13 novembre 2010

Oerlikon Contraves, Tigres Volants made

C'est à President Evil que nous devons un texte étayant son perso dans la campagne en cours. Comme le texte est particulièrement réussi et que j'ai l'autorisation expresse de l'auteur, je publie. Note la mise en page a connu quelques modifications de mon crû ainsi qu'un redit.
 MJ



Résumé chronologique de la firme Oerlikon Contraves, fabricant européen d’armement, basé à Zurich :

1906 : Création de la firme sous le nom Schweizerische Werkzeugmaschinenfabrik Oerlikon

1914 : Mise sur le marché de l’autocanon de 20 mm, une arme navale largement produite depuis, et toujours actuellement dans une version plus récente (également disponible en système AMAG ou laser). Destinée à être une arme de pont à courte portée (max 2 km).  

1924 : Visionnaire, la firme s’oriente clairement dans l’antiaérien avec leurs versions plus récentes du 20 mm et la première version, monotube, de leur fameux 35 mm.
1970 : Première version du canon bitube de 35 mm, le GDF-001.
1989 : Fusion de la firme Schweizerische Werkzeugmaschinenfabrik Oerlikon avec l’entreprise contraves (du latin contra, contre et aves, les oiseaux) pour former le groupe Oerlikon-Contraves.
Même année : Sortie de la nouvelle version du 35 mm, le GDF-003. Jusqu’en 2012, pas moins de 3 nouvelles versions du canon verront le jour, la GDF-004, 005 et 007. La version GDF-006 n’est pas répertoriée car elle il s’agit d’une édition anniversaire pour fêter les 100 ans de la boîte, soit un GDF-005 avec de jolies marmottes représentées sur le côté, un boîtier de commandes plaqué or et des canons adaptés pour tirer des feux d’artifices.
Après la quatrième guerre mondiale, ce canon continuera d’être produit en quantités moins importantes, équipant la confédération européenne pour la majeure partie de son armement DCA, quelques pièces sont également vendues au NAUS, même si la plus grande partie de la production finit à Israël…
2103 : La Terre étant tout à coup submergée par une variété de différents systèmes d’armements non cinétiques (notamment les batteries de lasers mégawatts) énorme, le groupe enregistre d'inquétantes pertes deux années consécutives, et la confédération européenne en profite pour le racheter. Une opération fort astucieuse, car l’ouverture du marché galactique permet une importante promotion des dernières versions des systèmes AHEAD (projectile d’interception à fragmentation) et Skyshield* (réseau de capteurs capable de trianguler une zone délimitée, d’acquérir une cible et de la descendre de façon entièrement automatisée), qui restent la référence absolue en terme de précision et de fiabilité. 
*Note : les 2 systèmes peuvent être couplés 

2245 : Le printemps dit « du grand nettoyage ». 2245 fut en effet un moment historique. Les usines tournèrent en effet à plein régime durant tout le premier trimestre, on compta en moyenne 15 camions quitter l’usine chaque semaine, transportant qui des munitions qui un canon modèle GDF-94 (optimisé 33). Cependant, la compagnie déclarait ne pas avoir vendu une seule pièce au début de cette année. Devant les froncements de sourcils au Cepmes et les articles assassins dans la presse, Georg Pfiffner, le responsable européen de l’Exportation et de la Vente de Matériel militaire (ou EVM) déclara que l’usine avait été « remise aux normes de sécurité et nettoyée » durant la période suivant les fêtes de Noël, provoquant ainsi une « activité quotidienne inusuelle dans l’usine et aux alentours ». L’année coïncide avec une erreur importante dans les registres de la GIC (se battant alors pour le contrôle des transports dans la FEF), qui aurait oublié d’enregistrer quelque 200 canons de dans leur registre…
2269 : Incident lors de la démonstration du nouveau modèle de canon jumelé GDF-114 (version bêta) devant les représentants de 50 nations. Les 250 balles de 35 mm d’un chargeur plein arrivèrent droit sur la délégation de la Fédération des Hautes-Terres. La seule remarque de l’artilleur responsable du tir, un certain Franky « shrapnel » Kowalski, fut « Sergent j’ai raté l’avion ». Détail insignifiant, l’artilleur en question avait été aperçu prenant son diner avec la délégation de la RPF le jour même, dîner au cours duquel de nombreux billets passèrent sous la table…
2270 : Modification importante des plans du canon GDF-114, principalement au niveau du vérin de hausse, l’ancien modèle ayant « une fâcheuse tendance à la baisse probablement responsable du tragique incident de l’année dernière ». On rajouta donc deux vis au bas du vérin et une épaisseur supplémentaire de joint caoutchouc au compresseur, ce qui donna la version optimisée 70 du GDF-114
2285 : Après une lutte intestine pour la direction de l’entreprise, le directeur alors en place (Christian Utzinger) est destitué suite à une plainte du Syndicat Actif des Secrétaires pour son « comportement anti-féministe à tendance machiste ». C’est ce même syndicat qui appuiera la postulation de Gérard Freysinger pour le poste : « un grand homme, dans tous les sens du terme » (Katrin Middelman, présidente du Syndicat Actif des Secrétaires). Gérard Freysinger devient donc le 29e président de la Oerlikon-Contraves Europe inc., le seul à être passé par le SAS pour obtenir son poste.
2291 (mars) : Le monde apprend que l’elcarasiri est en train d’attaquer Trian, la Force d’Interposition du Cepmes est appelée pour régler le conflit. Stanley Jason Lawxon, Responsable de la 11e division, obtient un budget pour s’équiper de matériel DCA avant de partir au front et négocie avec le responsable de la compagnie Oerlikon lui-même la fabrication d’un modèle spécial de GDF-114 optimisé 70 utilisant des obus de calibre 35.1 mm au lieu de 35, permettant ainsi d’utiliser la munition standard de l’ennemi tout en l’empêchant d’utiliser la munition spéciale de la FI. Les pièces d’artillerie sont agrémentées d’un système AHEAD-Skyshield fonctionnant au DFP et non pas au radar, technologie plus difficile à contre-mesurer. Le tout monté sur une plateforme tout-terrain déployable Marksman, ces canons sont sans aucun doute l’élite de l’élite de la firme Oerlikon. La cargaison doit être prête pour le 22 juillet, et transiter par l’aéroport de Genève avant d’être envoyée au front depuis le starport de Brest pointe-de-Bretagne.
2291 (aout) : Si la cargaison est bien partie de l’usine zurichoise, elle n’est jamais arrivée à Genève. Le directeur de Oerlikon-Contraves tâche de faire bonne figure et rejette la faute sur l’aéroport de Genève qui « manque cruellement d’organisation » et « souffre d’un syndrome grave d’employés incompétents, spécialement dans l’archivage ». Mauvaise nouvelle, le commissariat de Genève prend la remarque à titre personnel et ne consacre plus son énergie qu’à retrouver le (un) coupable de la disparition des canons et les canons eux-mêmes. Il faut dire que le commissaire en chef de Genève est le beau-frère du directeur de l’aéroport…
2292 (Juin) : Certains GDF-114 modifiés sont retrouvés sur le marché noir et dans le « catalogue » d’une certaine mafia spécialisée dans la vente d’armes. Tous les regards se tournent alors sur Gérard Freysinger, qui prend immédiatement la fuite. Un mandat de perquisition est donné pour fouiller sa demeure et son bureau, l’équipe de police qui procéda y trouva principalement une grande quantité de barils d’hydroxyde reliés à un retardateur… et boum.

4 commentaires:

  1. Pendant les Années d'Ombre, la République coopérative Dütweiller n'existe pas encore. Elle n'apparaît qu'au cours du XXIIe siècle.

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  2. Texte édité avec la suppression du passage en question.

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  3. Ah oui, j'avais oublié: Zurich a été détruite pendant la Troisième Guerre mondiale et pas (encore) reconstruite depuis (les Bernois traînent les pieds...).

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  4. Note : le laisse à l'auteur du présent texte le traitement de ce point (ou pas, à sa convenance).

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