31 décembre 2011

Les enfants de Dune

Les fans d'Herbert ont reçu en 2003 une mini série TV, pas grand-chose, 4h et quelques réparties en 3 épisodes, voyons donc ce qu'il y a dire des Enfants de Dune, par Harrison.

Premièrement, contrairement au titre, la série comprend les événements du Messie de Dune et - justement - des Enfants de Dune. Elle fait suite à la série Dune mais en fidèle adaptation des romans, elle pourra suivre tant le film de Lynch que l'oeuvre originale.

Commençons par les forces, car elles sont nombreuses et grandes : les acteurs indéniablement, pour peu connus qu'ils soient, apportent la plus grande partie. les jeux sont subtils et permettent aux intrigues de se développer dans une certaine impartialité du spectateur. Hormis Wensicia Corrino (la méchante) et les jumeaux Atréides (les gentils), tous les personnages sont ambigus et c'est délicieux. Je regrette un petit peu le visage de Paul, qui fait très Ken tout de même. Mais cela relève du pinaillage.

Les environnements sont enchanteurs, mêlant les ruelles étriquées d'un style arabisant avec les bâtiments d'acier à facette faits en images de synthèses. Ces dernières sont relativement fignolettes. Ne vous attendez pas à Gollum ou Jake Sully, mais c'est très correct compte tenu du budget, ça fait même un peu jeu vidéo par moment.

Je suis aussi très étonné de la richesse du scénario. Il parvient à caser pratiquement tous les éléments des romans dans un temps finalement très restreint. Nous en arrivons d'ailleurs ma principale critique : ceci est une série, pourquoi trois épisodes ? Il ne pouvait pas y en avoir une dizaine ?

Autre critique importante : Dune est en pleine croissance de sa végétation, pourquoi ne voit-on pas quelques scènes de désert verdissant ? Il eut été bon d'avoir un écho visuel à ce qu'on répète sans cesse. Enfin, il aurait été bien aussi que les Ornithoptères restent fidèles à l’œuvre originale : qu'ils battent des ailes.

Au final, je vous recommande vivement cette œuvre très agréable, pas sans rapport avec Rome, qui lui empruntera quelques acteurs et les intrigues tortueuses.
MJ

25 décembre 2011

Joyeux Noël 2011

Joyeux Noël mon cher Paravent. Excuse-moi de t'avoir laissé de côté et d'avoir oublié ton anniversaire. Pour m'excuser, voilà une jolie image du sapin avec le train LEGO de quand j'étais petit.

Oh, vous êtes là, cher lecteur ? Joyeux Noël à vous ! Soyez assuré que Noël apportera son lot d'articles prochainement.
MJ

17 novembre 2011

LesTrois Mousquetaires

Dimanche dernier, je suis allé voir les Trois Mousquetaires, en VF et en 3D (houuuu)*. C'était un peu la dernière qui sonne, étant donné qu'il s'agissait de l'avant-dernière séance de la région. Avantage, hormis 4 clampins, nous étions seuls dans la salle. C'est un peu triste, mais au moins, ça sent pas la pizza et il n'y a pas de rires maléfiques.

J'ai un peu entendu tout et n'importe quoi sur ce titre. J'ai lu des critiques incendiaires - entre autres naturellement. Annonçons tout de suite la couleur : moi, j'ai trouvé excellent.

Il est probable que pour apprécier, il faille une certaine culture. Eh non, mesdames et messieurs, la culture ne s'arrête pas à Alexandre Dumas. Le film commence alors que nos trois mousquetaires sont à Venise. Entre les barques, les canaux et le marbre, ils filent différents personnages pour leur voler les clefs d'accès à la salle des plans de Léonardo Da Vinci. Si vous persistez à ne pas voir la référence, jouez à Assassin's Creed, cela vous fera le plus grand bien.

De la même manière, les présentations des personnages - avec une affichette explicative - outre le fait qu'elles sont très agréables pour intégrer rapidement qui est qui, fait très vidéoludique (ici par contre les possibilités seraient multiples, citons Borderland comme exemple). La situation est expliquée sur une carte avec des figurines, façon Empire, Total War. Bref, cette oeuvre est empreinte d'une classe très sympathique doublée d'un cachet très geek. 

Le choix des acteurs est très sympa. On appréciera Ray Steevenson, et Milady Jovovich. On ira même jusqu'à tolérer Orlando Bloom. Louis XIII est délicieux de niaiserie, c'est simple mais drôle. J'ai par contre plus de mal avec notre jeune ami D'Artagnan, qui joue tellement bien l’effronté héroïque qu'il en est chiant.

Côté costumes et décors, c'est superbe. Le design est particulièrement léché. J'avoue qu'on a un peu secoué ma fibre sensible avec les navires-dirigeables de Da Vinci, s'envoyant des bordées bien nourries. Le pire est qu'ils ne sont pas trop anachroniques - à peine un siècle et demi trop tôt pour la montgolfière. Quant à l'armement, du ribaudequin au lance-flamme, aucun problème. Je suis davantage perplexe par la présence de Versailles. Mais des concessions doivent parfois êtres faites au panache. De la même manière, le fait que la totalité de l'armée de France soit constituée de la garde du cardinal lui fait accéder à une classe absolument folle.

Bref, c'est un film très plaisant, qui fait preuve de beaucoup de qualité en terme de prestance et d'imagination. Vous voulez chercher plus loin ? Ne faites donc pas votre difficile !
MJ




* Je sais qu'il y a des détracteurs frénétiques de la VF et/ou de la 3D, mais moi, j'aime bien ça. Notez que ça ne m'empêche pas d'aimer aussi la 2D et/ou la VO.

4 novembre 2011

Metropolis

Il y a des choses qu'il faut faire. Pour sa culture, pour avoir des références. L'une d'elle c'est voir Metropolis, le chef d’œuvre de Fritz Lang. C'est fait, et bien fait.

Il faut dire qu'il me titillait depuis quelques semaines lorsque j'ai aperçu la version remastérisée en Bluray Disc, une version longue soigneusement compilée à partir de plusieurs bandes retrouvées ça et là, sachant qu'il manque un bon quart de l'original même dans ce disque.

Il y aurait myriade de choses à dire sur une telle bande. Je vais commencer par un avertissement : il est muet et noire-blanc. Si vous n'êtes pas rebuté, c'est toute une époque qui s'ouvre à vous.

Pour avoir visité le Deutsches Museum le week-end dernier, je ne peux que trouver à Metropolis toute cette part d'ingénérie Allemande qui a visiblement tant fasciné qu'effrayé une époque. 

J'ai aussi compris pourquoi le NSDAP a cherché à embaucher Lang pour sa propagande : Metropolis est méchamment anticommuniste. Avec son axiome "Entre le cerveau et la main, le médiateur doit être le coeur", on n'échappe pas au respect du patron et de l'ingénieur.

Enfin, s'il me fallait une illustration de la société de l'Impérium dans 40k, j'ai maintenant toutes les références qu'il faut. Oui, c'est du détail et c'est assez orienté.

Je ne vous rabâcherai pas tout un discours sur l'expressionnisme allemand. Ce n'est pas mon métier.
MJ


27 octobre 2011

Sortons du nucléaire

Je reviens sur un sujet qui fait encore couler de l'encre. J'ai nommé le débat énergétique. Pourquoi ? Ça me titille depuis un moment et je viens de recevoir le journal SuisseEnergie, avec l’interview de Doris Leuthard.

C'est assez amusant en fait, car j'ai toujours l'impression que ce sont les mêmes arguments qui reviennent et quand je vais à l'encontre, j'ai l'impression de tricher tant c'est facile à démonter.

Nous allons donc, tous ensemble regarder les arguments présentés ici et là dans ce communiqué officiel et y ajouter des chiffres, que nous irons chercher à l'office fédéral des statistiques, c'est simple, c'est gratuit, c'est tout public et c'est fiable.

Les énergies renouvelables hors hydrauliques ont apporté en 2010 466 GWh. Je lis dans les objectifs de SuisseEnergie qu'il faut augmenter de 50% la production d'énergie renouvelable. Dois-je sortir ma calculatrice pour comparer 466 divisé par deux et les 25'205 GWh produits en 2010 par nos centrales nucléaires actuelles ? D'accord, allons-y : il faudra 108 et des poussières fois ça.

Pardon ? Ah ! je suis un méchant gaillard, j'ai exclu l'hydraulique des statistiques et leurs 37'450 GWh font une sacrée différence. Où voulez-vous placer ces nouvelles centrales ? On pourrait inonder le Val d'Anniviers par exemple, ça résoudrait les problèmes de lits froids dans les villages. Pas de barrage donc, c'est vrai, les associations de l'environnement ont assez râlé sur le barrage des Trois Gorges . Centrales au fil de l'eau peut-être ? Oui c'est possible, elles représentent 16.040 GWh. Tous les emplacements offrant un bon rendement sont exploités, mais il y a du potentiel, si on applique la règle des 50%, ça nous fait un tiers du nucléaire. Mini-centrales enfin. La aussi, il y a du potentiel, mais vu que c'est déjà compté dans le fil de l'eau, cela ne nous permet pas d'aller plus loin. On va pas s'attarder sur les hydroliennes et centrales marémotrices.

On passe aux réductions de consommation ? Installation de LEDs ? Voilà qui permettrait une réduction de 4/5 de la consommation d'électricité liée à l'éclairage (à condition qu'il n'y aie actuellement aucune LED ou ampoule éco en service). Certainement le plus bel exemple d'économie possible. Le problème c'est que ça concerne un petit secteur parmi tant d'autres. Je n'ai pas trouvé de statistique officielle (hormis que le chiffre que nous n'avons pas a augmenté de 9.6% en quelques années). J'ai fait une estimation à partir d'une moyenne de chiffres de provenances diverses, à prendre avec des pincettes, mais on a pas mieux : 640 GWh pour 2010, soit une économie de 512 GWh. Soit 2% de la production des centrales atomiques. Il y a également un petit problème sous-jacent. Une économie n'est pas une production en fait*.

Autres solutions proposées : ne roulez en première que sur la longueur d'une voiture, passez à la vitesse supérieure à 2500 t/min (dès 1500 pour les moteurs Diesel) et rétrogradez le plus tard possible. Je vous en passe une liste longue comme le bras. Contrairement aux associations prônant tout ceci, vous n'êtes pas débiles, vous savez que votre voiture à essence n'a pas d’impact sur la question du nucléaire. À moins que ? Nous y arrivons tout de suite, promis.

Hein ? Vous voulez que je parle de l'Allemagne, un exemple fantastique ? Le cas n'est pas tout à fait comparable au nôtre : le nucléaire représentait en 2005 15% du total produit (ici aussi l'OFS ne nous aidant pas, les chiffres sont à prendre avec plus de sourcils levés), la solution proposée est donc de décupler la production d'énergie renouvelable (comment ? Mystère ...) et d'augmenter de 50% la part du charbon et de la houille ! Félicitations aux mouvements écologistes. Leur action permettra une accentuation du réchauffement climatique. Clap Clap Clap**. Du coup, mieux vaut conduire écologiquement dès maintenant.

Une question reste donc en suspend : que nous réserve l'avenir ? J'entrevois trois scénarios pour le prochain siècle répondant à ce que nous avons vu ci-dessus.


A) Reliques nucléaires
Incapable de passer aux énergies renouvelables et refusant de donner crédit à l'énergie fossile, mais bloqué par sa décision, le gouvernement refuse la mise hors service des centrales nucléaires actuelles. Les risques augmentent d'année en année jusqu'à un déblocage vers un autre scénario ou la catastrophe.

B) Nouvelle juridiction
Plusieurs années ont permis aux esprits de se calmer, une nouvelle décision politique permet la construction de centrales à fission de nouvelle génération.

C) Dépendance à l'étranger
Incapables de garantir nous-mêmes notre approvisionnement, nous parvenons à convaincre nos voisins de construire des centrales à proximité de la frontière pour nous ravitailler. Ces dernières peuvent être nucléaires ou fossiles suivant les juridictions desdits pays voisins. Notons que c'est actuellement la solution prônée par Doris Leuthard.

D) Scénario fourre-tout où une chose super-cool se produit : les extraterrestres nous exilent vers une planète terraformée, les centrales à antimatières arrivent sur le marché ou encore une variété très rare de Rhododendrons donne des billets de banque qui nous permettent de construire des panneaux photovoltaïques.

J'en ai terminé avec cet exposé, mesdames messieurs. Il est dramatique de voir que nos politiciens se pavanent avec leurs nouveaux discours sur l'énergie en l'absence totale d'arguments viables. Le slogan anti-nucléaire est axiomatique "Les solutions sont là." Je réponds avec une certaine lassitude "les chiffres sont là." Je pourrais même ajouter un sourire en coin "être idéaliste c'est Bien savoir réfléchir c'est Mieux".
MJ


* Vous connaissez l'histoire du type qui trouve dans une librairie un livre de recettes qui dit "avec cet ouvrage 50% du repas est prêt". Il se tourne vers le libraire et dit "mettez-m'en deux". Heureusement que vous ne riez pas, car pour certains de nos élus, on en est là.
** Formidable. Mon système d'applaudissement sarcastique fonctionne encore.

19 octobre 2011

Promotheus : Commando Stellaire




















Il y a deux jours déjà, il m'a été donné de voir Promotheus : Commando Stellaire,* ou, si vous préférez la VO : Hunter Prey. Le titre comme mes goûts indiquent sans équivoque que nous avons affaire à de la Science-Fiction. Si le sujet est assez standard, ce film possède plusieurs spécificités qui lui donnent un charme tout particulier. C'est parti pour un petit tour du propriétaire.

Réalisé par Sandy Collora en 2009, les moyens impliqués sont extrêmement faibles : peu ou pas d'effets spéciaux, un tournage réalisé en 18 jours au Mexique, des acteurs globalement inconnus au bataillon, mais un scénario très riche en rebondissement et une véritable mine d'idées pour du jeu de rôle. 

L'intrigue ? Un vaisseau s'écrase dans une zone désertique avec à son bord un prisonnier alien. Les survivants du crash, des commandos d'élite mettent alors tout en œuvre pour attraper - si possible vivant - cette terrible créature; rapide, rusée et capable de s'adapter en un temps record à toutes les situations. On comprend au fil du temps que cette bestiole est le dernier représentant de sa race, qui représente une menace galactique. S'ensuivent des chassés-croisés pour remporter la victoire avant l'arrivée des renforts. Tout ceci vous paraît simple ? Détrompez-vous, c'est ici que le film prend toute sa dimension; en se riant des codes. 

D'aucuns ont voulu dire qu'il était calqué sur Star Wars. Je suppose que c'est à nouveau le journalisme qui frappe à l'aveugle, car si une antithèse de l'exalogie de Lucas est possible, c'est bien Promotheus : pas de moyens, pas d'effet spéciaux, mais beaucoup d'originalité. On y aborde abondamment des problématiques racistes** là où Star Wars nous sert tout bêtement un melting-pot de trombines diverses.

Promotheus n'est pas un incontournable, loin de là, mais il offre aux inconditionnels du genre une bonne mine d'idées, augure d'excellentes surprises quant aux futurs longs métrages du réalisateur mexicain et nous rappel que le battage médiatique fonctionne sur les foules, mais que nous pouvons être au dessus de ça.

MJ


* Oui, Promotheus, avec un O à ne pas confondre avec Prometheus avec un E, le prochain Alien (qui visiblement sera sacrément dénaturé, mais c'est un autre sujet).

** Au sens Science-fictionnel du terme, conflit de races d'origines différentes.

6 octobre 2011

Les milliards de tapis de cheveux

Le roman qui a sonné le renouveau de la science fiction allemande, des milliards de tapis de cheveux, (Die Haarteppichknüpfer en VO) est signé de Andreas Eschbach et a bénéficié d'un traitement spécial dans ma pile de lecture puisqu'il m'a été imposé par le cours SHS Représentations du Futur de l'EPFL. Voyons donc ce qu'il y a à dire.

L'univers - visiblement conquis par l'Homme - mélange joyeusement des planètes sous-développées (au niveau pratiquement médiéval) et un pouvoir central qui - lui - possède quelques moyens : vaisseaux, blindés, etc. Un culte de l'Empereur-Dieu sévit sur l'Empire, seulement combattu par des révolutionnaires prétendant avoir tué le souverain.

Ma première remarque rejoindra celle des critiques littéraires de tous poils : l'histoire même des tapis de cheveux est on ne peut plus anecdotique. J'ajouterai que la théorie des fils - basiquement - stipule qu'une bonne intrigue devrait avoir un fil secondaire (avec nos héros) et un fil principal (la méta-histoire), le fil secondaire influençant le principal. Il est évident que la mort de l'Empereur va bouleverser les tisseurs de cheveux ! Il aurait fallu un enjeu à ce roman. On aurait pu imaginer, par exemple, que de nombreux mondes - impressionnés par la ferveur de la petite planète de tisseurs - refuse de prêter crédit aux révolutionnaires et que seul la perte de ce macabre commerce aurait pu mettre un terme à l'Ancien Régime.

De nombreux chapitres sombrent carrément dans l'inutile, présentant des personnages - leurs vies, leurs œuvres - dont l'incidence sur le récit sera égale à zéro. Point dommage car ces ventres mous, bien écris au demeurant, ne sauraient apporter une pierre à l'édifice que dans la perspective d'un roman beaucoup plus vaste, ou d'une bonne grande et grosse série.

Je terminerai par une question : qu'est-ce qui a retenu les avocats de Games Workshop ? Car honnêtement j'ai l'impression que Warhammer 40'000 a été déguisé et violé. Un Empereur-Dieu ? Des planètes au niveau technique faible ? Un Empire dont les plus grandes prouesses technologiques consistes à bâtir des croiseurs et des tank ? Un trône d'or ? Je vais m'arrêter sur ce dernier. S'il semble que la base de cet élément soit le trône d'or de Charlemagne, sur lequel il fut placé après sa mort, je ne crois pas que l'idée de vie éternelle puisse être tiré de là. Non, l'idée du Trône d'Or, fabuleuse machine ésotérique maintenant en vie un individu important ne me semble pas avoir la moindre occurrence hors Warhammer 40'000. Bref, ce roman n'est pas mauvais, mais j'ai toujours préféré l'original à la copie.
MJ


28 septembre 2011

Deus Ex : human revolution

Le paravent reprend du service pour cet incroyable titre. Deus Ex : human revolution nous avait fait baver depuis une demi-année avec sa cinématique époustouflante, qui avait reporté le prix de la plus belle cinématique de l'an (pourtant en concurrence avec Bioware et Blizzard).

Je vais commencer par tout vous avouer : je n'ai jamais joué aux précédents opus de la série et tâcherai de compenser mon inculture par l'objectivité. En effet, nombreux furent les joueurs à comparer ce préquel à la série originale, généralement en faveur de cette dernière.

Nous voilà donc catapultés dans un futur très proche; les firmes de biotechnologies du monde entier rivalisent d'inventivité pour rendre aux handicapés et blessés de guerre leurs pleines facultés et pour améliorer les facultés d'autres. Nous vivons donc en plein transhumanisme; le rêve d'une vie meilleure à portée de tous pour certains, un juteux marché pour d'autres, un crime contre l'Humanité pour ceux qui restent. 

Les développeurs ont fait un travail titanesque sur ce monde, ils disaient chercher une science-fiction basée avant tout sur le présent. Si je ricane un peu - toute œuvre de science-fiction est basée sur son contexte de rédaction - le résultat est d'une très haute qualité puisque tout est au service de l'histoire. 

Par de nombreux aspects, ce jeu me rappel Assassin's Creed, un homme d'exception pris dans un complot majeur à l'échelle planétaire. Pour plusieurs points, il est en fait un sacré cran au dessus d'AC. Premièrement l'intrigue est nettement plus sympa. C'est très parti-pris, mais l'absence d'extraterrestres est salvatrice. Secundo, là ou AC nous propose une vision très manichéenne, de gentils assassins (nous) contre de méchants Templiers (eux), Deux Ex propose au joueur de forger sa propre opinion sur le monde qui l'entoure, jusqu'au final qui changera du tout au tout suivant vos choix.  

Le gameplay est le point ou AC peut se targuer d'être nettement meilleur. Deux Ex manque de fluidité dans les animations, souffre d'une certaine rigidité, les IAs mangent du foin (mais tirent bien!). Cela ne signifie en rien que ledit gameplay soit à la ramasse : au contraire, les développeurs ont su l'intégrer dans l'univers. Vos points d'expérience sont troqués contre de nouvelles amplifications qui vous permettent virtuellement de venir à bout de toute adversité. Marre de vous faire cribler de balle ? Transformez votre peau en blindage. Des gaz mortels ? Poumons antitoxines. Besoin de s'infiltrer ? Devenez invisible. Passez à travers les murs, sautez du toit de n'importe quel immeuble, piratez des tourelles, portez-les**, und so weiter.

Les conséquences de cette biomécanisation sont également très bien traitées : les grenades EMP* font crasher vos systèmes optiques qui affichent "réinitialisation en cours" avant de se relancer, mais avec toutes les jauges qui affichent "patientez, réinitialisation". Bref, vous ne jouez pas un surhomme, vous jouez un augmenté. 

Je passerai comme chat sur braise sur les musiques et les graphismes. Tous deux sont fabuleux et servent merveilleusement l'intrigue et l'ambiance. Je ferais par ailleurs une mention spéciale de l'hommage à Blade Runner que l'on retrouve dans l'appartement d'Adam, particulièrement travaillé.

Au rayon des points faibles, j'ai trouvé les passages de bosses vraiment mauvais. On oscille entre une difficulté presque insurmontable et une facilité déconcertante (lorsqu'on joue full stunt). Bref, ces moments de jeu ne sont pas intéressants en plus d'être relativement HS.

En conclusion, Deux Ex : human revolution m'a beaucoup impressionné et restera parmi mes meilleurs titres tout en profitant de mes chaudes recommandations.

MJ



* Elecromagnetic Pulse, dont le but est de bousiller l'électronique.

** anecdote : c'est devenu ma technique de combat favorite. Piratez une tourelle, définissez les ennemis comme cible et portez-là. Il est même possible de la mettre dans l’ascendeur et donc de la trimballer sur tout un niveau. Pour dire vrai, j'ai même affronté un boss avec. Plus précise et puissante qu'une mitrailleuse, la porter devant vous protège aussi des tirs adverses. Le pied.

19 juillet 2011

Némésis

C'est (à nouveau) un livre d'Asimov qui se cache derrière ce titre. Némésis est un roman stand-alone, pas très épais même, qui nous plonge dans les débuts de l'exploration spatiale.

Premier constat, avec un minimum d'imagination, ce roman se place aisément dans la chronologie Asimov. Contemporain des premiers romans de la série des Robots.

Après lecture, je le qualifierai de bon. Pas excellent, sans doutes, mais à l'évidence bon. Les personnages sont très attachants, les intrigues tant scientifique que politiques ou personnelles sont très bien ficelées. Il y a deux trois éléments capillotractés par moments. Je ne suis que moyennement partisan du trip "Gaïa" et assimilés, disons que je n'en vois pas l'intérêt. 

Il faut mentionner une entorse majeur au style Asimov : on y trouve des descriptions romantiques de paysages. Si les autres monographies sont ordinairement sobres, celle-ci s'offre le luxe d'un peu de finesse dans ce monde de brutes.

Enfin, je me dois de mentionner l'ombre au tableau. Le quatrième de couverture contient des SPOILS monstrueux ! Ne le parcourez sous aucun prétexte si vous compter lire Némésis sous peine d'avoir un résumé des 98% du livre. Non je n'exagère pas. En fait, je ne sais pas à qui on doit cette bourde, mais dans le genre se tirer une balle dans le pied, ça y va fort.

MJ

17 juillet 2011

Portal 2

Une série, ça se déguste du début à la fin. La chose est on ne peut plus vraie avec Portal. J'ai acheté, installé et fini Portal 2. Et il est bon !

Faisons le tour des nouveautés. Valve entertainement semble avoir cherché à corriger absolument tous les points critiqués du premier opus. Les environnements étaient trop uniformisés ? Baladez vous donc dans des lieux aussi variés que les locaux aseptisés maintenant en ruine et couvertes de plans de patates. Les blocs modulaires sans fonds, les anciens locaux d'Aperture durant les 30 glorieuses, le tout magnifiquement modélisés et grouillant de détails. Le moteur graphique est une bombe qui contribue lourdement aux ambiances de jeu.

Le scénario est trop linéaire ? alors va pour des retournements de situation rocambolesques, des évasions impromptues, des surprises à chaque coin de passerelle, des pièges grossiers. 

Le jeu est trop court ? Le monojoueur est pratiquement deux fois plus long. J'ajouterai que ça fait toujours pas gras, mais l'effort est louable. L'expérience multijoueur vient allonger passablement la durée de vie avec une campagne coop entièrement scénarisée.

Eh oui, pour la première fois, j'encense un mode multijoueur dans un jeu prévu pour le mono. Celui-ci vous permet d'accéder à tout un pan de l'histoire de Portal autrement inaccessible. Nous n'avons donc pas affaire à une simple adaptation mais bien à du fluff. Afin de rendre l'ambiance, les communications sont gérée par des actions bien prcises. Cela reprend en partie l'idée que j'avais pour du multi à ambiance : on ne laisse pas les joueurs faire n'importe quoi, on leur permet de communiquer à travers une grille d'action qui les limite à des paroles cohérentes. On peut donc afficher toute sorte d'émotions, on peut montrer des éléments, lancer un compte à rebours. Il y a bien une fonction de tchat (hélas?) mais elle est réduite à sa plus simple expression et est bien souvent totalement inutilisée.

En conclusion, Portal 2 reprend les points forts du premier (les voix d'Ellain Mac Lain, pour ni citer qu'un point majeur) en améliorant les points faibles. Je regrette presque qu'il ne soit pas le premier, je ne sais même pas pourquoi en fait car j'aurais alors râlé. Bref Portal 2 est un excellent titre. Je le recommande chaudement.

MJ

9 juillet 2011

Portal

Sorti en 2007, Portal n'est arrivé que dernièrement entre mes mains. Voilà quelques temps que je surveille la franchise du coin de l’œil et j'ai bien fait.

Premier point d'importance, Portal est maintenant disponible en téléchargement gratuit, avec un crac légal développé par Valve Entertainement elle-même. Eh oui ! Voilà un modèle dont d'autres développeurs devraient s’inspirer (*regard en coin vers pas mal d'autres*). L'avantage n'est pas uniquement de passer pour quelqu'un de sympa, mais également de faire une excellente publicité à l'heure ou Portal 2 est au top 10 de nombreux magasins. 

Intéressons-nous au contenu. C'est maintenant ma référence en matière de jeu Next-Gen : il possède une recherche artistique absolument incroyable. Les voix sont celles d'Ellen Mac Lain, chanteuse d'opéra. Le moteur graphique est simplement magnifique. Le gameplay est un véritable OVNI dans l'univers de brute sans cervelle vidéoludique, La musique - rare - est toujours très bien corrélée aux événements. Et puis, il y a l'histoire. Elle vaut le détour à elle toute seule. C'est du tout grand art.

L'ombre au tableau pourrait posséder un format extinction Permien-Trias : le jeu est terminé en 3 heures. C'est un défaut récurrent dans les jeux récents, mais à ce point là ! Fort heureusement son charme lui donne une rejouabilité forte pour un jeu de couloir (je l'ai terminé quatre fois en trois jours) et les défis vous occuperont des semaines durant si vous pouvez persévérer. Exemple ? Vous avez terminé le niveau en 18 portails, essayer donc de le faire en 3...

Autour du jeu, on trouve bonne quantité d'à côtés très sympathique, dont le site officiel d'Aperture Science (l'entreprise protagoniste), disponible en frnaçais. Vous pourrez y faire un entretien d'embauche absolument extraordinaire, notamment concernant les commentaires de vos réponses (et sans SPOIL*). 

Now these points of data make a beatiful line : quelle est la conclusion de tout ça ? Si vous êtes actuellement en train de lire cette ligne c'est que vous ne l'avez pas comprise. Allez donc télécharger cette merveille gratuite, disponible tant sur Mac que PC !

MJ

* Note certaines sections du site par contre en contiennent de beaux. Finissez le jeu avant de visiter autre chose que la section Embauche.

30 juin 2011

Harry Potter : les reliques de la mort

Il y a maintenant plusieurs jours, j'ai vu le DVD de Harry Potter, les reliques de la mort. Sachant que le prochain va sortir au ciné dans peu de temps, je retarde légèrement, mais a chaque nouveau H. Potter, je m'ennuie un peu plus.

J'aurais voulu, avec ce billet, arriver à la conclusion que Les reliques de la mort est une bouse cinématographique. Hélas - bien qu'heureusement pour lui - il n'est pas totalement à jeter. Parmi les défaut majeurs, on notera un scénario, et bien, totalement entendu. Même dans American Cyborg il y a plus de surprise.
Autre défaut, pire celui-là, l'action est brouillonne à souhait. Les combats dans les chaumières voient défiler assez de chambres toutes différentes pour occuper 23% d'Hollywood, les scènes se suivent à la vitesse d'un Nimbus2000 et ne se ressemblent pas. En fait, j'ai l'impression qu'ils ont voulu faire le trailer et qu'à la fin ils ont dit "zuut ! On a 2h30 de trailer, bon ben, on vend la bobine en l'état !"
Les musiques - qui avaient quand même un petit côté enchanteur jusqu'ici - on perdu le défaut d'être gnangnan pour devenir simplement insipide. C'est regrettable car la musique fait le film selon moi.

Côté qualité, on ne peut pas vraiment dire qu'on s'ennuie, ce serait d'une mauvaise foi douteuse. Les effets visuels sont plutôt réussi, sauf le serpent qui possède un charme nanar que je n'aurais pas cru trouver sur un film avec un budget pareil. C'était l’œuvre du stagiaire peut-être. 

Le côté humain est le plus intéressant, comme de juste. Je regrette que la chose n'aie pas été plus développée tant qu'à faire. Se débarrasser du manichéisme serait une bouffée d'aire à la série par exemple. Certains mangemorts* gagneraient à s'affirmer. Monsieur Malfoï serait assez imbu de lui-même pour avoir sa propre influence sur la petite communauté. Le professeur Rogue, probablement le perso le plus sympa de la série, pourrait être un peu plus qu'un figurant dans la salle. Il était le mangemort traitre quand même, tout le monde l'a oublié ? Agent double ? On en sait rien, car le réalisateur s'en moque. Drago à la limite a droit à un semblant  jeu d'acteur pour montrer ses doutes zaffreux.

En conclusion, je l'ai vu. Effectivement, je ne suis pas fans de la série Harry Potter, je les ai néanmoins tous vu plusieurs fois mais non, il manque beaucoup de chose pour qu'elle soit valable. Ce dernier film est probablement la cerise sur le gâteau en la matière.

MJ

* mon dieu ces noms. On aurait pu faire un effort quand même.

23 juin 2011

Une nouvelle version à Yahoo! Mail

Yahoo a lancé la bêta de sa nouvelle boîte mail. Parmi ses avantages, une vitesse plus élevée, une meilleure protection contre les spam et un espace de stockage illimité.

On passe à la critique ? C'est parti.
La version précédente avait déjà un espace illimité. C'est très bien de conserver cet aspect indispensable, mais c'est tout sauf une amélioration. 
L'interface est élégante, mais c'est à peu près tout ce qu'il a pour lui. Les contacts sont gérés par des clic and drag dans des petites cases arrondies (ça me rappelle une certaine marque tiens), ce qui fait qu'on ne peut pas faire de recherche pendant la frappe hormis avec seulement la première lettre. Puisque les adressee sont gérées en briques, il n'est pas possible de faire des copier-coller pour changer une partie de l'adresse. 
Il faut désormais ouvrir les mails pour savoir quels sont les différents destinataires.
Et pour achever ce vilain canard, un gros bouton Facebook sur le côté qui n'est apparemment pas possible de virer de l'interface.

Moralité cette nouvelle boîte mail est atroce et ce n'est pas la possibilité d'afficher un pelage de chien en toile de fond qui va me faire dire le contraire.
MJ

13 juin 2011

La Condor et le SlurpSoda : un scénario pour Tigres Volants

Vendredi dernier - outre la visite géologique - fut l'occasion d'une partie, comme chaque vendredi par ailleurs. Notre équipe étant fracturée pour des raisons suisses-alémaniques, la campagne de Dark Heresy fut interrompue. J'avais bien essayé d'organiser un gros machin dont j'ai le secret, mais seuls deux joueurs furent finalement de la partie, l'occasion de faire jouer à ces vétérans un petit scénario débile pour Tigres Volants qui me trottait dans la tête et de tester le SOT 5 étoiles*.

Ce fut un très gros succès. J'irai jusqu'à dire que c'était une petite merveille de déconne et de rôleplay. Je vous donne en l'état certaines des perles de la soirée**.

- On va aller chercher l’électricité
- C'est dur à attraper ?
- Assez ...

- Il faudrait pas que Toupisch-toupisch s'imagine que tu l'aimes pas.
- Je l'aime déjà ...

- T'est sur que ton machin va aller ici ?... je veux dire mon animal favori ? ...

- Plante deux bâtons et met tes chaussures retournées dessus.
- Ah par ce qu'il va dans les chaussures en plus ?
- Oui, il y fait frais, sombre et chaud.

- Bon, je fais les deux feuilles ... Dis-moi ton nom de famille
- VAREKASPERALAkABIST
- Ok ... Prénom ?
- Le même.
- Quoi ?
- C'est tout. Il n'y a pas deux mots, c'est comme ça.
- ...

- Vous, allez voir au Starport si j'y suis.

- Il a tant bourriné que la porte s'ouvre.
Le scénario lui-même, La condor et le SlurpSoda, le voici. Ah oui, contiens tout ce que les âmes sensibles n'aiment pas.

Les PJs, deux clampins plutôt pauvres attirés par un job pépère et pas trop trop mal payé (et leur procurant éventuellement un nouveau casier judiciaire ou une échappatoire aux impôts), sont engagés à la Condor pour ouvrir le nouveau commissariat sud d'un cartier très pourris (celui qui vous fait plaisir, les cartes officielles sont parfaites pour se faire une idée). Le commissariat nord, plus ancien est totalement débordé et l'administration peine à choisir l'agent qui méritera sa promotion à la tête du nouveau bâtiment. 
Au départ, les PJs emménagent donc dans un ancien salon de beauté séquestré en raison du nombre de canapés collants de l'arrière-boutique. Ils ont comme matériel un ordinateur très volumineux et bruyant (et très mauvais), une enseigne "Condor" à fixer eux-mêmes. Du ruban adhésif, une agrafeuse, une troutrouteuse, des dossiers suspendus, un presse-papier, etc. Dehors, le quartier - outre ses dealers, ses citoyens mesquins et ses bouibouis à la sauvette - sent globalement la marée et les poubelles. Il sent aussi les fast-foods, qui de toute façon dégagent une odeur de marée et de poubelle. (on notera que la marée sent le fast food et la poubelle et que ces dernières sentent globalement le fast food et la marée).
Les PJs pourront profiter de leur première journée pour découvrir le quartier (toute patrouille leur vaudra A) de pouvoir trouver l'entier du catalogue des infractions en travail pratique B) de faire disparaitre leurs portefeuilles). L'autochtone est globalement prêt à payer les amendes de quelques dollars si ça lui épargne des tracas.
Il faudra aussi dégoter à manger. Heureusement, les odeurs prouvent qu'il n'est pas difficile de trouver des Pizzas (par chance les petits panneaux vous renseignent sur le fait que cette chose n'est pas une roue de secoure, mais bien de la nourriture). Le menu comprend généralement une canette de SlurpSoda. On trouve également des camionnettes de livraison aux couleurs (flashies) de la boisson.
La première nuit sera calme aucun problème là dessus.
La seconde journée sera à l'image de la première. En plus la secrétaire en chef du commissariat nord (un chignon surmontant une petite femme sèche sortie d'une Vespa avec pas mal de roues à l'arrière et une petite cabine. Vous savez, ces véhicules que les Italiens possèdent en dépit de tout bon sens.) La secrétaire, donc, passera donner du matériel supplémentaire : deux tonnes et demie de paperasse. Il y a des formulaires pour un peu tout ce qu'on veut. Elle en profitera pour critiquer les agents sur leur tenue, celle de l'immeuble, leur méthode de travail ou la météo. Elle rappellera aussi qu'un bon Agent regarde les nouvelles, non mais.
La nuit venue, les PJs sont réveillés par des bruits venant de la rue. Une horde d'individus, les bras en avant, errent en balbutiant "...veau". Les frapper ne sert à rien. Leur tirer dessus est cruel. Appeler l'ambulance pour cause de zombification de la population déclenche l'hilarité du téléphoniste. Notez que les individus ne sont en rien agressifs et renteront chez eux avant le levé du soleil.
Durant la journée du lendemain, tout est normal. Toute demande de renfort, surtout pour cause de zombies, ne donnera aucune suite. Si les PJs demandent du matériel, la secrétaire passera leur fournir un pot à crayon, une nouvelle troutrouteuse et plusieurs excellents presse-papiers. Avec du matériel à la pointe comme celui-ci, les joueurs sont parés.
Un élément devrait attirer leur attention dans la matinée : un jeune garçon - enrobé - hurle sur une camionnette "Arrête-toi espèce de connard ! J'en veux moi !". Le garçonnet - peu poli - sera ravi que la Condor l'aide à se procurer une canette de SlurpSoda. Il s'appelle Eric et vient du Colorado*** comme touriste avec un porte-monnaie très bien garni de dollar NAUS et (pour l'instant) n'a rien à se reprocher. (il a naturellement volé l'argent de sa mère, mais n'en soufflera pas un mot)
Plus tard, vers la toute fin d'après midi, il vient au commissariat déclarant être gravement blessé au cul et voulant avoir un traitement au plus vite. Un passage chez le pharmacien et hop le voilà vacciné par un astucieux produit fabriqué par la fameuse Société Anonyme pour le Traitement des Affaires Normales. Notons que le produit existe aussi en suppositoire pour usage quotidien, très en vogue dans le quartier plutôt peu friqué. 
Le lendemain matin, si les joueurs n'ont pas été réveillés par des Zombis, les nouvelles sont plutôt pénibles : la synagogue à deux pas à été incendiée. Les pompiers sont catégoriques : on a versé du napalm et mis le feu au briquet, ce qui a gravement brûlé le type qui devait être suicidaire. 

La fin à donner à ce scénario va grandement dépendre des actions de vos joueurs. Je vous donne donc la trame qu'il vous faudra utiliser pour résoudre les actions de vos joueurs.

La Société Anonyme pour le Traitement des Affaires Normales (SATAN pour les intimes) a fabriqué des suppositoires (les Suppos de SATAN, pour ces mêmes intimes****) pour problèmes rectaux - provoqués en masse par le SlurpSoda. La particularité taquine de ces médicaments est de zombifier les individus qui se comportent normalement de jour. De nuit, ils cherchent un caniveau pour s'y tremper.  Néanmoins un cafouillage à la firme a fait mettre par erreur dans les vaccins non pas le Zombifiant mais le produit permettant de contrôler les zombis. Eric Cartman ne s'y attendait pas, mais - malin comme on le connait - s'en est vite aperçu et en a profité pour envoyer son armée morte-vivante-ou-presque attaquer ses boucs-émissaires de longue date, les Juifs. 

Les PJs devraient assez rapidement faire le lien entre les pièces du puzzle et peuvent par exemple arrêter le gamin de jour ou se faire eux-mêmes vacciner pour contrôler les zombies. L'aventure ne devrait - contre toute attente - pas dégénérer en sauvetage-de-planète-et-attaque-sur-les-usines-russes. Les PJs sont des épaves que leur hiérarchie méprise, ils ont peu ou pas d'armes et déclenchant invariablement l'hilarité avec leurs histoires de resident-Evil. Si vos joueurs tiennent à localiser la SATAN et à la faire sauter, faites leur plaisir, mais ramener Cartman à South Park et veiller à mettre le stock de Suppos de SATAN à la poubelle devrait constituer une fin tout à fait convaincante.
MJ



* SOT 5 étoiles, définition. Système alternatif pour Tigres Volants actuellement en bêta test.

** J'ai hésité à vous les stripper, mais elles s'y prêtaient peu.

*** Oui, c'est lui.

**** Je vous raconte pas la crise de fou rire de la tablée qui se rend compte elle-même du jeu de mots débile.

12 juin 2011

Petite excursion géologique à Genève

Chronique peu habituelle avec pour sujet le Muséum d'histoire naturelle de Genève. On révise pas ses minéraux avec rien et on ne peut trouver mieux qu'une petite immersion dans des cailloux si jolis qu'on a décidé de construire un bâtiment valant des millions autour. J'avoue avoir surtout visité les sections minéralogie, géologie et - susucre - la section faune locale.

Parlons un peu du contenant. Le musée est gratuit, et ça c'est Bien. Il est beau et propre. C'est Bien. Il a un parking souterrain à deux virgule sept pas, ce qui est Bien. Il est aussi spacieux, mine de rien, c'est Bien.

Il faut aussi noter qu'il est très bien rempli. Malgré que je me sois contenté des étages susmentionnés, je n'en ai de loin pas tout admiré et ai marché souvent bien plus rapidement que je ne l'aurais voulu. ça tombe bien, ce sera l'occasion d'y retourner.

On notera quelques bémols toutefois. Le premier est pour moi le plus gros : certains modèles sentent un peu grand-papa. Trois fois j'ai pu dire "faux, le contraire à été démontré il y a quelques années" : en matière de tectonique des plaques, de volcanologie et au sujet de Pluton. Ce n'est pas dramatique, mais il serait bon de régulièrement se tenir au courant de l'actualité scientifique. 

La muséographie pourrait être plus soignée également. C'est un peu un défaut présent sur la majorité des musées n'ayant pas été construits ces dernières années. Parallèlement, les musées à la pointe de cette discipline sont souvent vide. L'un dans l'autre ...

Moralité, c'est une sortie que je recommande chaudement. Pensez à prendre votre géologue avec, c'est beaucoup plus drôle, et faites vous plaisir.
MJ

10 juin 2011

MyParavent, débriefing

Voilà une semaine que le sondage MyParavent, lequel avait pour but de laisser mes lecteurs s'exprimer sur l'intérêt des différents sujets du Paravent est terminé.

Le bilan - bien que basé sur peu de votants - est très positif, puisqu'une majorité est entendue sur le fait que tous les articles éveillent un certain intérêt. De l'opinion de Sylvain, qui a posté sur le premier billet MyParavent, on vient pour le jeu de rôle et on lit le reste avec. Cette remarque semble être assez représentative de la majorité. On notera un léger retard de l'actualité, des films et des livres, comparativement aux jeux-vidéos, au jeu de rôle et aux strip', retard rendu relatif par le faible nombre de votants.

Message sur l'avenir, leParavent va donc continuer sur sa lancée. Il semble par ailleurs assez logique que les votants soient ceux qui lisent ces pages et donc ceux qui les apprécient un tantinet. Je suis néanmoins conforté dans l'idée qu'il n'y a pas un sujet qui attire les foudres d'un public autrement convaincu.
Votre MJ

9 juin 2011

Ronde de Nuit

J'avais chroniqué Procrastination il y a quelques mois, voici le dernier Pratchett, Ronde de Nuit.
 
Vimaire, chef de la garde d'Ankh Morpork se retrouve catapulté dans le passé et se voit contraint de sauver les meubles en formant sur gros tas le jeune Sam Vimaire. C'est l'occasion de trouver tous les éléments des autres Disques Mondes à l'état embryonnaire : un Planteur à la recherche d'une phrase qui sonne bien, par exemple.

Naturellement on retrouve nos personnages fétiches :
- M'assassiner, moi ? Ha, qui sait quel mal se tapit dans le cœur des hommes ?
- MOI.

On découvre le passé tumultueux de Vétérini, notre tyran bénévole.
On trouve aussi une analyse assez sympathique de la notion de devoir, sur un fond de troubles civils. C'est probablement l'un des points très forts de Ronde de Nuit. On trouve également une petite réflexion sur la Ville qui a beaucoup plu au géographe que je suis : "Ce n'était pas une ville, c'était un processus, un poids sur le monde qui déformait la région environnante sur des centaines de kilomètres. [...] voilà ce que voulait dire la civilisation : la ville."

Conclusion, Ronde de Nuit est un vrai Disque-Monde, très frais, très agréable à lire, avec de l'humour en pagaille. Plusieurs crans au dessus de Procrastination, même s'il en reprend certains éléments*. Je le recommande très vivement à tous les habitués et à une brochette d'autres par la même occasion.
MJ

* Les fameuses grenades Shaolin qui déphasent le corps d'une demi-seconde, mais pas la tête.

3 juin 2011

Inception

Je n'avais pas encore vu ce film daté de juillet 2010 et c'est donc maintenant que ma critique va tomber. Il y a beaucoup à dire sur Inception. Premièrement, qu'on a eu droit à un joli tapage autour et il faut bien admettre que c'était globalement mérité.

Rappelant sensiblement Matrix, il partage avec ce dernier un goût prononcé pour les effets spéciaux, les gros budgets, les scénarios tarabiscottés, les acteurs-minets, les grosses baston diverses. Personnellement, il me rappel également les Ocean's 11, 12, 13 : il s'agit finalement que d'une équipe aux compétences diverses projetant de faire le casse du siècle. 

Je regrette presque le côté musical. Hans Zimmer m'avait habitué à mieux, on reste un peu dans les registres Batman avec une mélodie composée de crac-boom de caissons de basse. Pendant le film, ça dérange pas, mais contrairement à un Pirates de Caraïbes, on va pas spécialement chercher à écouter la sondtrack pendant un jeu de rôle.

Heureux hasard, on parle de rôlisme*. Il se trouve que ce film m'a fait un drôle d'effet car il plagie presque entièrement un concept que j'avais créé il y a bien des années pour un jeu de rôle perso, un de ceux qui n'a eu droit qu'à une unique partie. L'idée était qu'une catégorie de gens - dont font partie les persos - peuvent faire une imagination, un espace entièrement créé par leur esprit, et y faire entrer des individus. La vitesse du cerveau étant très élevée, cet espace était plus rapide que la réalité suivant la concentration, l'idéal pour pouvoir longuement méditer sur un problème en moins d'une seconde réelle. Autre chose amusante, la possibilité de recréer à l'identique l'environnement d'un individu et de l'y plonger sans qu'il s'en doute. S'ajoutait la notion de tricherie dans les imaginations des autres. Bref, globalement tout y était. Manquait juste la notion de sommeil, bel ajout pour un film, nettement moins intéressant pour les joueurs. J'avais par contre envisagé la possibilité de résoudre des problèmes très pragmatiques en se concentrant. Exemple ? Un PJ se faisant tirer dessus pouvait imaginer exactement la situation à partir de l'image qu'il avait devant les yeux, extrapoler la balistique de la balle et trouver une solution pour lui échapper, notamment en relâchant ses muscles pour s'affaisser sous la trajectoire. Opération naturellement à usage unique, la vitesse de déplacement de l'individu étant totalement inchangée.

Conclusion, ça fait plaisir de voir A) un bon film. B) que j'ai parfois des idées assez bonnes pour que d'autres les aient aussi.
MJ



* On appelle ça une habile transition. Mais si.

1 juin 2011

MyParavent

Mon pauvre paravent, chaque fois que je manque de temps, c'est toi qui te fais nerfer.

LeParavent a toujours eu pour vocation de représenter ce que je veux. Simple, efficace et solennel. Or, les statistiques montrent une certaine fidélité du lectorat et - malgré que je ne cherche pas le ping - cela mérite considération.

Je lance donc le sondage MyParavent pour une semaine (juste à votre droite). L'objectif est pour moi de déterminer ce qui plait aux habitués, car ils sont probablement très mal représentés par les pings; ces derniers subissant un fort parasitage. Vous êtes donc invités à faire entendre votre voix. S'il est possible qu'un élément vous semblant important soit omis, les commentaires ci-dessous permettront d'y pallier.
MJ

29 mai 2011

Mystères de l'UNIL, round 2 and 3

Eh bien, voilà que je n'ai pas même su trouver le temps de rédiger la deuxième partie des Mystères de l'UNIL samedi, me voilà donc contraint de faire les deux en une fois, je vais néanmoins séparer les deux journées en autant de chapitres.

Round 2

Samedi fut une journée parfaite, très reposante et agréable : le public était parfaitement dimensionné assez pour rendre la manifestation crédible, mais assez peu nombreux pour éviter toute congestion aux stands et dans les (vastes) couloirs. Peut-être que mon esprit de clocher parle légèrement, mais j'ai trouvé que, comparativement au festival de la robotique, la gestion de l'espace était plus convenable. 

L'équipe était une véritable merveille, grâce aussi aux effectifs pléthoriques embauchés par l'UNIL, permettant au staff d'être à la fois reposé, avenant pour la clientèle. Permettant à chacun d'avoir le temps d'interagir avec l'équipe du stand et celles des autres ateliers.

Parmi les activités, deux petits trains faisaient la visite du campus, avec guitares et voix caverneuses qui m'on fait déclamer "J'ai dépensé sans compter". 

Puisqu'on est dans la dépense et la convivialité, notre illustre établissement n'a pas hésité à organiser une raclette pour tout le staff (et quelques piques assiettes bienvenus), l'occasion aussi de côtoyer les équipes de nos cafétérias.

Round 3

Dimanche, c'est sensiblement différent : le dimanche, les gens sortent et le festival fut davantage victime de son succès. Victime et demi puisque les stands semblaient avoir des capacités d'accueil tout à fait suffisantes. La différence se situait donc dans la tranche du superflu. 

J'ai eu aussi la surprise de reconnaître un blogueur à sa simple présence sur mon stand. 

Le niveau du public était très variable d'un individu à l'autre, chose parfaitement normale. Mais il en résultait parfois une certaine difficulté à calibrer le niveau pour les adultes isolés (puisque dans le cas contraire, nous avions un mot d'ordre bien naturel : c'est aux enfants que nous nous adressons). Ce fut aussi l'occasion d'échanger des points de vue très diversifiés avec des individus d'horizons différents. Décroissants, sceptiques, enthousiastes et technocrates, tous ont répondu à l'appel de notre stand et au moins un représentant de chaque espèce susmentionnée a débattu avec nous de tout est de rien. Discuter avec des individus d'avis variés peut en énerver certains, comme je le disais au Round 1, pour moi c'est un vrai bonheur.

Moralité de l'histoire, je ressors fourbu de la manifestation, salaire bien naturel de trois jours debout à expliquer diverses choses, mais radieux. Je suis vraiment satisfait des choses mises en place pour cette manifestation et je crois que tout le monde a joué le jeu jusqu'au bout. 
MJ

27 mai 2011

Mystères de l'UNIL, round 1

Première journée aux mystères de l'UNIL, pour moi qui participe pour la première fois à l'événement; en étant dans le staff de plus.

J'avoue parler en juge et partie, toutefois n'étant qu'un simple employé - vous me connaissez - je n'hésiterai pas à traiter d'incompétent tout individu méritant ce titre*.

Et bien il n'en est rien. J'ai vu l'université de Lausanne être transformée par les équipes d'UniBat et de CampusPlus pour devenir quelque chose de ma foi assez joli. Des rideaux noirs, des projecteurs Leds, d'énormes temples de Kula tout est fait pour rendre nos auditoires sexy au public. 

Si j'ai parfois une faible peur qu'on nous prenne pour des guignols, elle est généralement dissipée par l'enthousiasme du Staff et généralement l'excellent niveau de discussion de toutes les personnes croisées. Jusqu'ici nous avons eu les visites des classes - 7 à 9 je crois - des environs. Puisque je n'avais pas eu beaucoup d'occasions de travailler avec des jeunes, leur niveau m'a beaucoup surpris. Dans de nombreux groupes, on trouve des véritables locomotives dont les questions sont incroyablement à propos et les remarques très pertinentes. Mes collègues étaient également fort étonnées d'avoir des écoliers connaissant le lithium ou les filières de production électrique. En en parlant à un individu passant par là, il m'a posé la question "quels enfants laisserons-nous à notre monde ?". Pour quelqu'un qui comme moi aime les échanges d'idées, d'opinions et de paradigmes, cette manifestation est une bouffée d'air.

Moralité, l'ambiance est là, le niveau de réflexion de chacun est là, venez nous trouver, c'est gratuit.
MJ


* et quelques autres avec.

21 mai 2011

Strip' Dark Heresy

L'eau à coulé sous les ponts depuis notre première partie de Dark Heresy. Les séances se suivent maintenant et ne se ressemblent pas vraiment. Là n'est cependant pas le sujet : si nous privilégions l'ambiance sordide et lugubre de mise dans le quarante et unième millénaire, cela n'empêche pas les âneries. Moins fréquentes que dans les autres jeux, mais bien présentes.
Voici donc les perles strippées de l'équipe. Pour être honnêtes, elles viennent toutes de la même personne qui se dénoncera si elle le souhaite. La collecte et transcription est effectuée par moi-même, modestement, et l'outil est le sempiternel stripgenerator

On notera que le dernier est un hors série pour diverses raisons idéologiques.
MJ







14 mai 2011

Les Sims Medieval se font paraventer

Quand LeParavent piétine sur place, c'est généralement que je croule sous le labeur. C'est aussi souvent dans ces moments-là que je teste lentement un jeu, petit quart d'heure par ci, petit quart d'heure par là.

Aujourd'hui, comme promis plus tôt, ce sont les Sims Medieval qui sont sous les projecteurs. Ce qui tombe bien, car c'est le titre parfait pour papillonner quand on a du temps pour rien.

Premier constat, c'est plutôt joli et ça possède une soundtrack très bonne (faudra que je me la procure tiens). Je suis très sensible aux musiques des jeux, car elles posent une ambiance, ou au contraire envoient le titre par le fond.

Deuxième constat, c'est facile. Très facile. Il faut trouver un apprenti forgeron ? Figurez-vous qu'un passant a une grosse bulle dorée sur la tête qui signifie "c'est moi la quête". Quand vous interagissez, au milieu des "amitié", "amour", "méchant" etc se trouve l'option "Parler de l’apprentissage comme forgeron". Vous savez quoi ? si vous choisissez cette option vous gagnez de l'XP et vous passer à l'objectif suivant. En fait, on nous prend tellement par les deux mains et les pieds avec que la seule fois ou j'ai pas trouvé du premier coup je me suis dis "Elle est difficile cette quête !", ce n'est que quelques secondes plus tard que je me suis repris; il est on ne peut plus normal de pas avoir la réponse sous les yeux non ?

Le gameplay est amusant. On gère un ou plusieurs héros (exit la petite famille modèle, place aux héros : souverains, moines, taverniers ou sorciers) qui doivent accomplir une quête tout en gérant leur quotidien, les deux apportant XP et bonus divers. Les 8 jauges* sont avantageusement remplacées par deux jauges importantes (sommeil et faim) et le reste (amusement, hygiène, petit popo ou confort) est remplacé par des conditions (Je suis blessé  (-30), j'ai mangé un excellent repas (+20) et je suis propre (+15), soit un bonus d'humeur de +5, par exemple). Des traits de personnalité viennent apporter un plus aux interactions : les crados seront ravis de puer, les orphelins pourront crier leur désespoir face à la mer** et les nympho peuvent complimenter les chevilles.

Tiens, en parlant de sautopafie, le jeu est passablement grivois das son genre. Pas explicite naturellement, mais tout de même, une quête commence par "ouuuh! j'ai les reins en feu moi!", on trouve des répliques en "Ah! ça soulage, merci bien. ... Au fait, tu t'appelles comment ?"

On remarquera par contre que l'IA n'est pas très maligne. Vous pouvez embrasser n'importe qui devant le nez de votre femme qui se contentera d'échanger des ragots avec la voisine (et même pas sur votre dos). De même, les gens ont tendance à utiliser tout objet qu'ils trouvent chez vous, j'espère que je vous dérange pas trop à dormir dans ma chambre pendant que vous y prenez un bain.

Côté regrets toujours; la perte de toute diversité architecturale. Les bâtiments sont très bien modélisés et différents les uns des autres, mais on aurait aimé A) pouvoir construire ses propres hospices, châteaux et ports. B) avoir des royaumes différents.

Car le jeu est fait d'une campagne, succession de royaumes avec des objectifs toujours différents (avoir autant de héros lvl 10 que possible, construire autant de bâtiments que possible ou encore rallier le plus de pays possible à l'Empire.) mais invariablement on recommence sur la même carte, avec les mêmes quêtes et les mêmes bâtiments. Le premier est génial, le second sent le déjà vu et les suivants ... je n'ai pas testé.

Enfin, on n'admirera pas la caméra, qui avait tendance à aller à toute vitesse n'importe où, à se planter dans les coins et à ne pas faire de transition bien rapide. Heureusement, ils ont fait une mise à jour. Maintenant, elle va toujours n'importe où, mais très lentement. Quelle plaie.

Nous arrivons à la conclusion : un titre frais. Pas franchement révolutionnaire, mais original pour un "Les Sims". Je n'hésiterai pas à le recommander aux joueurs occasionnels, mais si vous voulez du défi ou de l'ambiance, vous resterez insatisfait.
MJ

* ou 10 je sais plus.

** car au Moyen Âge, les baleines mangeuses de Sims étaient une menace permanente, sic.

9 mai 2011

LGE Genève

Mais que fait la Police ?
Vous savez qu'on peut se faire kidnapper par ses propres amis en pleine rue sans que la maréchaussée ne lève le petit doigt ? Dans quel monde vit-on.


Je remercie donc ici, on ne peut plus officiellement, les neuf comploteurs, qui m'ont offert une journée mémorable ! C'était du tout grand art et un véritable plaisir de voir chacun d'entre vous.

Commentaires bienvenus* !

Votre MJ



* Pour ceux qui n'étaient pas venus depuis un moment, les commentaires sont désormais ouverts à tous. Ce qui n'empêche pas de s'inscrire. :D

8 mai 2011

Garçon ! Il y a un Superpattt dans ma salade !

Une jolie journée avec, entre autres, le festival de la robotique à l'EPFL. Petit compte-rendu de la manifestation.

Afin d'attirer de plus en plus de monde, l'EPFL à pris le parti de distribuer gratuitement des petits robots Superpattt dont le vibreur permet un déplacement plutôt rapide et mignon. Ledit objet est finalement une belle représentation de la manifestation, très axée enfants et faisant souvent des malgammes entre robots, automates, drones et machines. 

De nombreux ateliers pour petits (démonter les perceuses, assembler une petite voiture etc), pleins de stands de nourriture (qui semblaient alimenter les voyages d'études des écoles alentour, c'est bien), une floppée d'étudiants en T-shirt jaunes pour répondre aux questions figuraient dans les points (très) positifs. 

Hélas, j'ai également trouvé qu'il y avait passablement de mais. Outre l'amalgame susmentionné, il faut signaler un espace très restreint et donc beaucoup de bousculades, très peu d'ateliers adultes*, beaucoup de journalistes, chaque stand étant rendu inaccessible par une caméra et un perchiste** et j'ai trouvé, bien peu de roboticiens.

J'étais parti avec la ferme intention d'attraper des individus bardés de diplômes et leur demander leur avis de roboticiens sur l'œuvre d'Asimov. Je rentre à la maison avec la certitude que mon avis fait loi puisque je n'ai pas trouvé quelqu'un qui connaisse le nom de Isaac Asimov !

En conclusion je dirais que pour une prochaine année, le festival aurait intérêt à :
1) mettre tous les stands dans des salles et laisser les corridors à la circulation et aux pancartes accrocheuses balisant les portes.
2) instaurer une signalisation des encadrants supérieurs. Les étudiants en jaune renseignant sur l'emplacement des toilettes et les petits détails sur les stands et les encadrants - disons en orange - servant de contacte pour la presse, les questions plus fournies, etc.

Une chouette journée donc, très fraîche et laissant comme souvenir un insecte mécanique qui ne manque pas d'intriguer le chat.
MJ


* Vous y avez pensé tout seuls !

** Oui, ainsi nous verrons à la TSR tout ce qu'on a raté à cause de leurs équipes, un mal pour un bien.

1 mai 2011

Projet de stockage en couches profondes; question de responsabilité

Nous avons encore 15 jours pour voter sur trois sujets dont le Préavis du Canton pour le projet de stockage de déchets nucléaires en couches géologiques profondes.

Et c'est un sujet qui m'a fait rire, car plus que jamais les débats virent au n'importe quoi. D'aucuns essaient d'en faire un débat sur le nucléaire. Et bien vous savez quoi ? Qu'on soit pro ou anti n'est pas la question.

Les réacteurs nucléaires génèrent des produits de fission; qu'il s'agisse de centrales électro-nucléaires, de réacteurs de recherche comme le Crocus ou des propulseurs des navires de guerre que nous ne possédons pas en Suisse. C'est une réalité, tangible et mesurable. 

La question ici n'est pas de savoir si nous voulons produire ces déchets, mais ce que nous allons en faire. Car - soyons lucides - même une sortie du nucléaire ne fera pas disparaitre ces matières nocives. Bien au contraire le démantèlement d'une centrale nous laisse sur les bras de nombreux matériaux à traiter.

La question qui vous est posée est la suivante : voulez-vous que nos spécialistes traitent le problème ou préférez-vous simplement le refiler à des gouvernements en mal de devises qui n'ont pas les moyens de traiter efficacement le problème et procéderont à un simple largage au large de leurs eaux territoriales ou à un enfouissement sommaire dans le désert.

C'est une question de responsabilité et non d'idéologie qui vous est posée.

D'un point de vue technique, ce projet est dans les cartables depuis des années et des années. Physiciens, environnementalistes et géologues travaillent de concert pour offrir ces solutions, le blocage n'est désormais que politique.

MJ


26 avril 2011

L'homme bicentenaire

L'homme bicentenaire est un film de science-fiction sorti en 1999, basé sur le roman éponyme d'Isaac Asimov. Et quel film ! Il m'a profondément touché, j'en ai eu l'impression qu'il jouait avec mes émotions comme un violoniste de son instrument. 

Je n'ai pas (encore) lu le roman, mais peut déjà dire que l'œuvre est on ne peut plus fidèle à l'esprit Asimov. S'il commence en 2005, la société présentée est totalement calquée sur les années 50 puis l'on voit le monde évoluer, les cités devenir tentaculaires au fil des années, les véhicules deviennent électriques puis volants. Les robots disparaissent petit à petit des rues et le monde s'unifie sous un gouvernement mondial.

Comme toujours avec Asimov, on écrit des robots, mais on parle d'Hommes. C'est d'ailleurs une prouesse littéraire qui me semble impossible : les robots sont toujours purement mathématiques et malgré cela c'est invariablement l'humanité qui est traitée. 

Côté casting, nous sommes gâtés puisque Sam Neill, Robin Williams et Embeth Davidtz constituent le fer de lance. Les jeux d'acteurs sont d'une extrême sensibilité et on passe des larmes au rire sans avoir le temps de dire l'on est heureux de pouvoir servir. La musique de James Horner y est peut-être aussi pour quelque chose. 

C'est certes très subjectif, mais je crois avoir affaire là au meilleur film qui m'ait été donné de voir. Regardez-le, c'est une merveille. Oui, il y a un problème : le DVD n'est plus gravé et personne n'a eu l'idée de le faire en BlueRay Disc, les solutions pour l'obtenir sont de peer en peer. 
MJ

24 avril 2011

Joyeuse Pâque

Amis lecteurs, je vous souhaite un joyeux dimanche de Pâque. 

Une perle de la maison rien que pour vous : 
- ça correspond à quoi Pâque en fait ?
- la résurrection
- ah ? Simplement ?
- je te trouve bien blasé !
MJ

23 avril 2011

CARGO

J'ai décrété il y a quelques jours déjà que l'été est maintenant bien trop chaud et qu'on peut gentiment passer à l'automne et enfin à l'hiver. Oui, j'aime l'hiver, j'aime le froid, j'aime la neige. 

Pardon ? Ah, vous vous en fichez éperdument et vous ne comprenez pas le rapport avec le titre. J'y viens.

CARGO est un filme de Science-Fiction suisse. Pour ceux qui assimilent le cinéma suisse à quelques films d'auteur et un dessin animé qui ne sortira finalement pas faute de budget, accrochez-vous, car CARGO est une petite merveille.

C'est donc hier soir que j'ai pu visionner l'objet et j'en ai tiré une satisfaction incroyable. Les ambiances sont extrêmement lourdes, plusieurs décors - réels ou en image de synthèse - magnifiques vous plongent dans cet univers claustrophobe. Les publicités sont invariablement pour des entreprises suisses, preuve que notre industrie sait se mettre sous une bannière quand elle en voit une. Et puis, qui n'a pas rêvé d'avoir une héroïne chouquette en pull-over avec un bonnet de laine et une écharpe dans un vaisseau ou il neige*. 

Ladite Laura Portmann - docteur - embarque sur un vaisseau cargo pour pouvoir payer son voyage vers Rhéa, l'unique planète habitable dans un univers ou l'homme a rendu la terre inhabitable à force de pollution et habite désormais dans quelques stations spatiales surpeuplées; c'est un futur proche ou les déplacements dans l'espace se font avec des scaphandres semblables aux actuels et où les trajets des vaisseaux prennent des années. Durant le voyage, alors que menace le terrorisme des luddites il devient évident que le cargo abrite quelque chose.

Ce film est une fable écologique revisitée qui prend place un sacré bout en avant d'Avatar du point de vue de la réflexion. (Attention, ça spoil) montrant que la colonisation de mondes de rechange n'est qu'un mirage, CARGO ne place ses espoirs que sur la petite Terre, dont il faut prendre soin.

J'ai véritablement adoré ce film qui est une merveille de Science-Fiction qui nourrira mon imagination scénaristique pendant un moment. Ah, j'allais oublier un petit détail : l'unique langue disponible est l'allemand. En l'achetant, je n'avais pas imaginé une seconde qu'il n'était pas doublé, je n'avais pas non plus imaginé qu'un film suisse pouvait être un film suisse-allemand. Eh bien ça dérange pas.

Si on voulait critiquer quelque chose, il y a le fait que la soute se pressurise miraculeusement alors qu'on voit que le chargement se fait dans l'espace. C'est une jolie incohérence, mais bon, le reste est très excellent : va pour cette fois.
MJ



* Ah ? Je suis le seul ?

22 avril 2011

Tu vas rire : un flyer Greenpeace

C'est ce qu'on m'a dit avant hier en me tendant l'objet, fraichement sorti de la boîte aux lettres. Trois pages et un petit volet rose qui n'a rien d'érotique sur, vous savez quoi ? Le nucléaire. 

Qu'on soit antinucléaire, pas de problème, chacun ses idées pour l'avenir, le but étant qu'il soit radieux. 
Qu'on déforeste quelques hectares pour faire passer ses idées, j'ai plus de peine, mais bon Laredoute fait pareil.
Qu'on profite d'une catastrophe, je trouve cela pas classe, mais d'aucuns dirait qu'à quelque chose malheur est bon.
Non, là où j'ai plus de mal c'est quand on écrit des mensonges pour faire passer ses idées. C'est plus fort que moi, c'est viscéral. Tout le monde à droit à l'erreur, mais là c'est quand même fort. Allons-y :

"Greenpeace est bouleversée par la catastrophe au Japon et exige que les conséquences de ce terrible événement soient immédiatement tirées"
- Une ONG n'a aucun pouvoir pour exiger. Le terme est déplacé. Je sais c'est de la rhétorique, et bien justement autant la faire bien.

 "Les responsables politiques et les exploitants des centrales ne cessent de répéter que la situation en Suisse n'est en rien comparable avec Fukushima. La vérité est que la Suisse a le parc électronucléaire le plus âgé du monde."
- Alors, voyons les âges de nos centrales : Beznau 1969, Mühleberg 1972, Gösgen 1979, Leibstadt 1984. Et bien il se trouve qu'il existe des réacteurs plus anciens actuellement en service par exemple Oldbury 1968 en Angleterre. (Excusez moi de ne pas multiplier les exemples, il y a plus de 400 réacteurs civils je vais pas me renseigner sur tous non plus), je reconnais néanmoins qu'il date pas d'hier.

"La vérité est que la centrale nucléaire de Mühleberg est du même type et du même fabricant que celle de Fukushima"
- Et alors ? Ça prouve que - comme c'est un réacteur à eau bouillante comme beaucoup de réacteurs civils - nous sommes mal en cas de Tsunami ?

"elle est située en contrebas d'un lac de retenue d'un barrage en béton datant de 1920, qui constitue un risque supplémentaire en cas de tremblement de terre."
- Nous touchons ici à de la désinformation pure et simple : la centrale hydro-électrique de Mühleberg a un dénivelé de 20m, personne a dit le contraire, je le sais, mais le mot barrage sous-entend fortement un ouvrage massif type poids ou voute quand nous n'avons ici qu'un charmant petit ouvrage pour lequel je vous joins une image (issue de Google Earth). Par ce que, bon, tôt ou tard il faudra bien la produire cette électricité, par un procédé ou un autre. 

- Et puis surtout, il y a cette jolie question des séismes, tremblez, citoyen helvète ! Je vais faire simple et vous donner une jolie carte faite à l'aide de l'atlas statistique suisse. Vous y voyez les différentes centrales et les séismes grosso modo du millénaire passé, j'attire votre attention sur le fait que ce sont les gros roses pâles qui sont importants (magnitude proche de 7. Pour ceux qui se demandent comment il est possible de quantifier ceux du Bas Moyen Âge, apprenez que c'est un métier à part entière, comprenant de l'archéologie et des études en archives. Eh oui, à toutes les époques les événements sismiques ont été perçus comme assez importants pour que les chroniqueurs en parlent. Finalement, à ceux qui argumentent que les analyses de risque* ne tiennent pas compte des incertitudes, qu'une prévision de 7 peut très facilement être 8 je vous rappelle que l'échelle de Richter est exponentielle. Si nos spécialistes de risque ont des incertitudes de 1000%, il est grand temps de s'inquiéter, j'avoue. Voilà, donc la question sismique/nucléaire Suisse est simplement hors de propos.

"l'énergie éolienne pourrait couvrir 12% des besoins mondiaux en électricité d'ici 2020. La Chine agit déjà et met en œuvre les mesures de l'étude. En 2010, elle a détrôné l'Allemagne en tête des utilisateurs de l'énergie éolienne"
- Aaah ! La Chine. Il se trouve que j'ai passé l'été dernier à lire sur le sujet, heureux hasard non ? Il se trouve aussi que Frank Haugwitz nous apprend que plus de 70% de l'électricité chinoise est produite avec du charbon en 2008, amusant non ? Si le gouvernement dit vouloir "développer vigoureusement les énergies renouvelables",  (J'ai toujours aimé les formulations chinoises) cela ne l'empêche pas d'avoir plus de 20 réacteurs en construction et une cinquantaine d'autres planifiés en codéveloppement avec la France pour les plus puissants (1000 à 1500 MW) et en solo pour celles de moyenne puissance (300 MW), selon François Lafargue.

"Des besoins énergétiques de 2000 watts par habitant et par année doivent être l'objectif à long terme suisse."
- C'est un objectif et par là même arbitraire, on ne peut pas dire grand-chose, mais comme ils le disent "Cela suppose de réduire à deux tiers les besoins actuels". Sachant que les besoins n'ont jamais cessé d'augmenter, viser une stabilisation serait déjà presque une utopie. 

"Construire de nouvelles centrales reviendrait à consacrer des milliards à une technologie dépassée."
- Il faudrait en parler à l'institut de Génie Atomique de l'EPFL, ça les amuserait peut-être. Plus sérieusement, on joue là au jeu du sourd : Greenpeace possède des spécialistes qui savent parfaitement quelles sont les innovations des dernières années (id est la troisième génération) et les prochaines (la quatrième génération) à l'horizon 2030 (non, je ne parlerai pas d'antimatière et de fusion). 

"Les étapes d'une sortie ordonnée du nucléaire" : "... l'Inspection de sécurité du nucléaire procède au réexamen de la sécurité des centrales nucléaires suisses. Par mesure de précaution, ils mettent hors service la centrale de Mühleberg ..."
- Amusant, non seulement les conclusions du réexamen sont imposées à l'avance, mais en plus on fait une sortie ordonnée en mettant hors service une centrale en une saison. Côté alimentation c'est "prince des ténèbres"** ?

Voilà le topo, quelques imprécisions judicieusement placées, une ou deux erreurs plus grossières et de jolis  autogoals. Comme pour beaucoup d'individus ayant des actions politiques, on joue sur la peur pour calmer sa propre phobie. Naturellement, tout n'est pas à jeter, mais je n'aime pas du tout cette optique d'une fin justifiant les moyens.
MJ



* Je ne vous mets pas de carte desdites analyses de risque : celles dont je dispose sont en cm/s^2 et donc inutiles aux non-spécialistes.
** référence geek à Cimcity.