5 octobre 2010

Viens pupuce : pardon monsieur, ou sont les coulisses ?

A la demande de l'Auteur, je vais profiter de ce poste pour lister un peu l'Ambiance de la partie de Vendredi. Mes infortunés PJs sont les bienvenus pour contribuer à cette tâche.

Globalement, j'ai gardé la trame (victoire préliminaire, bravo les persos, puis début de l'aventure), le concept du PATATRAS, amenant les persos (et quelques autres timbrés de service, dont un espion Higlander) dans un ordi. Comme dit, point de démons, mais un système pour faire ce que j'ai nommé de la virtualité augmentée (une réalité calquée sur des infos au lieu du contraire). Projet dévié de son but premier lors d'un ... changement de direction au labo 31.
Rayon faune locale (laquelle est l'un des moteurs principaux de cette aventure par son côté bigarré) :
- des "électrons" qui vaquent à leurs occupations (déplacer des tableaux (images) ou des scènes de concert (musiques), apporter des requêtes, etc.), tous au regard très courroucés, mais ne faisant globalement que répondre à la violence sans la provoquer.
- des "exécutables" armés de mitraillettes fort dangereuses (mais volable), lesquels prennent des initiatives.
- des personnages spéciaux :
 - des John MacAffe, comme le café, mais ça s'écrit pas pareil. qui catégorisent globalement les persos comme logiciels suspects (et tentent de les mettre en quarantaine) ou malveillants (et tentent de les mettre à la poubelle).
 - des femmes à la voix sucrée dont le but est de se promener avec des polaroids, prendre des photos des persos pour déclarer "La base de signature de virus à été mise à jour".
 - Après un assaut musclé des persos dans le dossier MacAffe, les grands dadets de Norton 3 en 1 : protection contre les virus ( "heu ... je crois que vous en êtes un ...", suivi d'une course poursuite par 200 dadets se marchant dessus les uns les autres ou s'emplafonnent des fichiers), optimisation de l'ordi ("attendez, pour l'instant c'est cet électron qui doit passer, les autres doivent attendre") et protection des données ("il me semble que ce dossier n'a pas de copie de sauvegarde, on va en faire une").
 - quelques autres, par exemple des tortues programmables de chez starlogo une aide bien appréciée pour les persos qui rêvent depuis le début de faire agir les autochtones.

Autres individus d'importance, la ou les souris (un rat peu commode de 3m de haut avec un béret Irlandais et une clope grillée) très lente (car dirigée en temps réel) mais pratiquement toute puissante, avec entre autre son "menu contextuel, supprimer" et accessoirement invulnérable.
Et naturellement les Silicon-Zombies, dont la solidité compense largement l'absence d'arme à longue portée.

Niveau agissement, les persos sont (comme dans l'original) vu comme des extérieurs et ne se font donc pas obéir, sauf s'ils trouvent un levier pour cela (ce qui occupe une partie du scénar), ca commencer avec les pola de MacAffe pour ajouter des éléments à la base de virus, les pioches (pour creuser un accès quelque part) puis les mitraillettes (destruction d'agent) des exécutables ou leurs cocktails molotov (destruction de dossier) ou encore leurs ardoises (créer un dossier/fichier/raccourcis (bus)). 
La capture au corps à corps est aussi un élément important car un antivirus peut capturer un PJ (et le déplacer à sa guise) ou au contraire les PJs peuvent attraper un électron ou même un souris pour lui faire faire des choses. 
Les persos découvrent en début de partie à quel point ils sont limités (armes, trousse à outils et ordi ne marchent pas) puis progressivement aprennent à quel point ils sont forts s'ils savent ruser (aller chercher des fichiers pédo dans des zones non indexées pour attirer les antivirus. Photographier l'antivirus lui-même, etc)

Ont disparu dans l'affaire quelques PNJs, (les filles de Dieu par exemple), le minibus-bombardier de la Magreb-Squad (laquelle est devenue la Squad, un groupe de réfugiés de Trian qui a disparu).

Apparaît au contraire un agent très mesquin développé par mes-persos-savent-pas-qui, mais qui a fuit la queue entre les jambes, pour ressembler a Archi (lequel est un "simple" Leader et non un ange LVL3). La puce est venue à l'oreille des joueurs lorsque toute communication de l'agent finissait par le nom complet de son interlocuteur (Monsieur Bruce Johnson) jusqu'à ce qu'on le lui dise. L'extraordinaire faculté d'adaptation de l'agent l'aura perdu. 

Dans le rayon des choses que je considère comme importante : la débauche de sentiments. Créer une émotion est ma vocation comme meujeu et ce scénar fut très riche à ce niveau avec la suppression par la souris en début de partie de pas moins de trois PNJs du groupe Special Cases (groupe fondé par les persos).
A la découverte de la corbeille déjà vidée (trop leeeeennnt) puis après discussion avec le prof' (l'un des scientifiques du labo 31 prisonnier de la virtualité augmentée) les joueurs ont pris très progressivement la mesure de la situation : on peut mourir et certains sont déjà morts. Douleur, chagrin.
Si le groupe a massacré des centaines d'exécutables, de Nortoneux, ou autres avec une certaine jovialité, l'interaction à la sortie du PATATRAS fut chargée d'une émotion extrêmement forte, une haine profonde je dirais. 
A ce niveau - une fois encore, le plus important selon moi - cette partie fut une réussite comme peu d'autres.

En matière de règles, peu à dire en terme de TV3 (groboukin officiel) : j'ai rédigé un livre de règles alternatif d'au moins 15 pages que je n'utilise même pas vraiment. Globalement dans le Polyneutronisateur Atto-moléculaire à Taser Assisté par Turbo Résonnance Alpha Siliconisée, les règles ne sont plus les mêmes. La précision des persos influe (jet normal) mais pas la force réelle. (en gros un .exe touché = un .exe détruit et un touché pour chaque tranche de 5 en cas de réussite). C'est simple et défoulatoire.

Naturellement, comme dit President Evil, une bonne musique sur le tout, avec forte occurrence de Eiffel 65 : Blue, Pink Floyd : Welcome To The Machine et Porcupine Tree : Fear of a Blank Planet.

Je rajoute volontiers toute info souhaitable sur demande. Il est tard et après cette grosse journée, j'ai même plus la force de me relire (Aïe). 
MJ



1 commentaire:

  1. Alors, là, je le répète, respect!

    Et pas seulement parce que tu as du Porcupine Tree dans la bande-son.

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