3 novembre 2010

Vélib' une balle dans le pied

Voilà trois ans et quelques brouettes que Vélib' existe. Préambule : je n'ai rien contre le vélo, j'avoue que le contraire n'est pas vrai, ma dernière expérience date de quelques années et s'est terminée à l'infirmerie du bateau.

Quoi qu'il en soit, j'avoue non seulement ne pas comprendre l'intérêt des bornes à vélo mais en plus je les trouves totalement contre-productive.

Argument écologique ? C'est vrai un vélo ne pompe pas d'essence et ne rejette pas de CO2. Si j'écris ce billet c'est surtout car j'ai pu observer le pick-up qui déplace les vélos entre les bornes. C'est un peu con pour l'image verte quand même. Sans compter que je peine à croire que ce soient les automobilistes qui utilisent l'objet. La capacité des stations est très largement insuffisante pour avoir un impacte significatif sur le flux pendulaire alors que les coûts sont bien présent. On aurait pas meilleur temps de subventionner les privés qui achètent un vélo et d'utiliser le reste sur le réseau de bus ? 

Le seul point positif que j'y vois c'est pour le touriste. Il peut effectivement trouver agréable de prendre un p'tit vélo pour se balader et ne peut ni en acheter un pour l'occasion ni emporter le sien dans la soute de l'avion. Quoi qu'il en soit, vu la gueule du bilan carbone d'un touriste ...
MJ

2 commentaires:

  1. C'est vrai que le coup du camion remonte-pente est un problème, mais faudrait voir le bilan carbone global du bidule; à mon avis, ce n'est pas tant que ça.

    Personnellement, ce qui m'a impressionné avec le Vélib, c'est que j'ai eu l'impression de voir un impact significatif sur l'urbanisme: plus de postes cyclables et de voies de bus, plus de vélos dans les rues.

    Je ne sais pas si, au final, ça a un impact majeur sur le trafic parisien, mais ça m'a surpris.

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  2. Oui, le bilan carbone de l'installation est probablement positif, je nie pas. Même avec les camions. Par contre je suis persuadé que les mêmes investissements financiers pourraient avoir un impacte supérieur.

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