31 décembre 2010

Assassin's Creed : Brotherhood

Les habitués de ces pages me pardonneront sans doute (ou pas) les quelques jours d'inactivité. Il faut dire que - fin d'année chargée aidant - j'avais un peu besoin de laisser l'ordi dans un coin oublié de la pièce. Rassurez-vous, ce temps à été mis à profit et voici rien que pour vous une critique d'Assassin's Creed Brotherhood, que j'ai fini hier soir. Pas à 100%, certes, mais bien-bien quand même.  

Les assassins sont de retour, rien n'est vrai et tout est permis. Ezio Auditore da Firenze va devoir enfiler la cape blanche à capuche et la lame secrète pour mettre la main sur la pomme d'Éden. Ubisoft sait faire des jeux. Dire le contraire serait une ineptie. Assassin's creed : Brotherhood en est la preuve vivante. 

Ce titre fut rapidement affublé du sobriquet "Assassin's Creed 2.5" probablement à raison : l'époque, le moteur de jeu, les mécanismes, tout ou presque est repris du deuxième opus. Cependant je vous pose la question : Ça vous dérange de jouer à Assassin's creed 2 ? Si l'intrigue se poursuit, vous dites en avoir eu assez ? Si la réponse est oui, ce titre n'est pas fait pour vous. 

Les graphismes sont à couper le souffle et mettent parfaitement en avant les capacités des consoles HD. Impression de vitesse à cheval, traditionnels effets vertigineux dans les phases de grimpes dans les tombeaux ou lors des sauts de la foi. Mises à mort sanglante incroyablement dynamique.

La bande-son est toujours enchanteresse, quoique moins typée que dans Assassin's Creed premier du nom. Les voix sont fort convaincantes, les passants s'expriment avec beaucoup de réalisme. Bon, on aurait pu doubler le nombre de choses dites pas les crieurs sans trop de problèmes : on le saura qu'il y a de la fausse monnaie et que les gardes répondront eux aussi par des injures. 

Le gameplay reste tout aussi agréable avec la séparation profil actif/profil passif. J'avais joué aux deux premiers sur PC et je vois maintenant à quel point cette franchise est optimisée pour consoles.  Il faut noter deux ajouts de taille : l'arbalète, enfin! celle qu'on nous promettait depuis le premier titre. Mortelle, discrète, dotée d'une incroyable capacité de munition, utilisable en combat rapproché, l'arbalète est l'arme idéale pour tout. Trop même, je me suis interdit de l'utiliser à tout va tant elle réduit la difficulté des missions à néant. Autre mécanique, la confrérie des assassins. Vous pouvez recruter des disciples, les envoyer en missions collecter XP, pognon et parfois objets. Ils servent également à vous donner des coups de pouce : ils surgissent de nulle part, massacrent les sentinelles, envoient les pluies de flèches sur les gardes ou rejoignent la mêlée à la hache, au pistolet et à l'explosif. Une arme absolue supplémentaire. 

Côté scénario : on retrouve nos fidèles ennemis les Borgia, à la solde de l'Espagnol, lesquels tentent de conquérir l'Italie. Missions d'espionnage, d'infiltration, de sabotage, assassinat discret ou grand spectacle. Les missions sont riches et variées, offrant de nombreux challenges. 

/!\ Paragraphe SPOIL /!\
Là où je n'ai - à nouveau - pas croché, c'est la fin. Celle du 1 m'avait tenu en haleine, mais celle du 2 m'avait laissé totalement de marbre. Or je commets une fois encore l'erreur d'attendre les passages de Desmond avec impatience alors que je les trouve invariablement nuls. Cette intrigue qui promettait tant dans le premier me rappelle de plus en plus de Mystery Park, ce qui est Mal. Tout sonne bidon et carton. Le concept d'Animus est ce qui différencie cette franchise des autres, l'idée d'une survivance des Templiers est fort séduisant - bien que pas très originale - mais cette civilisation de dieux-extraterrestres, non j'arrive pas. N'y avait-il pas assez à faire avec les religions du livre, comme l'auguraient les croisades ? 

En conclusion, je n'ai longtemps rien attendu de ce titre et ceci dès l'instant ou j'ai vu qu'il serait multijoueur et ai déclaré WTF! les Kévin ont encore frappé avec leur multijoueurite aigüe. Il paraît qu'il est bien fait. Peut-être, mais peu me chaud : on ne mélange pas les carottes et les pommes, point, barre. Toujours est-il que j'ai longtemps pensé que le monojoueur serait fait à l'arrache et clairement ce titre vaut parfaitement ses ainés. Je le recommande donc vivement à ceux qui cherchent un bon jeu sur la renaissance, à ceux qui ont aimé les précédents et à ceux qui ont aimé le trip Minerve, car ils ne seront pas déçus. 
MJ

25 décembre 2010

Joyeux Noël

Chers lecteurs, je vous souhaite un Joyeux Noël ! Eh oui, il y a des lecteurs sur LeParavent le jour de Noël. Ça me flatte, des gens qui préfèrent lire mes textes que de réveillonner.
Dans tous les cas vous qui êtes ici, vous avez toute ma sympathie. Rien que pour vous, une image du sapin de Noël de ma famille, laquelle possède un certain sens de la fête : montagne de paquets colorés et demi-forêt décorés. Tiens? Première allusion à ma vie privée, ce doit être l'esprit de Noël, ou le vin de poire.
MJ

22 décembre 2010

Battle for Wesnoth, un jeu de stratégie gratuit

Suite à quelques discussions sur les bons jeux vidéos, Battle for Wesnoth m'est revenu en mémoire. Un jeu de stratégie totalement gratuit et open source. 

Situé dans un univers Médiéval-Fantastique archétypique, où humains, orcs, vampires, troll, nains, elfes et autres bestioleries se foutent joyeusement sur la tronche, Wesnoth offre tout de même certaines spécificités : il se joue au tour par tour possède des graphismes loin de la perfection (quoique largement améliorés par rapport aux premières versions) dotés d'une petite touche manga. Le jeu étant gratuit, les développeurs n'ont absolument pas simplifié leur bébé - ils se moquent bien que les noobs crisent et désinstallent leur titre.

Il en résulte un véritable casse-tête qui mettra vos talents à rude épreuve : le mauvais placement d'une seule unité peut constituer une brèche fatale dans votre ligne de bataille que l'IA ne manquera jamais d'exploiter. Les campagnes sont longues et variées, sans même compter les centaines de campagnes fan-made téléchargeables depuis l'écran-titre. 

Je peine à trouver des défauts qui ne soient pas intrinsèques au type de jeu.
MJ

17 décembre 2010

Un chien moche

C'est un article de Yahoo qui m'a fait hurler de rire. Non l'article est pas drôle, mais l'illustration est abominable. Le comique par l'horreur. 
MJ

16 décembre 2010

Petites notes sur le machisme/féminisme

Vous avez peut-être remarqué que j'écris "chers lecteurs". Un débat sur infrarouge m'ayant fait particulièrement rire sur le sujet des féminins, je profite du Paravent pour exprimer mon opinion sur le sujet.

J'estime que - une bonne fois pour toutes - la grammaire française à établi la règle du masculin l'emporte. Ma maîtresse de français - que de souvenirs - avait déclaré "le masculin l'emporte, en grammaire uniquement". Grand bien lui fasse. Mais c'est pas demain la veille que vous me verrez user de formules alambiquées allant contre cette règle pour ménager les susceptibilités. Pourquoi ? deux raisons :
- Devoir écrire "Cet hommeE (hommeEs) est très beauE (beauEx)" rend le texte incroyablement lourd. Et laid.
- Je pense que le féminisme à mieux à faire que de pinailler sur la langue. Au hasard l'égalité de salaire.
De la même manière, le dictionnaire donne "homme" comme synonyme de "monsieur" et "Homme" pour "être humain". On prétendra peut-être que la grammaire a été écrite par des hommes. Eh oui, et les médecins accoucheurs mâles sont des sages-femmes et leurs blouses sont roses. Tôt ou tard, l'égalité des sexes c'est aussi savoir passer sur les détails historiques sans en faire cas.
MJ

13 décembre 2010

Mass Effect !

Jubilation intense ! Frémissements incontrôlés ! Spasmes de contentement ! Il n'est pas d'expressions pour définir exactement l'effet de la bande-annonce de Mass Effect 3.

Je cherchais un prétexte pour vous parler de cette saga, je l'ai trouvé. Mass Effect est un RPG Space-Opera ou vous incarnez le commandent Shepard du SSV Normandy, un vaisseau de l'alliance dans une galaxie multi raciale. Bien rapidement une menace millénaire va venir troubler une situation déjà un peu bordélique. La construction en trilogie n'est pas une succession d'opus : les sauvegardes sont reprises d'un jeu à l'autre et les décisions influent la suite des événements. Le scénario possède lui-même une structure logique et cette bande-annonce m'indique pourquoi nous n'avons pas pu visiter la terre jusqu'ici.

Le premier Mass Effect était selon moi un excellent jeu : une musique à tomber, des graphismes incroyables, une ambiance très touchante. Des ambiances travaillées : amours impossibles, poignardés politiques et désespoirs, frousses dans des locaux recelant des choses peu agréables, personnages à la psychologie complexe et susceptible d'évoluer. Un chef d'oeuvre.

Cependant Mass Effect 2 est pour moi le meilleur jeu-vidéo jamais produit. Toutes catégories confondues. L'univers s'approfondit dans tous les sens du terme : on en apprend beaucoup plus et les lieux visités sont de moins en moins lumineux. Planètes-décharges, stations spatiales de contrebandiers, vaisseaux-pénitentiaires, tout y est glauque et sombre. Les développeurs sont parvenus à renforcer les points forts - des visages expressifs, des musiques soignées de Jack Wall - tout en corrigeant les points faibles sans scrupules - disparition d'un inventaire lourdingue, augmentation extrême de la difficulté. Je reprocherai toujours des mini-jeux répétitifs et un scénario principal parfois un peu entendu. Et puis des DLC, c'est peut-être la principale ombre au tableau.

J'attends donc énormément de Mass Effect 3. Ne me décevez pas, Bioware !
MJ




12 décembre 2010

Du vrai médiéval : Mount & Blade

Puisque nous sommes dans les jeux-vidéos à thème médiéval, je vais tout de même parler de Mount & Blade, bien que ce joyau soit bien connu de certains de mes lecteurs.

Mount & Blade est grosso modo un RPG, bien que je le qualifierais également de simulateur de combat médiéval. Vous y créez un perso aux multiples caractéristiques qui pourra gagner de l'XP et évoluer. Ça ressemble passablement à Oblivion, avec deux différences majeures : nous sommes dans un univers de fiction médiévale-réaliste et on peut y recruter des armées !

Le charme de ce jeu provient peut-être de sa simplicité, à moins que ce ne soit sa complexité ? Quoi qu'il en soit, il est probable que qui y met un doigt y laisse le reste. Serment de vassalité, charge de chevalerie, mercenariat, volées de carreaux, commerce, amitié avec ses compagnons, tout est présent dans Mount & Blade. Oh, il y a bien quelques ombres au tableau : hormis en faisant un perso guerrier, vous aurez du mal à gagner de l'XP et globalement les graphismes sont assez laids. 

Je vous invite vivement à essayer la version trial (jusqu'au niveau 6). Ou a acheter Mount & Blade : Warband, disponible (rarement) en magasin, lequel intègre une nouvelle faction, des options politiques améliorées, de nouvelles quêtes, une pure merveille.

Ce n'est peut-être pas le fait d'être le meilleur jeu de sa catégorie qui est impressionnant, mais le fait qu'il soit le seul. 
MJ

10 décembre 2010

Les Sims Médiéval

Heinnnn ?

Alors là, je suis sur le cul. Vous avez vu ça comme moi ? La franchise des Sims change d'époque pour nous ramener en plein Moyen-Âge. 

Plus jeune, j'ai été un fan des Sims. Le 1. Bon, j'ai acheté toutes les extensions à l'époque. Après avec le deux ça ma semblé passablement vache à lait. Le 3 ayant été une presque-régression par rapport à son petit frère, je ne m'y suis pas intéressé non plus. 

Là par contre je suis simplement décontenancé. Que Maxis ne sorte pas un Les Sims 23 à MontSimpa m'étonne passablement. Qu'on atterrisse dans un Moyen-Âge made in America me laisse totalement incrédule. Cependant, je me dois d'applaudir sur un point : ceci est une prise de risque. C'est devenu très rare les prises de risque chez les développeurs de jeux vidéos. Changer une équipe qui gagne n'est plus vraiment à la mode visiblement. C'est peut-être dû au fait que les informaticiens du début ne sont pas aidés que par des artistes, mais aussi par des économistes.

M'enfin, je vais citer Voltaire : nous verrons. Il est possible que j'achète le titre, rien que pour voir. 
MJ

7 décembre 2010

Électronneries : Poken

Vous connaissez le Poken ? Moi non plus il y a peu.

Mais il paraît que ça se répand aux États-Unis et en Australie. Le principe ? Plus besoin de cartes de visite - vestige poussiéreux d'une époque révolue. Promenez-vous avec un Poken, petite clef USB avec une grosse main qui, lorsqu'il top une autre main transmet les coordonnées à l'interlocuteur, avec en option la date de rencontre. Les infos sont ensuite entièrement disponibles sur une page Internet qui vous est destinée. Le tout pour un peu moins de 40€. Génial non ?

Ah, ... vous avez lu le titre et mon ironie avec ? Vous êtes perspicace ! 
Non, vraiment, c'est génial : 
- Voici ma carte, je peux avoir la vôtre ?
- J'ai un Poken (sourire supérieur en coin)
- Un quoi ?
- ... J'ai pas de carte à vous donner ...

Moralité, un système qui prétend changer des habitudes lourdement ancrées est une absurdité s'il n'est pas rétrocompatible. Pour comparaison, un système très simple existe : un scanner à carte de visite. D'un prix et encombrement assez similaire, il permet de ne pas perdre les infos de vos contacts professionnels en les transférant via USB. 

Ah oui, il existe une solution pour assurer l'hégémonie du Poken : faire des réunions Poken, où le but de la soirée est de rencontrer des gens compatibles avec vous. J'imagine le parallèle : rencontrez des gens qui possèdent des cartes de visite ! Quand on confond moyen et objectif, c'est mauvais signe. 
MJ

6 décembre 2010

Une nouvelle classification des jeux vidéos

Ce billet est le compte-rendu de quelques discussions que nous avons eu avec mes chers joueurs. Le tout est passablement teinté de mon avis : il est déjà ardu de me faire taire autour d'une table alors derrière le paravent ...

Comme le titre le suggère, je propose ici une nouvelle manière de classer les jeux vidéos. Elle ne paraîtra probablement pas originale pour deux sous, mais force est de constater que d'ordinaire le règne du STR, FPS, RPG, etc fait force de loi.

La question est partie de "qu'est-ce qu'un bon jeu ?". Selon moi, un bon jeu est un jeu d'ambiance. Vous l'aviez peut-être compris en lisant mes postes sur Mafia ou Starcraft. Lorsque l'ambiance d'un jeu (d'un livre, d'un filme, ou autre) peut m'extraire de la réalité quelques heures - quel que soit le procédé - je trouve l'exercice réussi. 

Une autre question fut "qu'est-ce qu'un jeu next-gen ?". Là je réponds un jeu qui embauche des artistes - des spécialistes de leurs domaines : écrivains pour le scénario, comédiens pour les voix, acteurs pour les cinématiques, graphistes pour le design, compositeur et orchestre complet pour la musique. Je pense qu'elle est finie l'époque ou les informaticiens bricolaient des jeux depuis leurs caves en faisant eux même la musique en pétouillant leurs claviers. C'est au nombre d'artistes qu'un reconnaît la valeur d'un titre. Non, je ne crache pas sur les informaticiens : j'aimerais pas que le moteur physX soit développé par des violonistes. 

Mais, on m'a donné tort sur un point. Comment expliquer des jeux comme Tetris, Unreal Tournament, et j'en passe ?

C'est là que nous rejoignons le titre du billet : ces jeux sont des sports - un ensemble de règles permettant à diverses personnes de se mesurer les unes aux autres. Je pose donc deux catégories et demie : les jeux à ambiance (Prince of Persia), les jeux à compétition (Call Of Duty) et des jeux hybrides, lesquels possèdent plusieurs niveaux de lecture - généralement séparé en une campagne solo et un mode multijoueur.

Ce que je regrette, c'est que nombre de développeurs bâclent une petite campagne solo qui ne sert que de didacticiel. Un équilibre est très difficile à trouver, c'est peut-être pourquoi les excellents titres sont rares.
MJ

2 décembre 2010

Mafia II

Voilà plusieurs fois qu'on me demande mon avis sur Mafia II, que j'ai testé dès sa sortie cet été. Puisque le paravent est globalement un recueil de mon avis sur plein de truc, ...

Mafia II est un GTA-like, il vous met donc dans la peau d'un type pas fréquentable qui vole des voitures, sulfate ennemis et population, braque des commerces et j'en passe. Point important, il fait suite à Mafia premier du nom sans en continuer l'histoire. Point n'est besoin d'avoir fini, apprécié ou même joué le premier. Cependant il reprend l'un des concepts : il ne se situe pas en 2000. Le premier nous mettait dans les années 20, Mafia II nous place dans l'après-guerre (les années 50 donc).

Ce point est capital car il le distingue largement de GTA : Mafia II pose toute une époque, une ambiance et une trame scénarisée. C'est à la fois la grande force de ce titre et sa faiblesse. 

On regrette en effet l'absence de mode libre. La ville est totalement ouverte mais c'est surtout pour permettre les courses poursuites des missions, il n'y a pas grand chose à faire hormis aller au point suivant pour continuer l'aventure.

Au contraire le charme de ce jeu est incroyable. A titre d'exemple, j'ai été très ému par l'un des passages au début : le jeune Vitto en 44 revient du front chez sa vieille maman et se fait sermonner quand il oublie son bénédicité. 

Ces éléments scénarisés, ces ambiances et la diversité des missions en font un titre très agréable. Et pour dire que je n'aime pas les jeux de voiture, j'ai eu beaucoup de plaisir à conduire ces veilles bagnoles, Ascot Bailey en tête.
MJ

1 décembre 2010

Premier décembre

L'avent vient de commencer. Vous voyez, je reste à la pointe de l'actualité. 

Du moment que cette année les commerces n'ont pas sorti trop tôt leurs milles et une guirlandes électriques, je suis même content de voir venir cette belle période. 

Et puis il y a la neige, qui tombe sans discontinuer depuis plusieurs jours - promettant une dépense de mille balles au sujet des pneus - du coup des paysages sont jolis. Bref féérie en pagaille. Laissons-nous porter par la beauté environnante, pourquoi pas.
MJ

29 novembre 2010

Un jeu grandiose ?

Pour commencer, je vous laisse admirer la vidéo ...


Pour vous donner le commentaire auquel vous ne sauriez échapper : bien fait ! C'est assez consternant tout de se rentre compte qu'il est des individus qui savent gaspiller à la fois de la nourriture et un équipement aussi rare que couteux. Alors bon, si ça peut se retourner contre eux et nous offrir un sacré moment de fêlure de pipe, c'est tant mieux. On notera au passage la chance inouïe de s'être mangé cette pastèque sur le sommet de la tête et pas dans le nez ou les dents. C'est un contrat tacite des vidéos-gags : on ne peut rire que si le sujet est vivant. 
MJ

28 novembre 2010

Un peu de retouche de sons

Ce que j'apprécie dans mon travail, c'est la diversité. A une poignée de jour d'intervalle avec la retouche d'images me voilà à devoir travailler sur des échantillons vocaux dans des formats abscons pour une analyse qualitative. J'avais entendu parler d'Audacity encore un logiciel opensource. Le bidule est capable de travailler sur des échantillons multipistes et mine de rien c'est très pratique : imaginez que vous avez utilisé un micro stéréo (en forme de T donc) en le mettant avec une pointe en direction de la bouche de votre interlocuteur au lieu de le mettre perpendiculairement ou encore que dans le feu de l'action (puisque sur le terrain) vous l'avez un peu fait tourniquer. Eh bien c'est long mais c'est guérissable puisqu'il suffit de repérer les éléments faiblards et d'appliquer quelques philtres.
Ajoutez à cela un plug-in tout aussi gratuit pour exporter votre résultat en MP3 et vous avez vraiment un outil plus que merveilleux que je ne peux que recommander. Bon je trouve que tant qu'à faire, ils auraient pu mettre le plug-in directement dans l'exe principal. Si quelque trouve une explication logique je suis preneur.
MJ

26 novembre 2010

Un peu de retouche d'images

Me travail m'a mené dernièrement à retoucher des cartes scannées. C'est très long, mais ça fait partie de mon boulot en même temps. 
C'est ainsi que j'ai eu l'occasion de tester in situ The Gimp, la version OpenSource de Photoshop. Je connaissais déjà le nom (d'où le fait que j'ai eu recours à ce logiciel) mais ne l'avais jamais utilisé auparavant. Je peux désormais affirmer que c'est vraiment bourrin. Pour le coup on se demande chaque jour davantage pourquoi quand quelqu'un apprend qu'un logiciel est vendu à plus de 1000€ le premier réflexe c'est "on le craque ?" au lieu de "il existe le même en gratuit ?". Mystère.

Une autre question m'est venue en travaillant : pourquoi diable un PC est réputé incapable de faire de la retouche d'image ? La aussi Mystère.
MJ

25 novembre 2010

Il neige

Tout le monde s'en fiche mais cette nuit a vu la première neige tenir proche de chez moi.

J'aime bien la neige, mais il parait que ça pose des problèmes, une histoire de pneus ...
MJ

23 novembre 2010

I, Robots

Je n'ai hélas pas encore lu d'Asimov. Oui j'ai honte. 

Par contre, la TV ayant parfois du bon, j'ai pu voir (entrecoupé d'horripilantes pub placées suivant une fonction random) I, Robots. Eh bien j'ai trouvé absolument génial. Je vais éviter le spoil puisque je recommande vivement le filme en question. Will Smith est toujours fidèle à lui-même, il est de ces acteurs qui varient rarement et font de leurs personnages une unique entité reconnaissable en travers des films (avec en vrac Louis De Funes, Gérard Depardieu ou Bruce Willis). L'action est défoulatoire, les décors convaincants, l'évolution de l'intrigue très bien menée avec des rebondissements parfois inattendus. Je regrette surtout que l'intrigue évolue si vite et aurai eu plaisir à voir un diptyque ou même une trilogie.

Le point que je trouve toujours un peu moyen dans les robots du cinéma (et du manga souvent) c'est le côté anthropomorphe. De Clones à Chobits, en passant par Patlabor, I, Robots ou La Menace Fantôme on s'évertue à imaginer des robots avec deux bras deux jambes et une tête (de cochon) là ou - en toute honnêteté - un machin cubique, monté sur chenille avec un bras-robot genre Siemens ferait un travail plus précis pour un dixième du prix et la moitié de consommation d'énergie.
Sur ce point, je dois concéder à Wall-E qu'il est (un peu) au dessus des autres.
MJ

Mis à jour, entre-temps j'ai lu pas mal d'Asimov et une discussion sur le film est disponible ici

21 novembre 2010

De la compétitivité du Honorverse

Comme déjà dit, je peine à justifier un univers proche de ceux que j'utilise et apprécie et c'est tout particulièrement le cas avec l'univers de Mass Effect (pour lequel il faudra vraiment que je trouve un prétexte à billet). Ma dernière idée (fumeuse) serait de recycler des gros bouts du Honorverse pour avoir un gâteau Honor-Effect digeste et surtout qui survive à Tigres Volants.
Le bilan serait très probablement un bidule Hard-Science avec quelques pointes d'humour, ce qui le différencie déjà passablement de Tigrou (Hard-humour avec des pointes de science). 

Premier problème : je suis loin d'être certain de la convivialité de ce nouvel objet. 
Deuxième problème : l'assemblage lui-même. Le Honorverse montre clairement qu'on est pas seul et les races de Mass Effect ne devraient pas trop choquer, mais d'autres éléments sont carrément en contradiction les uns avec les autres. Il faudrait donc faire un arbitrage en trahissant l'un comme l'autre.

Franchement je sais pas. 
MJ

19 novembre 2010

Honor Harrington : pour l'honneur de la Reine

J'avais lu il y a quelques temps un billet de chez Alias, parlant de la saga S-F de Honor Harrington, de David Weber. Conséquence je me suis enfilé coup sur coup les deux premiers tomes (et ai acheté les deux suivants, offre de la FNAC oblige). Je dois dire que j'ai adoré l'un comme l'autre, mais c'est d'un point précis dont je vais parler aujourd'hui.
Le deuxième opus - pour l'honneur de la Reine - met en scène deux planètes courtisées par les deux grandes nations dont nous suivons les pérégrination (Havre et Manticore), lesquelles planètes sont habitées par des fanatiques religieux (Chrétiens), quelques peu anti-technologie (et donc quelque peu en retard sur ce plan) et sacrément misogyne, polygame etc. Le choc culturel fait mal !
Mais ça vous rappelle rien à vous ? C'est ça : tous les clichés du Moyen Orient sont au rendez-vous - y compris les attaques suicides. Or cette culture est traité avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité : certains discussions suite à bien des malentendus mettent en avant l'enjeu qui n'est ni plus ni moins que la disparition d'une culture centenaire. Moi ça m'a un peut fait réfléchir*.
MJ

*Le premier qui applaudit va manger cher.

13 novembre 2010

Oerlikon Contraves, Tigres Volants made

C'est à President Evil que nous devons un texte étayant son perso dans la campagne en cours. Comme le texte est particulièrement réussi et que j'ai l'autorisation expresse de l'auteur, je publie. Note la mise en page a connu quelques modifications de mon crû ainsi qu'un redit.
 MJ



Résumé chronologique de la firme Oerlikon Contraves, fabricant européen d’armement, basé à Zurich :

1906 : Création de la firme sous le nom Schweizerische Werkzeugmaschinenfabrik Oerlikon

1914 : Mise sur le marché de l’autocanon de 20 mm, une arme navale largement produite depuis, et toujours actuellement dans une version plus récente (également disponible en système AMAG ou laser). Destinée à être une arme de pont à courte portée (max 2 km).  

1924 : Visionnaire, la firme s’oriente clairement dans l’antiaérien avec leurs versions plus récentes du 20 mm et la première version, monotube, de leur fameux 35 mm.
1970 : Première version du canon bitube de 35 mm, le GDF-001.
1989 : Fusion de la firme Schweizerische Werkzeugmaschinenfabrik Oerlikon avec l’entreprise contraves (du latin contra, contre et aves, les oiseaux) pour former le groupe Oerlikon-Contraves.
Même année : Sortie de la nouvelle version du 35 mm, le GDF-003. Jusqu’en 2012, pas moins de 3 nouvelles versions du canon verront le jour, la GDF-004, 005 et 007. La version GDF-006 n’est pas répertoriée car elle il s’agit d’une édition anniversaire pour fêter les 100 ans de la boîte, soit un GDF-005 avec de jolies marmottes représentées sur le côté, un boîtier de commandes plaqué or et des canons adaptés pour tirer des feux d’artifices.
Après la quatrième guerre mondiale, ce canon continuera d’être produit en quantités moins importantes, équipant la confédération européenne pour la majeure partie de son armement DCA, quelques pièces sont également vendues au NAUS, même si la plus grande partie de la production finit à Israël…
2103 : La Terre étant tout à coup submergée par une variété de différents systèmes d’armements non cinétiques (notamment les batteries de lasers mégawatts) énorme, le groupe enregistre d'inquétantes pertes deux années consécutives, et la confédération européenne en profite pour le racheter. Une opération fort astucieuse, car l’ouverture du marché galactique permet une importante promotion des dernières versions des systèmes AHEAD (projectile d’interception à fragmentation) et Skyshield* (réseau de capteurs capable de trianguler une zone délimitée, d’acquérir une cible et de la descendre de façon entièrement automatisée), qui restent la référence absolue en terme de précision et de fiabilité. 
*Note : les 2 systèmes peuvent être couplés 

2245 : Le printemps dit « du grand nettoyage ». 2245 fut en effet un moment historique. Les usines tournèrent en effet à plein régime durant tout le premier trimestre, on compta en moyenne 15 camions quitter l’usine chaque semaine, transportant qui des munitions qui un canon modèle GDF-94 (optimisé 33). Cependant, la compagnie déclarait ne pas avoir vendu une seule pièce au début de cette année. Devant les froncements de sourcils au Cepmes et les articles assassins dans la presse, Georg Pfiffner, le responsable européen de l’Exportation et de la Vente de Matériel militaire (ou EVM) déclara que l’usine avait été « remise aux normes de sécurité et nettoyée » durant la période suivant les fêtes de Noël, provoquant ainsi une « activité quotidienne inusuelle dans l’usine et aux alentours ». L’année coïncide avec une erreur importante dans les registres de la GIC (se battant alors pour le contrôle des transports dans la FEF), qui aurait oublié d’enregistrer quelque 200 canons de dans leur registre…
2269 : Incident lors de la démonstration du nouveau modèle de canon jumelé GDF-114 (version bêta) devant les représentants de 50 nations. Les 250 balles de 35 mm d’un chargeur plein arrivèrent droit sur la délégation de la Fédération des Hautes-Terres. La seule remarque de l’artilleur responsable du tir, un certain Franky « shrapnel » Kowalski, fut « Sergent j’ai raté l’avion ». Détail insignifiant, l’artilleur en question avait été aperçu prenant son diner avec la délégation de la RPF le jour même, dîner au cours duquel de nombreux billets passèrent sous la table…
2270 : Modification importante des plans du canon GDF-114, principalement au niveau du vérin de hausse, l’ancien modèle ayant « une fâcheuse tendance à la baisse probablement responsable du tragique incident de l’année dernière ». On rajouta donc deux vis au bas du vérin et une épaisseur supplémentaire de joint caoutchouc au compresseur, ce qui donna la version optimisée 70 du GDF-114
2285 : Après une lutte intestine pour la direction de l’entreprise, le directeur alors en place (Christian Utzinger) est destitué suite à une plainte du Syndicat Actif des Secrétaires pour son « comportement anti-féministe à tendance machiste ». C’est ce même syndicat qui appuiera la postulation de Gérard Freysinger pour le poste : « un grand homme, dans tous les sens du terme » (Katrin Middelman, présidente du Syndicat Actif des Secrétaires). Gérard Freysinger devient donc le 29e président de la Oerlikon-Contraves Europe inc., le seul à être passé par le SAS pour obtenir son poste.
2291 (mars) : Le monde apprend que l’elcarasiri est en train d’attaquer Trian, la Force d’Interposition du Cepmes est appelée pour régler le conflit. Stanley Jason Lawxon, Responsable de la 11e division, obtient un budget pour s’équiper de matériel DCA avant de partir au front et négocie avec le responsable de la compagnie Oerlikon lui-même la fabrication d’un modèle spécial de GDF-114 optimisé 70 utilisant des obus de calibre 35.1 mm au lieu de 35, permettant ainsi d’utiliser la munition standard de l’ennemi tout en l’empêchant d’utiliser la munition spéciale de la FI. Les pièces d’artillerie sont agrémentées d’un système AHEAD-Skyshield fonctionnant au DFP et non pas au radar, technologie plus difficile à contre-mesurer. Le tout monté sur une plateforme tout-terrain déployable Marksman, ces canons sont sans aucun doute l’élite de l’élite de la firme Oerlikon. La cargaison doit être prête pour le 22 juillet, et transiter par l’aéroport de Genève avant d’être envoyée au front depuis le starport de Brest pointe-de-Bretagne.
2291 (aout) : Si la cargaison est bien partie de l’usine zurichoise, elle n’est jamais arrivée à Genève. Le directeur de Oerlikon-Contraves tâche de faire bonne figure et rejette la faute sur l’aéroport de Genève qui « manque cruellement d’organisation » et « souffre d’un syndrome grave d’employés incompétents, spécialement dans l’archivage ». Mauvaise nouvelle, le commissariat de Genève prend la remarque à titre personnel et ne consacre plus son énergie qu’à retrouver le (un) coupable de la disparition des canons et les canons eux-mêmes. Il faut dire que le commissaire en chef de Genève est le beau-frère du directeur de l’aéroport…
2292 (Juin) : Certains GDF-114 modifiés sont retrouvés sur le marché noir et dans le « catalogue » d’une certaine mafia spécialisée dans la vente d’armes. Tous les regards se tournent alors sur Gérard Freysinger, qui prend immédiatement la fuite. Un mandat de perquisition est donné pour fouiller sa demeure et son bureau, l’équipe de police qui procéda y trouva principalement une grande quantité de barils d’hydroxyde reliés à un retardateur… et boum.

12 novembre 2010

Strip' Tigrou V

Quelques nouvelles perles strippées par mes soins. Elles sont basées sur le scénario "l'héritage" mais ne contiennent que peu de spoil. Les crédits sont les mêmes que pour les strips précédents, sauf pour certains textes dont l'orthographe est dû à un copier-coller trop rapide. 
MJ





11 novembre 2010

Il y a des jours ...

La une des journaux fut surprenante ce matin.

En bref : l'UNIL - Université de Lausanne, pour les intimes - avait accepté de louer certains de ses locaux pour un congrès de l'UDC - Union Démocratique du Centre, pour les mêmes intimes. Rebondissement, certains étudiants ont été distribuer des tractes appelant à saccager les locaux en question et a zigouiller les véhicules de politiciens pour faire bonne mesure. 
La direction a pris la décision de casser le contrat et a expliqué son geste par un E-mail ouvert stipulant que sa mission première était l'éducation et en second lieux la mise à disposition de locaux. Le déploient d'une présence policière perturberait donc la première au profit de la seconde. 

Si je trouves que la décision de la direction manque cruellement de sérieux, elle n'en est pas moins justifiée. Non ce qui est intolérable c'est d'avoir une minorité d'exité-anti-droite qui se permettent des propos non seulement légalement punissable - un appel a la destruction - mais également totalement absurdes. 
C'est surtout la bêtise qui m'effraie. Se dire que l'Université - qui forme donc les futures élites - comporte des membres qui n'arrivent pas à ouvrir un dictionnaire pour lire la définition de fasciste, raciste et xénophobe, préférant amalgamer le tout sous la bannière méchant-pas-beaux, c'est observer une simple absence d'esprit critique.

Bon, je croise les doigts en espérant très fort que ce soient des première-année qui atteindront jamais la seconde.
MJ

Nobliaux et Sorcières

Vous connaissez l'expression "bouffer un livre" ? Je crois l'avoir matérialisée. 

Or donc, Nobliaux et Sorcières est la suite de Trois Soeurcières, de Terry Pratchett, avec entre deux un tôme que je n'ai pas lu. Et j'y ai très bien survécu. En fait je soupçonne même qu'on puisse apprécier cet opus pris tout seul, même s'il faudra comprendre vite des personnalités appelées à changer très vite. Et très fort !

Si Trois Soeurcières est toujours optimiste, sympa et tout et tout, Nobliaux et Sorcières est désespérément sombre. Sombre ne veux pas dire austère, loin de là. Au contraire l'humour Disque Monde y est délicieux, mais des mots qui n'existaient pas avant : terreur et mort sont ici des thèmes récurrents. C'est une suite, oui, mais une extension certainement pas.
MJ

9 novembre 2010

Generation Kill

Encore une série TV, mais américaine cette fois. Pas qu'on imagine que seuls les Anglais savent faire une série TV. 

Il faut modérer ma connaissance du sujet : je n'ai vu que trois des sept épisodes de 60minutes (dont le premier et le dernier) et croyez-le je regrette d'avoir raté les autres. 

Nous sommes donc plongés dans les premiers jours de la guerre en Irak, suivant par les yeux d'un journaliste, les pas du premier bataillon de reconnaissance des marins : toute une bande de joyeux pelons avec chacun sa petite histoire, ses petites inimitiés, globalement surhormonnés, formés pour la reconnaissance et tout le bataclan. Cela c'est sans compter les ordres, contre-ordres, désordres, les journalistes, les guérillas de factions locales, les civils moyennement coopératifs, l'absence de logistique, bref le train train quotidien.

S'il faut faire un parallèle, c'est véritablement un Démineurs, mais en 7 fois 60 minutes (et sans les mines). Ce qui est d'une part très court pour une série, mais probablement indispensable puisque, comme pour le film ci-dessus, nous n'avons pas d'intrigue à proprement parler : des situations, des fils conducteurs, tout au plus. Il faut aimer, moi j'apprécie. 
MJ

8 novembre 2010

Trois Soeurcières

Naturellement j'avais honte, maintenant je peux lever fièrement la tête lorsqu'on parle de Terry Pratchett.

J'ai terminé Trois Soeurcières, un des livres des Annales du Disque-Monde et il faut bien avouer que c'est une petite merveille. L'auteur est déjà impayable en lui même avec des sorties du genre "La S.-F. c'est du fantasy, avec des boulons" ou "Si une chose à une chance sur un million de se produire, alors elle a neuf chances sur dix de se produire".

Eh bien Trois Soeurcières est tout à fait dans cet esprit décalé : les nains bien que très calmes d'ordinaires se sentent obligés de porter des cottes de mailles et des haches pour aller boire un verre, l'aire d'Ankh-Morpork est très sains car peu de germes peuvent y survivre. J'en passe et des meilleures. 

Je ne sais pas ce qu'il vaut comparé aux autres opus (qui de toute évidence peuvent se lire dans le désordre), mais ses qualités intrinsèques en font un must-have. (Et grâce à ça, j'ai pu passer Total Geek)
MJ

7 novembre 2010

Robin des bois (Argl !)

J'avais bêtement raté Robin des Bois au cinéma et en était tout navré. Eh bien après l'avoir vu en Blue Ray me voilà totalement rassuré. Il est possible que la 3D du cinoche ajoute quelque-chose mais honnêtement j'ai trouvé ce filme navrant. Pas que je sois fâché de l'avoir vu, mais quand même.

Je le qualifierai de petit Seigneur des Anneaux raté. Un scénario qui essaie d'intégrer plein d'anecdotes sans avoir assez de temps pour le faire. L'histoire au moins est originale et je suis content qu'on aie osé faire un Robin des Bois qui ne sois pas le Robin, mais une création originale. Comme pour Alice, ça en irrite certains, moi pas. 

Russell Crowe et Cate Blanchett sont de bons acteurs. Heureusement d'ailleurs car on ne voit qu'eux. Il lui faut 70 secondes d'écran pour fermer les yeux quand on le lui demande. C'est vraiment dommage : Petit Jean a droit à trois phrases (dont un borborygme) et Frère Thuck guère plus. En lieu et place on nous offre des intrigues de château. L'idée est bonne mais c'est moyennement bien réalisé. On a l'impression d'un plagiat des Tudors. (Et plagier une telle ignominie est une très, mais alors très mauvaise idée). 

Je rebondis sur le point navrant à gogo : jamais on a une vrai impression d'époque médiévale et ce n'est pas faute de moyens. Tout transpire la modernité au mieux et le contemporain autrement. Bémol sur le tout début du filme, le siège de Châlus et les scènes de bataille de manière générale. Pas mauvaises, dommage du peu. Mais les personnages et les thèmes transpirent l'anachronisme. 

Grosse déception. J'aurais pensé que ce filme était celui de 2010, raté. Sans doutes est-il très (trop) difficile de faire un bon filme sur la période médiévale. Je suis pas loin de penser que Le Nom de la Rose est le seul.
MJ

3 novembre 2010

Vélib' une balle dans le pied

Voilà trois ans et quelques brouettes que Vélib' existe. Préambule : je n'ai rien contre le vélo, j'avoue que le contraire n'est pas vrai, ma dernière expérience date de quelques années et s'est terminée à l'infirmerie du bateau.

Quoi qu'il en soit, j'avoue non seulement ne pas comprendre l'intérêt des bornes à vélo mais en plus je les trouves totalement contre-productive.

Argument écologique ? C'est vrai un vélo ne pompe pas d'essence et ne rejette pas de CO2. Si j'écris ce billet c'est surtout car j'ai pu observer le pick-up qui déplace les vélos entre les bornes. C'est un peu con pour l'image verte quand même. Sans compter que je peine à croire que ce soient les automobilistes qui utilisent l'objet. La capacité des stations est très largement insuffisante pour avoir un impacte significatif sur le flux pendulaire alors que les coûts sont bien présent. On aurait pas meilleur temps de subventionner les privés qui achètent un vélo et d'utiliser le reste sur le réseau de bus ? 

Le seul point positif que j'y vois c'est pour le touriste. Il peut effectivement trouver agréable de prendre un p'tit vélo pour se balader et ne peut ni en acheter un pour l'occasion ni emporter le sien dans la soute de l'avion. Quoi qu'il en soit, vu la gueule du bilan carbone d'un touriste ...
MJ

30 octobre 2010

Is It A Good Idee To Microwave This ?


 
Ça aussi c'est assez geek, ce genre d'émissions YouTube aux frontières de la physique, réalisé par des jeunes fou furieux américains. L'émission Is It A Good Idee To Microwave This ? commence donc sa 9ème saison : deux épisodes par semaine où nous les voyons chaque fois passer au micro-onde un objet plus ou moins usuel. Ils en ont déjà testé grosso modo 250, parmi lesquels toutes sortes d'ampoules, un canard de bain, un Furbi, une Wii ou encore un IMac. On a aussi quelques expériences à forte sensation : de l'alumino-thermine, un bâton de dynamite ou un sex-toy.
MJ




29 octobre 2010

Un mois de Paravent

Chers lecteurs, voilà un mois que Derrière le Paravent est en ligne. Je vais donc vous donner quelques informations sur vous.

Vous avez affiché quelques 1400 pages en un mois. La valeur absolue est énorme. A l'échelle d'internet c'est peu. On notera que les pics de visite correspondent à la publicité faite par Alias. Il est claire que LeParavent n'est pas prévu pour attirer les foules. S'il intéresse quelques individus j'en suis parfaitement satisfait.

Globalement vous êtes arrivés ici en connaissant l'URL, par Alias ou - moins souvent - via google (certains en cherchant un paravent gratuit). Vous venez majoritairement de Suisse, parfois de France. USA, Belgique et Canada arrivent ensuite. J'ai également quelques lecteurs Iraniens, Russes, Allemands ou parfois d'ailleurs encore. Je salue donc tout ce petit monde.

Parlons un peu de vos ordis : la majorité d'entre vous utilise Firefox (66%). Chrome et Internet explorer se partagent équitablement 28% et Safari se pose en leader des minorités (5%). Côté OS, Windows domine (80%) et MacOSX suit (10%). Pêle-mêle : Linux, IPhone et autres utilisent les derniers %. Je suis surpris de voir d'ailleurs que seul un mac sur deux utilise Safari.

Vos billets préférés ont été dans l'ordre Strip'Tigrou I, puis Viens Pupuce et la Compétitivité des Univers. Hors du podium mais appréciés furent les Coulisses de Pupuce, Obama et le solaire et Le Chat acte XVI

Côté off-line : j'ai reçu pas mal de félicitations par mail ou par oral. Autant de message qui chauffent le cœur et qui poussent à continuer.

Pour ma part, je dirais "Postez-postez il en rester toujours quelque chose".

En guise de conclusion, je vous invite à utiliser ce poste pour toute demande et suggestion.
MJ

28 octobre 2010

Le 20Minutes et la pendularité

Bon, vous connaissez mon avis sur le journal gratuit que nous avons en Suisse romande. Je vais donc à l'essentiel. Je n'ai pas trouvé trace de l'article sur le Web je vais donc devoir vous le résumer (et vous allez devoir me faire confiance).

"Les salariés suisses sont des pendulaires heureux"

Selon monster.ch, 72% des Suisses sont des pendulaires. Ils sont 47% à en être contents, 25% à en être fatigués et 28% à trouver cela stressant. "Les salariés acceptent d'être mobiles et flexibles dans leur vie professionnelle ont non seulement un avantage de poids lorsqu'ils concourent pour les meilleurs postes, mais, s'ils utilisent les transports en commun, ils adoptent en plus un comportement respectueux de l'environnement" a déclaré Falk von Westarp, manager de monster.ch.

Bon, c'est pas très français comme tournure de phrase, mais passons. Je ne commenterai pas non plus les chiffres, je sais pas s'ils sont sérieux donc je me tais. Je vais par contre m'attarder sur l'énormité de la fin.  Premièrement nous sommes en Suisse une dizaine de pour cent à utiliser le train (ça peut aller à 11-12% suivant les années, peu importe). Honnêtement, c'est peu pour donner raison à l'ami Westerap. 

Mais surtout, annoncer que l'étalement urbain est respectueux de l'environnement est une pure absurdité. Environnementalistes et géographes de tous poils cherchent le moyen de lutter contre ce mode de vie qui oblige à une multiplication des réseaux techniques (eau, gaz, électricité, égouts, connexions réseau), qui confine a des transports individuels privés (respectivement qui demande des transports publics extrêmement peu rentables, car distendu) et qui consomme une quantité impressionnante de territoire au détriment - entre autres - de l'agriculture.

Quand on a aucune connaissance sur un sujet, on évite les annonces publiques.
MJ

27 octobre 2010

Les billes à l'Uni

Vous saviez déjà tout le bien que je pensais de certains employés. Mais il faut dire que l'Homme n'a pas fini de nous surprendre. Dernière perle en date entre les murs de l'Uni : "Donc les sujet de l'étude doivent, sur cette carte, colorier en vert les zones qu'ils ont gagnées et en rouge les zones qu'ils ont perdues.", "Mais attention, il faudra quand même explique aux gens ce qu'on veut dire par colorier !".

C'est certain que le mec si on lui sort le Larousse pour lui explique ce que signifie colorier il va pas se sentir pris pour un con ...
MJ

Les Ailes de la Guerre

Il y a quant même des (rares) moments ou l'on se dit qu'on a pas payé sa redevance TV pour rien. Ces derniers jours, c'est pour moi avec l'émission Les Ailes de la Guerre. Diffusée sur la chaine Planète, ces émissions usent et abusent d'animations 3D et de témoignages pour reconstituer des conflits aériens, allant de la bataille du pacifique à la guerre des six jours, c'est toute l'évolution de l'aviation de combat qui est retracée. 

Bon, il faut bien avouer que parfois ils nous prennent pour des cons le public-cible, répétant 3 à 4 fois les mêmes choses. Du coup, ça vous permet de bosser d'une main et de regarder la TV de l'autre. Pardon, regarder d'un œil et écrire de l'autre. L'autre concession, c'est que si vous êtes quepouic intéressé par les avions, vous allez vous ennuyer ferme. Par contre si le sujet ne vous est pas antipathique, l'émission est assez bien faite pour être digeste au néophyte.

Enfin, si je devais faire la promotion de cette émission - vu qui traine sur ces pages - je dirais "et ils parlent même des Flying Tigers".
MJ

26 octobre 2010

Strip' Tigrou IV.I

Passons, outre le fait que ce topic est ma première utilisation d'une décimale en chiffre romains. C'est un petit message aujourd'hui, mais pour un élément amusant : un individu qui passe régulièrement redresser mes torts sur le Paravent - President Evil, pour ne pas le nommer - s'est amusé à faire un Strip' Tigrou. Et comme j'apprécie toujours quand quelqu'un témoigne de sa lecture sur ces pages, je lui fait la part belle avec un poste rien que pour son Strip'. 
Et celui qui prétend que c'est en raison de flemme de ma part peut aller se faire cuire une pomme. 
MJ


24 octobre 2010

De la compétitivité des univers

 
J'ai deux bonheurs, 
Tigres Volants et Warahmmer.

Et plus souvent qu'à mon tour j'essaie d'en ajouter un troisième : Lost-Saga, basé sur le manhwa Yureka pour commencer. Malgré un engouement très fort de mes fidèles joueurs le projet à capoté. On a eu Suite dans les idées (qui attendait un nom moins naze), qui a eu son petit succès pour une partie avant de tomber aux oubliettes. Cart€l, un peu spécial, mais quoi qu'il en soit mort-né. Je vous épargnes ceux qui n'ont pas eu droit à un dossier dans mes documents.

Mais pourquoi diable ces échecs ? Comme dit mes joueurs ont (presque) toujours
fait preuve d'un intérêt fort motivant, écrire ne fut jamais le problème (vu la quantité de textes inutiles qui bardent mes disques dures). Eh bien je vais vous le dire :

Tigres Volants et Warhammer sont deux univers ultra-compétitifs. Tigres Volants, science fiction, tolère une gamme d'aventures allant de la découverte de planètes perdues, au combat contre l'Empire du Mal en passant par les guerres de gangs, les opérations en bourse (avec ou sans plaisanteries Eyldars) ou l'études journalistiques de phénomènes paranormaux. Warhammer, médiéval fantastique nous autorise tant de la légende Arthurienne, des chasses aux vampires, des luttes politiques ou de la survie dans les steppes enneigées en passant par l'exploration de pyramides perdues dans les jungles ou les déserts. Les deux ont aussi la particularité de proposer un univers géographiquement référencé, au contraire d'un D&D ou d'un Rêve de Dragon, nous permettant d'une part de trouver des données proposées pour une région par le ou les auteurs respectivement de développer soi-même ce savoir pour les inévitables interstices en restant dans un cadre.

Du coup ces deux univers s'accaparent pour moi la presque totalité des concepts rôlistiques. Pourquoi irais-je acheter un jeu de space-survival/horror alors qu'il me suffit de changer la musique que je passe à mes PJs pendant les parties de Tigres Volants pour arriver au même résultat ? Pourquoi chercher un jeu illustrant les bas-fonds d'une ville de med'fan quand une campagne à thème Warhammer fait le même travail ?

Alors forcément c'est délicat. Une telle polyvalence fait de ces deux jeux pourtant très différents une véritable escouade de bulldozer et caterpillars. Doit-on lutter contre ce phénomène, se forcer à utiliser des jeux offrant un concept précis (par exemple In Nomine Satanis/Magna Veritas) ?

Je me pose la question suite à un énième projet, portant lui sur l'univers sublime de Mass Effect, mais plus que jamais comment concilier deux univers science-fi extrêmement proches ? 

Des questions qui me sont sans réponses. Si quelqu'un à une idée ...
MJ

22 octobre 2010

Cadfael

Je n'ai rien contre les séries TV. Vraiment. Mais le fait est que ça demande un temps impressionnant, chose que je n'ai pas et donc c'est un sujet que je maîtrise peu. Mais de temps en temps je me laisse séduire par une petite merveille.

Dernièrement, j'ai vu l'entier de la série Cadfael, du roman du même nom écrit par Edith Pargeter (Ellis Peters de son pseudonyme) avec sir Derek Jacobi dans le rôle du moine. C'est fait par des anglais (normal) en Hongrie (normal).

Sans spoil aucun, ce moine bénédictin au passé mouvementé se retrouve invariablement devant un cadavre et cherche à en trouver la cause. C'est donc un polar médiéval doublé bien souvent d'une étude de personnage très touchante mettant en avant des questions religieuses sans prosélytisme aucun. 

Historiquement - même si ma formation comme médiéviste fut pour le moins éclaire - je n'ai trouvé aucune invraisemblance et au contraire je puis assurer que les formes testamentaire utilisée sont exactes. 

Si il fallait critiquer - nous sommes là pour ça - avouons que les moyens sont très limités. Si les personnages principaux ont droit à un vrai gambeçon, les miliciens en toile de fond se contentent de cottes de mailles en tricot et doivent régulièrement tourner le dos à la caméra pour cacher qu'ils sont joués par des femmes. De même les nobles ont une tendance aux diamants susmentionnés. Enfin certains personnages changent d'acteurs et ça c'est franchement lourd. 

Hélas malgré ces budgets limités la série s'est arrêtée à la saison 4 - et elles sont petites les saisons. Eh oui, le XIIème siècle c'est moins vendeur que les vampires.
MJ

Strip' Tigrou IV

Et la dernière bouffée de Strips, veuillez vous référer à quatre billets en dessous si vous débarquez. Ce sera la dernière volée de Strips (du moins pour l'instant, la nouvelle campagne - après lecture - risque d'apporter une sacré nondidiou d'paquet d'imbécilités). 
MJ




21 octobre 2010

20 octobre 2010

19 octobre 2010

Strip' Tigrou I

Puisque notre campagne de Tigres Volants est un générateur majeur de crétinisme et que des strips ont été fait sur le sujet, je les envoie au tout public via le blog par paquet de 5. Y a du private joke dans certain, je n'ai pas trié. A signaler enfin une faute d'erreur qui n'est pas juste : le nom d'Igor est en fait Ivan, il faut dire que les ressortissants de la fédération tchécoslovaque ont de ces noms aussi ...

Crédits : Réalisation : moi, modestement. Acteurs : mes persos qui s'identifieront s'ils le veulent et un tout petit peu moi. Scénario : paradoxalement beaucoup les joueurs et un peu moi à la base. Outils : stripgenerator.
MJ





17 octobre 2010

Toujours Geluck

Je l'ai dis l'autre jour, j'adore Geluck. Il faut dire aussi que tant son dernier album que ses premières apparitions à la RTBF1 ont quelque chose de mythique.

Vous êtes nombreux à avoir déjà vu cette vidéo, mais si c'est le cas, il est probable que comme moi vous ayez un plaisir sans cesse renouvelé à la voir et si vous l'avez jamais vu ... elle est là. 

Note, c'est aussi la première vidéo du Paravent et j'avoue avoir quelques difficultés avec la mise en page.
MJ

15 octobre 2010

Le Chat, Acte XVI

J'adore Geluck. Ce billet pourrait s'arrêter là car presque tout est dit. Voici donc le 16ème album du chat qui est sorti et face à la bêtise de la couverture je n'ai pas eu le choix de l'acheter. Oh, je l'ai quand même ouvert avant mais pas longtemps : chaque strip y est absolument sublime.

Si vous voulez un avant goût, vous y trouverez une série de cartes de veux pour toutes les occasions "Si tu tiens vraiment a épouser cette conasse, c'est ton problème mon pote" ou " Allons ! Allons ! Pleurnicher ne le ramènera pas !" on trouve encore le projet avorté des aventures de Helmut, le clown nazi.

Si vous aimez l'humour Geluck, c'est un must-have. 
MJ

EDIT : je vous donne également le site internet de l'auteur. 

14 octobre 2010

Démineurs

Suite à un passage dans un cinéma privé, j'ai pu compléter ma culture cinématographique. Démineurs  est un filme de Kathryn Bigelow sorti fin 2009 puis mis en valeur en mars 2010 suite à la réception de ses 6 oscars. C'est pas Le Retour du Roi ni Titanic, mais faut l'faire quand même.

Pour ma part, je l'ai trouvé très bon car très original sur bien des points. Visuellement, on frise le noire-beige. C'est pas le vieux noire-blanc de Laurel et Hardy, c'est seulement une vision troublée dans une situation troublée. La caméra n'a de cesse de trembloter et ne centre pas toujours l'action. Le résultat est qu'on ressent une immersion très profonde. Le revers de la médaille c'est qu'on ressort pas vraiment reposé, c'est même plutôt exigeant pour le spectateur.

Autre point très fort : les effets spéciaux. Rien de spectaculaire et c'est ça qui est grandiose. Les bombes font un souffle, beaucoup de poussière, quelques shrapnels et une pluie de cailloux. Même dans les films historique c'est chose rare. Le bruit des explosions, de même, est très réaliste et cela met paradoxalement très en valeur une bonne sono.

Parent pauvre de l'histoire : le scénario et les personnages. Pauvre et demi car c'est parfaitement voulu : on a parfois l'impression que quelque chose se trame mais l'intrigue ne se dénoue pas plus qu'elle ne se noue, on suit simplement trois soldats dans leur quotidien.

Pour terminer, le point que j'ai trouvé exceptionnel. Plongé dans la vie des GIs, on se sent suffisamment impliqué pour comprendre les débordement de ceux-ci. Plusieurs fois on se demande pourquoi ne pas simplement gâcher une bastos sur le barbu qu'a l'aire louche, sur celui qui refuse d'obtempérer malgré de multiples sommations, etc. Bref, horreur de la guerre, ferions-nous mieux ?

En résumé, un très bon titre, plus qu'un suspens insoutenable, je dirais une immersion insoutenable.
MJ

13 octobre 2010

L'embauche : mystère de la vie

Toute personne ayant déjà cherché un travail (i.e. toute personne, point) sait qu'il faut se donner un minimum de peine. Il faut être compétent-parfait-ponctuel-parcimonieux-sympa-sincère. Bien entendu qu'on y arrive, mais faut le faire.

Bon, ce préambule terminé, je vous pose la question : pourquoi rencontre t'on quotidiennement des pinces ?!

Jusque là, la palme de l'incompétent fini ayant croisé ma route était détenue depuis un certain temps par un bibliothécaire. 
"Attention avec ce livre, il est assez ancien" et là, histoire de discuter, je demande à l'individu me tendant l'ouvrage, lequel a effectivement bien vécu, la date d'écriture dudit bouquin. L'homme me répond "Eh bien il y a des chiffres romains ici, il faudrait pouvoir les déchiffrer".

Mais maintenant je conclu à un ex-aequo avec un chauffeur de bus. Quatre infractions majeur au code de la route en moins de 10minutes. Refus de priorité sur un piéton, un autre sur un cycliste et encore un sur une voiture. Le dernier est un coulage de STOP format RMS Titanic - donc sans l'ombre d'un ralentissement - , ce qui si mes souvenirs sont bon équivaut à un retrait de permis. Je conclu seulement à un ex-aequo car il manque un refus de priorité sur camion citerne. Le coup des chiffres romain ne sera pas détrôné à moins.
MJ

12 octobre 2010

Pro-gamer / Hardcore-gamer

Il faut bien avouer que le Jeu vidéo est un monde en pleine croissance. Les revenus qui lui sont liés ont dépassés ceux du cinéma ces dernières années. On parle beaucoup de casualisation : cette manie de faire des jeux simples, à très faible durée de vie (une dizaine d'heures si vous êtes chanceux), très rapidement pris en main, destiné à un public aussi vaste que possible, comprenant non plus un échantillon de jeunes geek mais un panel allant des très petits enfants aux adultes les plus mûres.

Alors on râle. C'est normal. On regrette des titres aussi vieux que prestigieux sur lesquels on a passé un temps incalculable. Titres qui ne tournent plus sur nos machines, naturellement, rétro-incompatibilité oblige. Bien entendu, il sort de temps en temps une merveille digne des temps passés, mais elles se font rares.

En ces temps de troubles et de doutes, les notions de Pro-gamer et Hardcore-gamer vont bon train, afin de se démarquer des Parvenus-gamers. Pour ma part, je pense me définir comme Pro-gamer. Non pas comme les premiers Pro-gamers, ceux qui vivaient du jeu vidéo (et y doit pas y en avoir beaucoup - développeurs mis à part) , mais comme un individu appréciant, mais restant critique sur le sujet. A l'instar du cinéphile quoi.

Par contre j'ai du mal à être Hardcore-gamer, ces vigoureux gaillards qui choisissent le mode "démentiel" dans les option de parties. Je n'ai aucune honte à dire que je joue moins bien qu'un ordi, étant donné que celui-ci peut réagir nettement plus vite que moi sur un FPS, microgérer plusieurs unités simultanément sur un STR ou tricher allègrement sur un jeu de gestion. Je ne crois pas être mauvais perdant, mais contre un ordi ça m'énerve très vite. Chacun son truc visiblement.
MJ

11 octobre 2010

Kalidor et Conan, deux nanars pour le prix d'un

Si RTL9 est douée pour quelque chose - hormis pour passer plus de pub que d'émissions - c'est bien en matière de nanars. L'autre jour, c'était soirée Schwarzenegger avec Conan suivi de Kalidor. Quelqu'un avait déjà écrit sur tout le bien qu'il pensait de Conan mais je dirais; attendez d'avoir vu Kalidor, la légende du talisman. Un véritable chef d'œuvre avec palme spéciale pour le costumier qui - avec brio - a créé un costume de barbare mai 68. Remarquez, les passes d'armes aussi sont exotiques, pour qui aimes l'escrime médiévale c'est le pied.

Mais ne négligeons pas le travail des doubleurs qui apportent également beaucoup et tout particulièrement Jackie Berger dans le rôle de gamin insupportable 391 qui parvient à faire mieux que dans Indiana Jones et le temple maudit.

Il est certain qu'en matière de nanars la concurrence est rude, mais celui-ci, tout de même, il se classe bien !

9 octobre 2010

L'objet de geekitude

Ça faisait un moment que ça me titillait, un micro-casque sans fil. La cause est tout bête, j'ai souvent fait un objectif lune-like en me levant pour une raison quelconque.

Du coup j'ai obtenu un merveilleux casque Logitech - quitte à engraisser une firme autant qu'elle soit de chez nous. Il faut avouer que la bête est bien vendue : 6h d'autonomie sur un accu, rechargeable sur secteur en 2h30, une portée raisonnable de 10m et aucun problème de bande passante micro/casque. Plus quelques détails : une rallonge USB pour la "clef" à brancher sur le PC, le commutateur on-off pour le micro et le +- sons accessible sur le côté sans avoir à trifouiller. Le tout pour un peut moins 100.- (francs suisses pour ceux qui seraient pas d'ici)

Il faut bien avouer que le merveilleux de la chose, c'est la geekitude absolue. Entrez dans votre monde et n'en sortez pas, même pour un AFK-BIO. Par contre, si quelqu'un peu me rappeler lorsque j'achèterai de l'immobilier que mon jardin doit être circulaire avec une superficie de 314.15 m^2, car actuellement je n'arrive pas à tailler la haie sans engnoler les voisins avec du Tanzwut à plein tube via la fenêtre.
MJ

8 octobre 2010

Pour qui sonne le verglas ?

Un scénario pour Tigres Volants

Mes (infortunés) PJs ont déjà joué avec, partie mémorable, et comme je n'aime pas faire deux fois le même scénar, je le balance sur le Paravent, ça pourra peut être servir de rail de tram à quelqu'un. Notez  bien que j'effectue maintenant la rédaction, plus d'une année après la partie, alors faite à l'aide de trois notes et demi. Dernière note : j'utilise mes propres règles, donc je ne met ici aucun profile de PNJ ou autre, débrouillez-vous!

Pour qui sonne le verglas ? 

Prérequis :

Scénar conçu pour 4 à 6 PJs affiliés à la WASA actuellement dans l'un des centres de cette dernière au Texas. Les PJs disposent que quelques voitures (par exemple une par personne), suivant leurs moyens de l'auto-mitrailleuse à la hover-limousine furtive. Ils s'entrainent pour une course à venir dans l'un des centres voisins.
Variante : vous pouvez les faire venir de tous horizons sous un prétexte quelconque (ladite course est une bonne candidate) et leur louer des voitures s'ils n'en ont pas.
Variante 2 : les perso peuvent aussi être des mercenaires de passage, ça devrait passer sans trop de problème.

Note pour Déhemme taquin : s'arranger pour proposer innocemment "phobie du verglas" comme défaut pour les persos s'ils les créent pour l'occasion. Avec un peu de chance ils se diront que - comme ils sont au Texas - c'est un super bon plan pour avoir des Peuxeus à l'œil.

Téléphone et caca nerveux :

Petit matin : les persos sont assis à la cafet' et discutent autour d'un bon café avant d'aller s'entrainer. Sort en trombe du bureau du dirlo un type, costard cravate très classe mais passablement énervé. Il sort un téléphone et parle dedans pour toute la pièce :
"Oui, c'est moi ! ... Non rien ! ... Rien du tout ! Il n'y a pas un seul conducteur dans tout ce foutu patelin."
Si vos PJs ne font pas mine de bouger, il peut aussi ajouter
"Non, aucune couille. ... Mais bien entendu que j'ai parlé de la prime."
Si vous PJs ne bougent toujours pas, revendez votre exemplaire de Tigres Volants et allez acheter du matériel de tricot.

Or, donc, vos PJs devraient plus ou moins venir dire "M'sieu, nous on est des pilotes, on a des couilles et on aime les primes"
Guère enchanté, l'homme les engagera néanmoins (pas le choix).
"Il s'agit d'un travail très simple, mais il faut partir tout de suite. Un camion a été volé au petit matin et il vous faut le retrouver au plus vite. Ramenez-le intacte et sans encombres et vous ne le regretterez vraiment pas. Il est très facile à reconnaître, c'est un transcontinental laqué noir, dont voici l'immatriculation <insérez ici : suite de chiffres incohérents>. Il doit rouler actuellement vers l'entrée d'autoroute. En cas de problème, voici mon numéro." Sous entendu : pas de police, c'est mauvais pour les affaires.

Drive friendly the Texas way :

Et voilà les persos, bombant comme des malades sur les routes texanes avec autour d'eux des boules de poussières qui roulent (En anglais c'est Thumbleweeds). Comme de juste la seule chose qu'on peut croiser sera une station service en bois servant de resto-route, recharge de batteries etc. Si vos PJs font mine de s'arrêter, ils entreront dans le bâtiment en voyant juste un camion semi-remorque avec remorque supplémentaire, façon c'est pas sorcier, mais laqué noir, qui part de derrière le mur, au contraire, s'ils passent tout droit, ils verront le camion paisiblement garé dans leur rétroviseur. Et naturellement, quand ils reviendront en arrière, le camion démarrera pile au moment ou ils sont coincé entre la cahute-WC et les autres voitures garées là.
Bref : le camion laqué noir leur file sous le nez en prenant un peu d'avance. Vos joueurs sont frustrés certes mais ont au moins une piste.

L'immense vadrouille :

Ils bomberont donc encore plus comme des malades et arriveront à voir le camion entrer sur l'autoroute transcontinentale direction nord. Naturellement ils vont s'engouffrer à sa poursuite. Or un problème va se poser : la limitation de vitesse, sévèrement régie par les radars de surface. Autrement dit : si le radar de l'autoroute repère un excès de vitesse, il va directement pomper dans le compte en banque du propriétaire et au delà d'une certaine allure, le permis saute automatiquement. Or le camion s'en tamponne le coquillard.

Dans un premier temps, il va légèrement plus vite que la limitation. Les PJs devraient naturellement dire "Tayoo, on fonce". S'il est suivi pendant un certain temps, le Grand Theft Trucks va s'en apercevoir, il est un peu vigilant quand même. Bilan, les PJs vont voir un type, moyennement habillé, rejoindre la remorque en marchant sur le toit avec un mépris pour le vertige, le mal de la route et sa propre vie en général, difficilement imaginable.
Si vos PJs ont le réflex *Pan pan, poum poum*, le type est englobé dans le Tween-screen du camion.
Une fois la remorque atteinte, il va y entrer, ouvrir la porte arrière - révélant une bonne quantité de caisses blindées - et commencer à bombarder les voitures des PJs avec des grenades, des fulgurants bricolés pour exploser ou roquettes incendiaires lancées à la main.
Les PJs devraient désormais l'avoir mauvaise. Si ils répondent avec une violence prononcée, d'une part le radar de surface va éloigner les autres véhicules automatiquement et d'autre part le joyeux drille va avoir l'idée de détacher la remorque dans la gueule de PJs.

BADABOOOM !!!

Déflagration monumentale, les 2-3 voitures les plus rapides réduites à l'état d'épaves fumantes, <bonne nouvelle !> les PJs sont indemnes ou presque.

Cette fois les persos devraient péter un câble monstrueux et en faire un affaire personnelle.
Le pire dans cette histoire c'est que la surveillance du trafic n'est pas manche (enfin, à moitié) elle a vu 4 à 6 fous dangereux faisant la course et puis un trou dans le revêtement acheté à prix d'or par le contribuable. Comme par hasard les PJs sont en état d'arrêt. Et en plus, un hélicoptère rouge portant une cocarde "Laser-vision, l'information dans toute la sphère" leur tourne autour.

A ce stade, ils devraient avoir le réflexe d'appeler leur employeur. S'ils ne le font pas celui-ci les contactera en voyant les news. Quand il apprendra que la moitié du camion a explosé pour couvrir la fuite du reste, il ne sera pas content, pas du tout. Mais contrairement à la tradition des employeurs louches, il ne passera pas ses nerfs sur les persos, il se contentera de sauter un plomb tout seul et d'augmenter la mise. "Il me faut ces enfoirés coute que coute ! Disons que je double votre récompense. Si vous avez besoin de quelque chose on peut s'arranger." Les PJs auront certainement perdu la trace du camion en semant la volaille et la presse et le bonhomme pourra leur indiquer la direction suivie par le camion grâce au système d'immatriculation un peu spécial. 

Note : Si les persos demandent de quoi botter le cul de l'ennemi, on leur donnera rendez-vous avec une camionnette laquée noir, remplie d'armes de toutes sortes. Ils peuvent se servir, ce sera déduit de leur prime. Si ils demandent une arme précise qui dépote vachement (le best est un Peacemaker) on leur répond qu'il y a momentanément une rupture de stock.

La situation se complique :

Or, la direction du camion est toujours plein nord, la piste menant au Québec. Il est amusant que les personnages aient à ce moment, en bon conducteurs, accès à la radio ou à la TV.

"Laservision, l'information dans toute la sphère. (effet d'écho à faire avec la bouche)

En bref dans les NAUS : l'autoroute transcontinentale AT19 direction Boston a connu un accident majeur. Selon toute vraisemblance, quatre jeunes conducteurs, lors d'une course poursuite, auraient percuté un camion d'hydroxyde, causant la destruction dudit camion et de plusieurs voitures. Cinq pistes devraient être durablement fermées, aucun bilan des pertes sapiennes n'a été effectué pour l'heure. 
Saint-mère au Québec, un mouvement de grève a commencé. Ce sont les camionneurs locaux, exaspéré par les conditions de travail qui ont entamé cette manifestation qui s'annonce très suivie dans la région. Le concordat patronal craignent que le mouvement ne s'étende dans les régions voisines, bien que M. Laviolette, initiateur de la grève n'aie pas annoncé telle prétention.

Ne manquez pas d'en savoir plus sur notre node laser tiret vision"

Je ne vous explique pas que le camion file droit vers Saint-mère, ce serait faire insulte à vos capacité de déductions.

Que ce soit leurs déductions ou le fil de la route, les PJs vont arriver tôt ou tard face à une route très marginale, vers Saint-mère, barrée par un gros camion-benne, devant lequel un bidon enflammé sert de chaufferette à quelques routiers québécois aussi large que haut qui boivent du café - contenu dans un thermos - et écoutent un vieux poste de radio, lequel diffuse leurs exploits et ceux de quelques autres. (point)

Note aux déhemmes taquins : N'oubliez pas qu'il fait froid. hors des véhicules et bâtiments, les PJs ont des malus à tout. Pour conduire il y a du verglas sur toutes les routes et ça fait des malus aussi, plus les jets de sang-froid pour les verglas-phobes, mouahaha.

Nos amis les persos vont arriver là et être accueilli à bras ouverts par Laviolette (et avec un tel gaillard, ça fait large). On leur rappel qu'il fait très froid, qu'ils sont pas habillés pour la région, on leur offre un café, on papote, on rigole. Relisez les Dalton dans le blizzard pour vous faire une idée.
Les persos devraient avoir deux questions s'ils sont un peu intéressés (et ils le sont, autrement ils n'auraient pas parlé au type du début et vous faites actuellement du tricot)
- Vous avez vu un camion noir laqué ? Réponse "Non désolé, sapristi."
- Pourquoi vous faites la grève ? Réponse "C'est à cause des accidents de travail. Depuis que la Peck Slip Mining Inc s'est installée et nous a engagé, il y a eu pas moins de deux collègues morts."

En suivant la route, les PJs vont trouver un camion encastré dans un érable, le cadavre a moitié à travers le par-brise visiblement totalement gelé. 

"Dégustez notre émincée de routard; a peine assassiné, déjà Findus"

Plus loin un autre camion-benne, rempli de gravas, visiblement attaqué, le chauffeur - lui aussi glacé gisant quelques mètres plus loin.

PJ : "Haha ! Qu'ils viennent, j'ai un Tween-screen." MJ : "Tu constates des hampes de flèches qui émergent de son corps" PJ : "Et merde !!"

Arrivé au bout de la route, un complexe préfab' arborant le magnifique logo de la Peck Slip Mining Inc. et le vacarme assourdissant d'un gigantesque turboptère. Et, naturellement un véhicule blindé devant l'entrée et plusieurs sécuritas mercenaires, armés jusqu'aux dents. 

Si les PJs sonnent à la porte (les mercenaires les saluent courtoisement et ne feront du foins que si les PJs portent des armes de catégorie 3 ou 4, auquel cas, ils leur donneront une caissette pour les déposer jusqu'à leur retour)

Dedans, si ils se comportent bien, ils auront droit à une présentation de l'entreprise, dans des locaux chauffés : "Peck Slip Mining Inc est une entreprise basée aux USA, spécialisée dans l'extraction de ressources minières, elle embauche plus de 150 équivalents plein temps, possède douze turboptères de forage, deux centres administratifs ... et consomme quotidiennement 26 litres de cafés, et possède 81 fenêtres etc."
Si les persos posent une question sur la grève, on leur répond invariablement "Peck Slip Mining Inc. est avant tout préoccupée par les questions environnementales et sociales." ou un autre baratin du genre très en vogue dans les entreprises privées. Notez que si les PJs ne se comportent pas bien, on les fout dehors à grand coup de pieds dans le train !

Belle perte de temps mes amis. Mais le chemin du retour est plus mouvementé. Cela commence avec un tas d'armes posé au milieu de la route. Là, au milieu, tout simplement. 
C'est naturellement un piège à con. Si les PJs sont visiblement armés mais peu prudents ils seront victimes de tirs divers. Dans toute autre situation, on se contentera de les observer. Un jet de quelque chose réussi (perception/ouïe/pistage/survie bref, ce que le Déhemme de service trouvera bien) mènera vers l'emplacement qu'une sentinelle vient de quitter à pas de loup pour retourner vers .... vers quoi ? 

Les PJs devraient tomber dessus d'une manière ou d'une autre : vers un village indien tout ce qu'il y a de plus normal au-milieu duquel se trouve un magnifique camion laqué noire. Si vos PJs attaquent - tora tora tora ! - ce sera une plantée mémorable : l'autochtone est opiniâtre et possède des armes automatiques.
S'ils parlent, ils seront fort bien accueillis dans le village, lequel est quelque peu sur le sentier de la guerre il est vrai.

Résolution :

Les indiens sont en fait des Cree, vivant paisiblement dans la région, laquelle leur appartient grâce à une loi datant de Louis VI le Gros. Mais, faisant fi de tout cela, la Peck Slip Mining Inc et ses gros sabots est venue s'installer ici avec son joli turboptère de minage pour arracher la moindre pépite. Alors les Cree ont organisés la résistance en attaquant les convois de camions qui - manque de bol - sont des routards locaux sous contrats. Alors la Mining Inc, qui aime se donner les moyens de ses ambitions, a embauché des gros bras pour protéger ses locaux. Action-réaction les Cree qui n'ont pas de moyens mais des couilles ont piqué un camion d'arme entier de la C&K : la Cash and Kill, célèbres trafiquants d'armes.

Désormais ce que vont faire les persos va dépendre beaucoup de leur ressentiment envers les différentes factions. Soit ils arrivent pas à digérer le coup de la remorque de munition dans la figure et ils risquent de rejoindre la Mining Inc pour profiter de ses gros bras comme alliés. Ou alors ils aiment pas qu'on les prennent pour des cons et ont un peu la fibre justicière qui vibre et ils vont aider les Cree à bouter les capitalistes hors de leurs terres. 

"Grand chef, c'est un Peacemaker que vous avez là. - C'est le symbole de la guerre - C'est certain, et ça explique la rupture de stock."
"Grand guerrier, je crois que j'aurais besoin de cet objet là. - C'est pour chasser les mauvais esprits ! - Enfin, c'est surtout un lance-missile thermo-guidé avec des têtes incendiaires. - Je sais, il sert à chasser les mauvais esprits. - Je vois .... il me semble que j'aurais un très mauvais esprit de turboptère à chasser."

Le grand final sera donc une baston monumentale avec qui-les-persos-veulent contre les autres. Quelques temps après le début du combat (plus ou moins suivant si vous voulez laisser vos PJ tout casser ou pas) la très honorée Garde québécoise va intervenir. Naturellement les sanctions pénales vont tomber sur les trois parties suivant leurs agissements (excès de vitesse, génocides, minage sauvage ou autre).
Ah et la C&K peut trouver assez moyen si les persos les laissent tomber pour aider des va-nu-pieds voleurs d'honnêtes gens à protéger leurs misérables terres. Voilà peut-être le début d'une campagne ?

MJ