurs ont un jeu qui date ... ah ben des années 60 justement. Il faut aimer, moi ça me coupe l'ambiance. Autre problème : c'est un très bon film de cape et d'épée, ce qui pour le 11e siècle fait un peu mal au cœur. Je m'explique : les acteurs lorsqu'ils se battent ont une fâcheuse tendance à manier une épée à double tranchant avec laquelle ils titillent légèrement la garde de l'autre des minutes durant, on est assez loin de l'escrime médiévale quand même. Les grandes batailles ne sont pas nettement plus abouties. Soit, je suis conscient de demander l'impossible à une œuvre qui fête son demi-siècle.

Bilan final, j'avais regardé les films dans un ordre imposé par mes préavis et si j'ai trouvé deux soeurs pour un roi conforme à mes attentes, c'est-à-dire excellent, le Cid - dont je n'attendais rien - m'a fait une très bonne impression. Je peux donc recommander l'un et l'autre à toute personne intéressée par l'Histoire quel que soit son niveau de connaissance préalable.
MJ

* J'ai failli faire le pire lapsus de toute ma vie sur ce mot. Si vous n'avez pas compris, c'est très bien ainsi.

15 janvier 2011

Ultramarines versus Damnatus

J'ai eu l'occasion de visionner Ultramarines, un animé basé sur l'univers de Warhammer 40k. J'avais eu l'impression quand j'ai vu le premier trailer (le logo des ultramarines, figé durant quelques secondes) que cela répondait à l'annonce du film de WoW dans le genre "Crotte pourquoi on a pas eu l'idée avant eux". 

Bon je suis un peu médisant, mais je dois dire que cet animé ne m'a pas enchanté. Ce n'est pas que l'univers me déplaît, bien au contraire c'est une petite merveille au côté sombre et religieux, une sorte d'univers gothique flamboyant à l'arrière-goût de gisant. 

Ici, cependant je trouve qu'on peine à assumer cet aspect en voulant y mêler un côté étoiles, garde-à-vous le mélange dans le cas présent ne passe pas si bien. Ce qui est paradoxal, car le jeu vidéo Dawn of War II (sur 40k lui-aussi) me paraît être une vraie réussite.

/!\ SPOIL /!\ 
Il faut dire aussi que dans Ultramarines, l'an 40'000 se déroule dans le 41e siècle.

Niveau esthétique c'est joli. Rien à redire là dessus. Les armures grouillent de gravures et de sceaux de puretés, les visages sont bien rendus, les décors parfois un peu simple, mais pas mauvais dans l'ensemble. Oh, un petit problème d'échelle avec le thunderhawk on dirait. il semble très trapu de l'extérieur, mais l'intérieur est assez immense. Il faut croire qu'ils ont un architecte Inuit. Autre problème, nettement plus marqué celui-ci les armures semblent terriblement légères et confèrent une agilité stupéfiante. De même le bruit des armes est trop léger pour être impressionnant. Je suis probablement influencé par l'image de l'escouade Dévastator de DoW II, laquelle avance pesamment et fait hurler ses bolter lourds dans un grondement de basses propre à vous arracher une petite larme de joie.

Bon, maintenant je passe en mode méchant-troll : 
C'est vraiment dommage que Games Workshop ait bloqué l'équipe de Spärentor pour le projet Damnatus, des feind im innern, car celui-ci - pour que qui m'a été donné d'en voir - mettait en avant une intrigue et surtout des ambiances nettement plus poussées et propres à illustrer l'esprit de Warhammer 40k. Il s'agissait de questions de propriété intellectuelle. Je comprends pas pourquoi GW n'a pas simplement filé un quelques biftons à l'équipe (quelques milliers d'Euros, un trésor pour les jeunes cinéastes amateurs, une broutille pour la multinationale) afin de leur commander Dmnatus

Conclusion : vous pouvez passer votre chemin, sauf si vraiment les Spaces Marines vous font triper. Il ne s'agit vraiment que d'une illustration simple de cette armée qui n'offre pas d'intérêt cinématographique, ne fait pas progresser votre compréhension de cet univers et risque même de vous faire lever parfois un sourcil. 
MJ

14 janvier 2011

The Punisher : Warzone

Allez, je commence pas une apostrophe format missile tomahawk : The Punisher : Warzone est un excellent mauvais film.

Sorti en 2008, il est sans conteste un film d'action sans répit. Je suis tombé dessus en cherchant les (rares) productions de l'excellent Ray Stevenson pour une fan dudit acteur (laquelle est croisable ici même) et voulais me le procurer. 

On découvre que l'Homme n'est finalement qu'une poche d'hémoglobine bien remplie et prête à craquer à la moindre occasion (hache, pied de flûte de champagne, Magnum, AK-47 et j'en passe). Ceci en fait un film idéal pour ne pas dormir malgré une dure journée, mais définitivement anti-âmes-sensibles.

Côté scénario, c'est basique, peu sinon pas de rebondissement. Mais je ne crois pas que vous regardiez cette réalisation pour son intrigue, si ? Voilà pourquoi c'est un mauvais film.

Ce qui me fait dire qu'il est excellent, c'est le côté comics. Les méchants, humiliés, prêts à tout et largement barjos y ont des trognes digne des vieux Batman, la ville (New York en l'occurrence) y est sombre, faite de buildings dans la nuit. Le héros y est indestructible, mais tellement sensible. Du vrai comics de super héros. Le point qui le différencie de Batman est la mort. Punisher tue, encore et encore, Batman - dans le pire des cas - ne sauve pas de la mort. 

A réserver aux adeptes du genre, ou aux fans de Ray, les uns comme les autres seront ravis. Pour toute autre personne, je suggère de passer son chemin par contre. 
MJ

10 janvier 2011

Keyboard for Gaming : G13

... et vous n'aviez encore rien vu. Autre produit de Logitech dans la série du matériel pour gamer, le G13 se présente un peu comme un OVNI. 

J'entends : un clavier de gamer est reconnaissable comme un clavier avec des choses en plus. La souris du gamer elle aussi ressemble à une souris. Le casque pour gamer, et ainsi de suite.

Mais le G13, ne ressemble pas à grand-chose. Compacte, rembourré, doté d'un petit joystick à la précision fort appréciable, c'est probablement le plus emblématique des produits de la gamme G. 

Pour l'avoir testé sur Mount & Blade : Warband, en multijoueur, c'est confortable, très confortable. La logique du produit est que le traditionnel WASD (les Français traduiront ZQSD, sauf erreur) n'est pas ergonomique et le G13 permet en effet d'optimiser l'accessibilité à ces touches. Peut-être pourrais-je ne pas me zigouiller le canal carpien avec ce jeu. 
Points noirs ? Très peu en fait. L'écran n'a pas la qualité du G19, mais le produit est plus ancien aussi. Autre problème parfois mis en avant que je me dois de confirmer : les touches sont intitulées G1, G2, G3 etc. Or quand vous égarez la commande "Recharger" sur Battlefield, vous n'avez plus qu'à tâtonner jusqu'à retrouver le bouton que vous aviez affecté. Ça demande un petit temps d'adaptation donc et ça oblige à bien méditer la logique des macros lors de la programmation. Autre chose, il est possible d'affecter la souris au Joystick. C'est très cool, mais je n'ai pas trouvé comment mettre les boutons de la souris aux deux touches à proximité, du coup c'est un peu ballot.

En résumé, un très bel objet qui m'a fait fantasmer et qui me remplit d'une fierté propre aux matérialistes. Élégant, compacte et agréable. J'hésite à dire un must-have car on risque de me prendre au mot.
MJ

9 janvier 2011

Keyboard for Gaming : G19

Oui je sais, certains attendaient ce billet. Je savais qu'ils savaient. Bref, voici venir l'un des derniers bébés de Logitech, le G19, un clavier dédié aux gamers. Ce qui est intéressant c'est que Logitech me semble avoir un monopole de ce marché, incroyable non ?

Donc l'objet présente un écran full HD, un éclairage des touches de la couleur désirée divers petits boutons pour frimer (commandes multimédia, touche "gaming" qui bloque le retour à Windows) et surtout les touches G1 à G12 qui supportent des macros. Comme les besoins ne sont pas les mêmes suivant les tâches, on peut créer plusieurs profils liés à des logiciels qui sont activés en même temps que l'exécution de ce dernier. 

Ajoutez que le clavier fait Hub USB, que ses touches ont un contacte très agréable, une légère résistance à la pression et un amorti avant le fond. Franchement, c'est du beau matériel. Oh, 40% de l'utilité est la frime et 40% l'autosatisfaction. Les 20% qui restent ont probablement un rendement peu élevé en matière d'amélioration de vos performances de jeu.

Ah, il faut des critiques ? C'est vrai, je termine souvent par des critiques. Ledit clavier demande une alimentation externe. C'est embêtant pour le principe, mais comme il est de toute façon peu transportable (franchement, celui qui transporte un clavier quotidiennement je lui tire mon chapeau ou la langue) il suffit de faire une bonne fois pour toutes l'installation avec une triplette et c'est marre. Autre problème : mon ordi n’aime pas démarrer avec le clavier branché, il me fait un écran noir une fois sur deux. 

Voilà, un bel objet en vérité, je suis très fier, et comme déjà dit, j'aime bien Logitech.
MJ

6 janvier 2011

Dune n'est pas un nanar,

Ce n'est pas un film facile, c'est différent.

J'avais connu l'univers de Dune via Dune 2000 de feu la Westwood Studio et plus tard via une mémorable partie de jeu de rôle. Je savais qu'il existait les livres puis le film, mais n'avais pas cherché plus loin. Or, lorsque j'ai croisé le DVD intitulé Dune, je n'ai pas résisté.

Force est de reconnaître que le film a mal vieilli sur certains points, un héros qui ferait passer Luke pour un vieux de la vieille, certains effets spéciaux très inégaux, des costumes ou décors parfois carton-pâte, on a de temps en temps une impression de nanar. 

C'est dommage, mais c'est aussi très injuste, car sur bien des points ce film est un petit bijou. Les ambiances verniennes teintées de tsarisme, le très riche univers emprunté, une panoplie d'acteurs bigrement bons (mais doublés au lance-pierre. Il faudra que je visionne tout ça en VO d'urgence.), une dimension épique. Je trouve presque dommage que nous n'ayons pas affaire à une trilogie, il y aurait eu matière. Et puis, bon, les musiques de Toto.

Franchement, si ce film manque à votre culture, visionnez-le, mais soyez indulgent il le mérite. 

Atréides, en route !
MJ

5 janvier 2011

Procrastination

Je viens de terminer Procrastination, la dernière production de Terry Pratchett.Toujours sans spoil aucun (vous n'en trouverez pas sans avertissement sur LeParavent), on y parle du temps. 

Quand je dis on en parle, c'est comme dans "on en parle". C'est-à-dire qu'on a parfois l'impression qu'on ne fait que ça. Je vais être honnête : c'est probablement l'un des plus gros disque-monde, avec plus de 400 pages, mais quantité ne fais pas génie, il y a des longueurs. L'intrigue est bien ficelée et reprends des gros morceaux des livres précédents, l'action est rebondissantes, il y a des scènes amusantes, mais peu de décalage je trouve. Or ce décalage est justement ce qui fait les disques-mondes. Peu, mais pas aucun : l'abbé est un personnage pour le moins frais. 

Je pense que Procrastination est voulu comme une sorte d'apogée. Notez qu'avec une série aussi remplie que les annales du disque-monde c'est assez naturel, mais c'est aussi dommage, car il y manque un je ne sais quoi, ce petit élément que seuls obtiennent ceux qui ne cherchent rien.
MJ

1 janvier 2011

Bonne année !

Chers lecteurs,

Je vous souhaite une excellente année 2011. J'attends beaucoup de ces prochains 365 jours. Wait and See. 
LeParavent s'efforcera lui aussi d'être au top et je vous invite à utiliser (entre autres) les commentaires de ce billet pour faire part de vos attentes en la matière. Les miennes ? Je dis jamais non pour des commentaires supplémentaires, j'aime les débats.

Bonne et heureuse année !
MJ